[Point Programme] Le chômage pour tous !


#61

Un système y répondant (sans pour autant intégrer pleinement la notion de SaV) est l’ecopar par Michael Albert au sein duquel le salaire est redistribué en fonction de l’effort et du sacrifice. Les étudiants étant payés à hauteur des besoins et ressources planifiées collegialement.
Combien devriez vous etre payés pour que vous preferiez etudier pendant 6 ans plutot que de consacrer ces années à l’entretien de l’hopital en tenant compte des conditions de travail offertes durant cette période et à l’issue de celle ci ?
ou inversement
combien faudrait il vous payer pour que vous preferiez etre employé à l’entretien pendant les 6 premieres années plutot que d’aller en fac de medecine ? enfin quel salaire vous ferait choisir d’exercer l’un ou l’autre de ces metiers pendant une quarantaine d’années


#62

@kilyx23, je suis pas sûre de te suivre, mais c’est une drôle de façon de choisir son avenir, et je ne pense pas qu’elle soit vraiment valide, sinon pourquoi y aurait-il tant d’étudiants en sociologie ? Ou même en lettres… Ce n’est pas la perspective du profit qui gouverne les choix d’orientation. D’une manière générale, il faut vraiment sortir de la logique du profit (en terme d’argent). Le temps est ce qu’on a de plus précieux, il faut faire en sorte que les gens n’aient pas à le prostituer pour pouvoir vivre, mais qu’ils en disposent selon leur envie. Moi j’ai toujours fait ce que je voulais comme études (merci les bourses) sans me soucier des débouchés, et parce que j’aimais ce que je faisais j’ai trouvé ma place dans un monde pourtant réputé difficile d’accès (l’édition). L’idée de profit (absurde, on ne sait pas de quel métier on aura besoin demain !) entraîne ce que la vidéo dénonce, cette tendance à se plier au “marché du travail”, c’est à ça qu’il faut faire résistance…


#63

Bjour,

je confirme @npetitdemange les banques ne prêtent au sté QUE si on apporte des garanties suffisantes et même là il demande des cautions (Je sais de quoi je cause créateur de 2 sarl / 1sas/1 SCI / et loueur de fond)


Un exemple pour le RVB :
études bac - 5, à ce jour 43 ans d’activités calcul de la retraite 445€ brut mensuel, (il manque des trimestre) non cotisé
La même personne n’ayant pas cotisé du tout aurait droit au minimum retraite (environs 700€)
L’effort ou la qualification n’existe pas c’est du calcul technocrate, il y a plus de couillon qui travaille toutes leurs vie que de malin qui arrive a ne pas travailler, alors que ce soit l’effort ou la qualification il faut absolument une base équitable pour tous .


#64

Disons les choses, je ne suis pas non plus pour le communisme. Mais j’apprécie une critique constructive et une volonté de repenser le salariat et notre modèle économique. L’approche sur les cotisations est, je trouve, vraiment digne d’intérêt, tout comme le contrôle des profits.

Idem, j’aime surtout avoir du bon grain à moudre pour repenser nos certitudes !

Un colloque sur quoi ? :slight_smile:


#65

Bien d’accord sur le troisième point !

Après, je m’interroge également sur la question de la qualification. Mais j’apprécie la défense du salaire à vie parce que je ne le vois pas comme antinomique avec la liberté d’entreprendre. Les patrons critiqués sont ceux qui n’entreprennent pas. Ceux qui amassent simplement. Y est encouragé à l’inverse le ré-investissement et le contrôle des profits.


#66

Soit je ne suis pas clair soit tu n’as pas su discerné le message…je penses que les limites de la vulgarisation sont posées également l’ecopar étant un modéle économique plusieurs livres sont necessaires avant son aprehension et j’ai fait erreur en voulant le mentionné en quelques lignes.

Je suis d’accord sur la notion de temps / argent cependant il s’agit d’un concept plus global, il s’agissait de répondre à un potentiel dystopique “si un RdB est mis en place et que la rémunération ne tient plus compte des études mais des éfforts et du sacrifice alors plus personne ne voudra etre medecin…” et on voit bien que OUI en medecine ce sont les profits qui di

Ce n’est pas la perspective du profit qui gouverne les choix d’orientation

Non pas que …pour la medecine en exemple je met au défie de baisser drastiquement les salaires des medecins et de relever drastiquement les salaires d’entretien ou d’infirmieres et de comparer les résultats…

parce que j’aimais ce que je faisais j’ai trouvé ma place dans un monde pourtant réputé difficile d’accès (l’édition).

non tu n’as pas trouvé ta place parceque tu aimais ce que tu faisais mais parcequ’un contexte donné t’as permis de l’exercé en te permettant de (sur)vivre jusqu’à présent.

cette tendance à se plier au “marché du travail”, c’est à ça qu’il faut faire résistance…

Il faudra néanmoisn traiter la question des besoins et ressources un jour…le marché du travail d’aujourd’hui est inégalitaire mais demain si nous planifions allons nous accorder un budget pharaonique aux études d’emballages ou encore aux écoles du cirque et si oui sur quels critéres ? Si nous établissons une prévision sur 30 ans et que nous voyons un besoin fort en personnel infirmier et que tout le monde se rue sur des études de philo car c’est “ce qu”'ils aiment"…ne devons nous pas jouer sur cette notion de “profit” pour attirer dasn cette voie si non comment sensibilier la population ?


#67

Et en rémunérant justement plus (dans une limite de salaires, je suis pour un plafonnement) les métiers/occupations dont on veut le moins à un moment T ? Et ceux dont on va avoir besoin sur les prochaines années ? Valoriser dans ce sens c’est ne plus se plier au marché du travail actuel où des métiers comme infirmier ou prof sont malheureusement sous-payés et sous-estimés.


#68

A relire ta première référence à l’ecopar, c’est peut-être cette idée d’ailleurs, de redistribuer le salaire en fonction “de l’effort et du sacrifice” ?


#69

@margothemmerich : mp :slight_smile:

@kilyx23 : j’ai vraiment pas de solution, et je vais aller me renseigner sur ecopar avant dire trop de bêtises… Juste :

non tu n’as pas trouvé ta place parceque tu aimais ce que tu faisais mais parcequ’un contexte donné t’as permis de l’exercé en te permettant de (sur)vivre jusqu’à présent.

… qui semble faire de moi une héritère, alors que je suis une pure héritière de l’état providence ! L’état m’a donné des bourses (échelon 5) puis du boulot (5 ans d’EN), c’est clairement lui qui m’a nourrie et qui m’a permis de faire ce que j’aime. C’est une chance que nous avons en France, clairement.

Ensuite, un bémol : ce qui toi te plait emmerde bien souvent les autres. Mes copines infirmières sont dingues de leur boulot, et j’envisage régulièrement de reprendre l’enseignement parce que les élèves me manquent. La pénibilité est un truc très relatif, et dépend beaucoup d’une question très con : avons-nous CHOISI d’être ici ?

C’est cette notion de choix qui est primordiale, et à préserver, et à développer :slight_smile:


#70

Loin de moi l’idée de te faire passer toi (ou d’autres d’ailleurs) pour une héritiére, tu as résumé le fond de ma pensée le contexte étant dans ton cas les bourses et l’offre proposée par l’EN, j’insistais sur le fait que on ne fait pas ce que l’on fait par ce qu’on aime mais bien en rapport des opportunités saisies …oupas.

Sur le bemol, dans les faits je ne confierais pas cette gestion à une “main invisible” ni sur le marché des finances ni sur le marché du travail, je ne doutes pas que la pénibilité est relative mais je constate également que certains métiers en tension ne sont pas prêts d’être résorbés et nous avons alors plusieurs possibilités sur lesquelles nous nous devons de faire un choix qui souvent simpose par une logique et éthique (le choix s’impose mais l’application elle en est loin…) pour les cas ou personne n’est au rdv nous pouvons opter

  • automatisation
  • avantages (financiers, compensatoires, …)
  • division et redistribution des taches

Ton dernier paragraphe releve plus …amha…de la philo que de l’analyse socio-economique ce qui n’empeche pas le fait d’etre interessant :smiley:


#71

Je fait le pari qu’il y aurait encore assez de médecins, vu que le numérus clausus est de 10% des inscrits à Grenoble (9 sur 10 de recalés, ce qui laisse une bonne marge) et qu’être médecin dans l’imaginaire des gens c’est super valorisant (sauver des vies, toussa). Tu pourrait les payer au smic, il y en aurait encore pour le faire. Oui, sinon pour les infirmières il y en aurait sans doute plus.

Perso, les études que je fait, c’est parce que j’aime ça, que je sait que j’aurais du boulot après et dans un métier que j’aimerai sans doute. On me promettrait un salaire peu élevé, j’irai quand même.


#72

Bah, tu sais, la fonction d’infirmière a été assurée pendant des siècles par des étudiantes en théologie :wink:

Je ne crois pas en “une main invisible”, nulle part. Mais je crois que chacun sait le mieux ce qu’il a envie de faire de sa vie, et je ne vois pas pourquoi on lui demanderait de la sacrifier au nom des “lois du marché”, des lois par ailleurs mouvantes et qui ne protègent personne. Le “marché” est une construction artificielle, une chimère, à vouloir lui coller on risque fort de se casser le nez (ça marche en littérature aussi).


#73

ce qui ce concoit bien s enonce clairement et je ne dois pas etre clair donc je vais retenter, je ne parles pas d epanouissement personnel (meme si c est un sujet qui me plait et est un facteur preponderant) je parles de planification à l echelle sociétale sur 20/30 ans, chose qui n est absolument plus pris en compte aujourd hui. Les experiences personnelles de " mon cas perso" ne peuvent etre retenus sur ce genre d etudes, la medecine etait un exemple parmi tant d autres (pas le meilleur apperemment…) comme dit plus haut par alwida ce qui plait a l un est aborhé par l autre mais j insiste sur la necessité d organisation, il est bien beau de dire “on file du blé à tous et chacun fera ce qu il lui plait, en plus y va y avoir des robots tout baigne” la realité est que si nous ne reflechissons pas à prioriser comment allons nous faire face à nos defis de demain sans ressources certaine.


Handicap et Cadre bâti - Débat
#74

@kilyx23, tu sais que c’est notre point de désaccord. Je ne crois pas à ce genre de planification. “En 20xx on fournira tant en énergie propre”, année 20xx : “nous sommes encore loin du compte”. Parce que la planification c’est remettre à demain, et une planification à 20 ans c’est remettre demain à 20 ans.

Il faut de l’“agilité”, au sens faire des runs, certes pas de 3 semaines, mais de un ou deux ans, avec révision des objectifs. Et du coup, il faut de la “flexibilité”, non pas dans le marché du travail (on prend on jette) mais dans la formation continue (ça en revanche ça devrait te plaire).

Sincèrement 20/30 ans c’est plus que trop (5 ans on sait déjà que ça ne fonctionne pas …)


#75

Effectivement je ne vois pas cela du même oeil. Bien entendu une priorisation d’actions (les RUNS dont tu parles) doivent être enclenchés. RIen n’empeche les planifications établies sur plusieurs decenies d’être revues à la baisse ou la hausse selon les résultats ou plutot il le faut oui ilfaut de l’agilité et oui il faut de la flexibilité mais sans aspiration à structurer l’économie en vue des valeurs qui nous sont chéres comment sortir du carcans hyperlibéral conjoncturel d’aujourd’hui ? J’ai peur qu’avec seulement des RUNs sur quelques années nous ne pouvons que répondre à éteindre un feu sans chercher à eloigner le comburant. Est ce qu’une réelle planification transparente et collégiale à deja été experimentée ? (qu’on ne me sorte pas l’URSS ou la Chine sinon vous allez m’achever…).
Dire que nous sommes pour les communs c’est bien …planifier la réappropriation de l’économie par et pour les acteurs c’est mieux.
La planification effectuée conjointement par les producteurs ET consommateurs de maniére decentralisé (et non par l’état qui serait arbitre) permet justement de proposer un modéle alternatif au système concurrrentiel d’aujourd’hui.
J’ai donc dit 20/30 ans mais cela ne doit concerné que très peu de grands travaux (infrastructures de transports, energetiques, …).


#76

En fait j’ai rien contre la planification en théorie, en pratique ça tombe TOUJOURS à l’eau.La planification demande aussi de la visibilité, et là, aujourd’hui, c’est difficile. Et au premier accroc, tout le plan tombe.


#77

On ne peut qu’etre d’accord avec ce que tu enonces.
SI nous n’avons pas de visibilité c’est à cause justement de la politique menée depuis belle lurette qui à tout laissé pour ne traité que les conjonctures. Ce sont bizzarrrement les mêmes responsables des lois liberticides.

Pour une planification AGILE 2.0 > echo null aiE


#78

Étant sans emploi, je n’imaginais pas que l’on peut le revendiquer sans en avoir honte. Je l’avoue j’avais honte d’être sans emploi car je ne me sentai pas “légitime” dans les élection législative par exemple comme dans la vie de tout les jours.

En un seul mot : merci le Parti Pirate


#79

Pour reprendre ce que tu dis @thomas.v.fauvet quand j’étais sans taf, la pression venait surtout de l’extérieur, sur moi, sur ma famille du coup (sans emploi = ne fait rien !!) moi j’allais bien, je profitais mais c’était pire encore quand j’essayais de l’expliquer… Il faut initier un nouveau paradigme, où vivre et produire n’est pas forcément rémunéré mais reste profitable à soi et à tous (puisqu’on va bien ^^ et qu’on l’assume) “Le chômage pour tous” exprime cette envie avec provocation comme les meilleurs slogan de 68 :slight_smile:

68 a changé le système en une saison


#80

Il y en a même qui ont fait du non emploi un mode d’action politique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ra%C3%AFsme