Petit coup de gueule : pourquoi je ne pars pas aux européennes (notamment)


#22

La règle des trois pirates, c’était une règle de confiance à priori. En gros : si vous êtes trois à vouloir faire, vous faites et vous prenez vos responsabilités. S’il se trouve que vous faites n’importe quoi, là, on vous retoque et vous ne recommencerez plus. Il y avait pas mal de garde fous : évidemment il fallait respecter les valeurs du parti telles que définies par la DPG, ne pas se compromettre avec la fachosphère, etc.

Je ne dis pas que le fonctionnement de l’époque était meilleur qu’aujourd’hui mais c’était pas spécialement “le bordel” comme tu dis. A quoi fais tu précisément référence, en parlant “de bordel” ?


#23

Est-ce que je peux résumer simplement en “la règle des 3 pirates n’existait pas.” ?

Je comprends que tu le penses, si c’est ta position que le fonctionnement était meilleur qu’aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi tu ne le dis pas.

Je me répète, “un peu comme avant”.
Comme l’utilisation de méthode de mandat sans informer, comme le refus de siéger.
Plus globalement, un pirate ne pouvez pas savoir ce qu’il se passait dans le Parti ou la “section locale” parce qu’il n’est pas dans le “petit groupe d’amis” aux commandes.

Le fonctionnement aujourd’hui est meilleur. Demain, il se sera encore plus parce que nous pouvons l’améliorer . Permettre à n’importe qui de faire n’importe quoi ce n’est pas une amélioration.


#24

Le descriptif que tu fais est très partial et orienté en plus d’être finalement de seconde main puisque c’est une période que tu n’as pas connue.
Bon, là où on se rejoint c’est que de toutes façons, le passé est le passé et que l’important c’est d’avancer. Simplement, ce n’est pas en niant les problèmes actuels - notamment ceux que pointe @Sigurdur - que ces problèmes disparaissent. En clair, le parti pirate pourrait très bien fonctionner en faisant confiance à priori à ses militants, comme il le faisait avant.


#25

Je vais me contenter de répondre sur trois points :

  1. On a un fonctionnement trop bureaucratique
  2. Le fonctionnement actuel est chronophage
  3. C’était plus souple avant pour les sections locales

Pour @Sigurdur, histoire de me situer dans le réseau, je suis l’un des co-concepteurs des statuts (ma plus belle réalisation à ce jour en terme d’ingénierie juridique. Vous avez dit modestie ?) et l’auteur de 80% des règles applicables aujourd’hui (je suis juriste, on se refait pas).

1. On a un fonctionnement trop bureaucratique
Pour moi, c’est nettement mieux qu’avant. Je conçois qu’il puisse avoir un sentiment de multiplication des règles mais ce phénomène à pour buts deux objectifs.
D’une part, de faciliter le travail des organes exécutants (Conseils, Secrétariat, Équipes) en leur donnant un petit guide-âne qu’ils doivent respecter. Le sous-objectif étant d’éviter qu’ils ne s’approprient plus de pouvoir qu’ils en ont actuellement.
D’autre part, c’est de rationaliser les tâches répétitives pour justement dégager plus de temps pour du travail politique de réflexion ou sur le terrain. Ainsi, les règles doivent permettre des automatismes qui évitent d’avoir à se questionner sans arrêt sur la nature contraignante d’une procédure. Je citerais à titre d’exemple l’ancienne procédure des soutiens pour les éléments votés en assemblée général. Personne ne savait si la règle des 10 soutiens était contraignante ou non, ce qui avait provoqué une certaine frustration, voir de la colère à certains moments.
J’entends que ça peut paraître lourd. Je suis toujours ouvert à de la simplification mais c’est aussi un confort pour les équipes exécutives de ne pas avoir à trop se poser la question de savoir ce qu’ils doivent faire et dans quel ordre.
En ce qui concerne le pirate de base les règles sont relativement simple (manque total d’objectivité) et elles tiennent dans le livret de l’adhérent (une dizaine de page dans mes souvenirs).

2. Le fonctionnement actuel est chronophage
C’est le propre de la démocratie de prendre du temps. Chacun doit trouver le rythme qui lui convient et s’approprier les outils de la manière dont il souhaite procéder.

Je pense que ton sentiment relève plus de la fréquence des sessions qui est assez soutenu. Nous étions partis sur une fréquence 4 semaines (1 de dépôt, 2 de débats, 1 de vote). Face au manque d’enthousiasme pour les débats et le fait que ça semblait paralyser les autres nous avons voulu tenter de raccourcir cette période et dégager une semaine de débat médiatique. Je suis le premier à reconnaître qu’on s’est foiré en mettant ça en place.
Je suis ouvert, et d’autres aussi je pense, à réfléchir sur la fréquence qui serait le plus adaptée pour permettre une large participation. Peut-être faut-il moins de sessions et les faire plus longue ? Où rester sur un rythme 4 semaines avec plus de temps de repos entre chaque vote ?..
Un piste envisageable pour simplifier la tâche à ceux qui ont peu de temps serait de réaliser une synthèse des débats qui accompagnerait le vote. Mais, je reste défavorable à ce que cela soit réalisé par les Conseils ou le Secrétariat qui ont déjà beaucoup à faire. Je pense qu’il faut que les Pirates se prennent en main et suivent leurs dossiers tout du long et ne se contentent pas de juste déposer leurs motions et partir.

3. C’était plus souple avant pour les sections locales
Faut que je parte donc ça sera pour une autre fois mais je ne suis pas d’accord du tout avec cette déclaration.


#26

Alors bon je suis pas un geek et vraiment pour moi l’informatique se limite à consulter une page web et la photo.

Chronophage mon asso est chronophage me prend plus de temps que l’investissement actuel sur le parti. Mais en dehors de ton point de vue sur les limitations à accorder au délégué (ça se débat ) je ne comprends toujours pas ce que tu proposes ou souhaites ? Car si c’est faire des rencontres pirates : tu peux suffit de faire un message sur le forum et tu as tes réponses pour le pichet de bière. Si c’est organiser des actions militantes : tu peux mais faut trouver le nombre (participants ) et soutien (3 pirates) … faut aussi remettre la réalité en face des trous 300 adhérents nationaux + quelques sympathisants donc difficile de faire un meeting pour amuser la galerie. Donc ça reste un ensemble d’action local + un espace de discussion national et ça rien de mieux que le numérique… non ? Discourse c’est Simple et discord c’est un peu le bazar mais super pour le vocal des réunions.

Puis la confiance elle est là ! C’est juste que faire son truc dans son coin n’est pas très utile au parti sur le plan national… et entraîne des méfiances des deux côtés.


#27

Sauf que c’est le constat que j’ai fait à l’époque et que je me suis intéressé aux nouveaux statuts.

Celui de se plaindre d’avoir consenti au fonctionnement ?

Ce qui est fait aujourd’hui avec une méthode.
L’Assemblée Permanente approuve les motions avant leur réalisation.
Les réunions de décisions des équipages approuvent les initiatives de leur membre avant leur réalisation.


#28

C’est cela : on est sur du contrôle à priori des actions militantes. L’opposé, donc, de la confiance.


#29

Alors je vais faire le pointilleux, mais c’est très important pour bien comprendre la différence entre les systèmes.

Déjà, le bureau de l’époque (si on parle de l’époque BN/CN) n’avait aucun ordre ou validation à donner, il n’avait qu’un pouvoir administratif.

On doit donc parler de la Coordination nationale (et là on a une personne de première main, qui a été coordinateur de section).
Alors la coordination nationale c’était une assemblée des représentations des sections locales. L’ensemble des décisions étaient prises par cette assemblée.
Et oui, elle était bien plus efficace que notre fonctionnement actuel. Et terriblement pas démocratique.

La coordination nationale a représenté entre 30 et 60 % des régions, entre 3 et 6 (voir 7, @Farlistener pourra préciser, mais ce n’est pas vital) régions. Les pirates qui n’étaient pas dans une section locale (cela représentait entre 40% et 75% des membres) n’étaient donc pas représentés.
Elle se réunissait toutes les deux semaines et pouvait donner une réponse en urgence en 2 ou 3 jours.

Alors oui, c’était bien plus efficace. C’était bien plus rapide. On avait une réponse quasiment immédiatement. Mais nous étions, tant du point de vue de la transparence que du point de vue de notre impératif démocratique, très très loin du compte.

Du coup, si on parle de la règle des trois pirates, ce que je décris explique bien qu’elle n’était pas appliquée et pas du tout en cause dans nos précédents fonctionnements. Il y avait toujours un contrôle à priori des actions, si ce n’est qu’on l’avait donné à quelques personnes seulement, sans qu’ils puissent même avoir le temps de contrôler quoi que ce soit.

Et je vais finir par une vraie, une profonde frustration que je lis encore et encore, contre laquelle je lutte encore et encore, sans succès. Les équipages locaux ont, aujourd’hui, la même indépendance que les sections locales à l’époque. La même. Tu veux faire un évent ? Tu fais une réunion et tu fais ton évent. Des tracts ? C’est dans le budget : GO. La seule chose à faire, c’est que les comptes rendus de réunion soient réalisés … Exactement comme avant.


#30

Et ce n’est pas évident. Car pour ma part, si je n’ai pas envie de voter sur une catégorie particulière (par exemple le programme sur la souffrance animale exemple) je n’ai pas envie de me retrouver dans l’obligation de le faire, car la personne qui a ma confiance a déjà 3 délégations et que donc, je n’ai pas le droit de lui donner la mienne.

Alors justement non, mais je vais tenter de creuser un peu. Je sépare l’approche en deux, l’action de terrain versus l’action de pas terrain et la complexité des outils.

L’action de terrain versus l’action de réflexion

On a un état de fait, au Parti Pirate, c’est que l’on ne sépare pas la réflexion de l’action. Tout le monde peut participer, co-construire et donner son avis (par le débat et par le vote) sur la construction de nos valeurs et de nos propositions.
C’est TRÈS TRÈS RARE dans le monde politique. En général, il faut des leaders, des penseurs, des personnes qui ne feront que cela. Au vu de tes deux messages, j’ai vraiment l’impression que tu ne veux pas participer à cette réflexion, que tu veux la laisser à d’autres … Mais (et c’est cela qui rend ton discours un peu compliqué à appréhender pour moi) dans le même temps, tu veux limiter les délégations et donc … Obliger plus de monde à participer.
Pour ma part, je n’oppose pas l’action de terrain de la réflexion politique comme tu le fais, il est tout aussi important de pouvoir être sur une manifestation (et donc avoir les tracts, les drapeaux, etc.) que de pouvoir réfléchir à notre vision commune (donc, faire des propositions, les faire évoluer, décider de l’avenir et de l’action du parti).
Et clairement, la démocratie liquide permet justement de choisir ou on va dépenser notre temps. Notre système de délégation est sans doute à simplifier (je saoule assez @Farlistener avec mes propositions), mais dans l’idée, c’est justement ce principe qui permet cela.

Du coup pour moi et dans ce domaine, tu demandes à la fois plus et moins de démocratie liquide … Il me faudra sans doute plus d’explication et d’exemple pour comprendre.

La complexité de nos outils

Alors là encore, tu es peu précis, cela rend la réponse peu aisée. Nous avons de manière très forte (et avec moult engueulades) simplifier notre fonctionnement.

Le fonctionnement précédent

  • Endroit du débat :
    – Mailing-List (on comptait pas loin de 40 MLs dont toujours entre 5 et 7 actives)
    – Forum (40 catégories, de nombreux posts)
    – TeamPad ou etherpad pour les comptes rendus de réunion
  • Endroit de discussion temps réel
    – Mumble (le logiciel qui pose plus de questions qu’il ne donne de réponse lors de sa configuration)
  • Gestion des réunions
    – PAD Allemand pour le bureau et la CN
    – TeamPAD pour certaines sections
    – Etherpad libre pour les autres
    – Wiki pour l’archivage … Et pour certains comptes rendus qui étaient réalisés en direct
  • Organisation de l’AG
    – Fait sur le wiki, avec amendement sur le Wiki, débat sur mumble, échange sur les modifications des amendements par e-mail/Forum/mumble.
    – Vote papier avec entre 10 et 15 % de votants

Le fonctionnement maintenant

  • Endroit de débat : Discourse
  • Endroit de discussion temps réel : Discord
  • Compte rendu de réunion : Congressus
  • AG : Congressus
  • Archivage de l’ensemble : Wiki

Notez que vous recevez deux e-mails par mois, un pour la phase de co-construction de l’ordre du jour et un pour le vote du mois.

Donc factuellement notre fonctionnement et nos outils sont plus simples qu’avant.

Alors je vais prendre un pari, la question ne serait pas la complexité des outils, mais l’importance de ses outils … Je vais y revenir dans ma conclusion.

Tu vas conclure oui, tes posts de 150 Km ?

Je pense que le problème n’est pas notre organisation, n’est pas non plus nos outils. J’espère avoir apporté quelques réponses dans mon message sur les inquiétudes que tu as (et je suis aussi disponible pour en parler de vive voix, mon téléphone est dispo à la demande par message privé/mail et Nicolas l’a aussi et a le droit de te le donner).
Je pense que le problème, et c’était déjà l’analyse de mon premier post, c’est que tu veux moins participer aux phases de décision (sauf celle concernant les orientations politiques du Parti, quelle élection et comment) et plus de liberté dans celle d’agir.

Pour ce qui est de la liberté dans celle d’agir, j’attends de véritables exemples de ce qui pourrait bloquer.
Pour ce qui est de la fréquence de vote trop élevé, je dirais que, comme le dit @Aurifex, nous pouvons peut-être faire évoluer notre fonctionnement pour voter moins souvent, mais nous pouvons aussi mettre en avant la démocratie liquide pour résoudre cette problématique.


#32

(Suite et fin du poste précédent)

3. C’était plus souple avant pour les sections locales
Faux, faux, faaaauuuuuuux. Les équipages géographiques disposent d’autant d’autonomie que les anciennes sections locales.

Pourquoi les statuts donnent cette impression alors ?
Simplement parce que l’exigence de transparence a augmenté. Les SL étaient souvent opaques pour les Pirates qui n’en étaient pas membre, et parfois même pour ceux qui en était des membres éloignés.

Comment se traduit cette exigence de transparence ?

  • Un budget approuvé par tous : le nouveau système n’est plus basé sur les dons que chacun récolte dans son coin pour sa section mais est basé sur un principe de redistribution. L’objectif est ici que les fonds circulent vers des zones avec moins de donateurs pour aider au développement d’action sur le terrain. Dès lors, il est normal que les Pirates aient leur mot à dire sur l’attribution des fonds car ils sont communs.
    Néanmoins, cela n’empêche pas l’équipage d’avoir des dons directes (il suffit de le demander). Nous sommes conscients que certaines et certains aiment financer l’action locale uniquement car ils “voient” comment est utiliser leur don ou parce qu’ils veulent réellement développer l’action pirate dans leur secteur géographique. Cela permet également d’avoir des dons ciblés pour les élections locales et nationales à circonscription.

  • Un contrôle annuel par tous : en quelques mots, je dirais que le système repose sur cette phrase : la confiance ça se mérite. A partir du moment où les Pirates font confiance aux membres d’un équipage pour mener une action au nom de la collectivité, il est normal de montrer que cette confiance est méritée et que des actions sont menées, qu’elles sont bénéfiques à tous, tant au niveau local qu’au niveau national.
    Toutefois, ce contrôle n’est pas constant. Il se fait annuellement au moment du renouvellement de l’équipage. (Cette transparence passe aussi par la publication des CR de réunion, mais ce n’est le plus important à mes yeux.)

Je me suis amusé à faire, rapidement, un tableau comparatif : Capture%20d%E2%80%99%C3%A9cran%20de%202019-04-29%2017-45-27


Et les porte-parole ?!
Les sections locales pouvaient nommer un porte-parole, ce que ne peuvent plus faire les équipages géographiques. C’est un choix que l’équipage de rédaction des statuts et du règlement intérieur a fait. Nous avons hélas parfois dû subir des prises de parole qui ont encore des répercussions aujourd’hui. Donc, le choix a été fait d’exercer un contrôle plus ferme sur la nomination des PPPP (porte-parole du parti pirate).
Après, je ne suis pas contre repenser le système que nous avons conçu pour un système plus souple mais néanmoins avec une obligation de rendre des comptes à l’ensemble des Pirates.

Le temps où chacun faisait sa cuisine dans son coin est révolu. Il faut garder à l’esprit que chaque action menée au niveau local ou au niveau national à un impact sur tout le mouvement. Nous exigeons de la transparence de la part des élus, nous devons nous appliquer cette exigence à nous même !


#33

la règle des 3 pirates était ultra horizontale, j’aime ça.


#34

Elle existe toujours la règle des trois pirates mais elle a été limitée à certains domaines : motion, création d’équipage…

Le soucis était que certaines initiatives étaient prises selon cette règle, et elles n’ont pas fait que du bien au PP. De plus, elle limite le contrôle collectif et ne garantit absolument pas la qualité de la décision prise car il n’y a pas de contradictoire possible avant la mise en œuvre. Pour moi ce n’est pas de l’horizontalité, c’est de l’auto congratulation entre personnes déjà d’accord.


#35

Hello,

Je vais pas en remettre une couche sur le thème du c’était mieux avant, je crois pas qu’on ira bien loin dans cette direction. Le coup de la scission entre les “anciens” et les “nouveaux”, c’est pas moi qui l’ai introduit dans ce thread et je le trouve plutôt idiot. A vrai dire, j’aurai imaginé qu’on se battrait toutes et tous pour ne pas laisser filer un membre, or dernièrement, beaucoup ont claqué la porte. Tout ce que je notais dans mon témoignage c’est que c’est toujours pas bon : il y a peu de mobilisation. La majorité des membres ne restent pas bien longtemps chez nous (j’ai pas de chiffres, juste mon expérience, mais Farli va pouvoir nous en donner, ça va être instructif). Pourtant, les quelques un.e.s que j’avais pu convaincre autour de moi à nous rejoindre (pas les sarthois, hein, je parle du Parti là), qui étaient prêt.e.s à le faire, ne l’ont pas fait. Je vais pas me répéter, j’ai déjà donné mon analyse de ce constat, basé sur leurs retours. Parce que je suis peut-être pas très visible comme d’autres à toujours tout commenter sur Discord, mais je milite. Dans l’état actuel des choses, les outils ne s’adaptent pas aux membres et à leurs rythmes. Je vais pas faire de proposition maintenant. Nous en ferons plus tard, collectivement.

@npetitdemange,

Au vu de tes deux messages, j’ai vraiment l’impression que tu ne veux pas participer à cette réflexion, que tu veux la laisser à d’autres … Mais (et c’est cela qui rend ton discours un peu compliqué à appréhender pour moi) dans le même temps, tu veux limiter les délégations et donc … Obliger plus de monde à participer.

Non, en fait, la magie de l’écrit c’est qu’on est pas toujours aussi clair que ce qu’on voudrait. Justement, je voudrais pouvoir participer aux réflexions, j’ai essayé un temps, mais je peux pas suivre. Ça va trop vite, les sujets sont mélangés ou pas bien classés, et les outils ne sont pas clairs. J’ai toujours l’impression d’avoir un wagon de retard et du coup je participe pas. Pour laisser ma voix à d’autres, il faudrait que les connaisse un peu, ces autres. Sinon je ne laisse pas ma voix. Et donc le système de démliq ne fonctionne pas aussi bien que sur le papier… pour ceux qui sont dans mon cas ou pas loin. Si je pense qu’il faut limiter les délégations, ce ne peut être qu’avec, conjointement, un temps plus souple et des outils plus simples à prendre en main qui invite les membres à plus s’investir, s’informer, proposer. Vous ne m’enlèverez pas de l’esprit que s’il faut passer un brevet de pilote de chasse pour commencer à participer, beaucoup de membres font juste un petit tour et puis s’en vont. Et quand je parle des outils, je ne parle pas que du fonctionnement, mais de design utilisateur, de simplicité d’utilisation, de hiérarchie d’informations etc. Pour cette question on aura aussi, j’espère, des propositions concrètes.


#36

Tu penses à des propositions de la part de qui ?


#37

Que ça aille trop vite, il est possible de trouver un autre rythme mais il faudrait aussi nous donner des pistes pour savoir ce qui serait le plus gérable pour cet ensemble d’adhérents qui se sent dépassé.

Les sujets sont mélangés : on travaille actuellement à un système de classement des motions (en lien avec la délégation thématique) pour permettre un classement thématique des motions. Après, il appartient aussi aux auteurs des motions de préciser les éventuelles catégories en mettant en avant des mots clés.

Les outils ne sont pas clairs : sans feedbacks on ne peut rien faire. Donc, désolé si cela sort de manière abrupte, mais il faut que vous vous bougiez le derrière pour nous aider à faire avancer les choses. On ne peut pas améliorer les choses si vous ne nous dite pas clairement ce qui ne va pas.
Les outils sont comme ils sont actuellement car les outils ont été construits avec ceux qui participent et qui font des retours…

C’est le principe de l’expérimentation : on tâtonne. Après, tu dis que tu n’as pas envie de déléguer sans connaître un minimum la personne, je le comprends, mais as-tu essayé de demander à ce qu’on oriente vers des personnes qui acceptent les délégations et qui serait prêtes à échanger avec toi pour savoir si vous allez dans la même direction ? Si non, tu es le seul à blâmer pour n’avoir pas été proactif dans ta recherche, ne serait-ce qu’en demandant de l’aide…

On a déjà eu ce débat ailleurs, et nous étions une majorité à penser que ce n’était pas une bonne chose. Le débat étant clos, tu pourras le lire tranquillement à ton rythme pour te faire une opinion.
(Si quelqu’un le retrouve, il serait gentil de poster le lien ici).

Des propositions s’il-vous-plait !! Même des débuts de pistes mais si nous ne recevons aucune proposition concrète, difficile d’améliorer les choses.

Si tu gardes à l’esprit ce genre de pensées, ta réflexion n’a pas beaucoup d’intérêt car tu finiras par répéter encore, et encore la même chose. Ce qui n’a aucun intérêt pour la collectivité. Donc, si tu souhaites aussi prendre part au fonctionnement du PP, tu dois franchir cette étape… faute de quoi, tu risques de ne plus te plaire ici.

On cherche des volontaires pour continuer à les améliorer. Surtout pour perfectionner l’UX/UI. Je sais que tu n’as pas le temps, mais si tu connais des personnes que ça pourrait intéresser, ça serait une manière de participer à une amélioration qui servirait tout le monde.

Moi j’attends surtout des propositions de ta part, et de toutes les personnes qui ont pu critiquer le modèle dans ce fil et dans d’autres.

Je sais remettre en cause ce que j’ai pu mettre en place mais je ne vais pas m’amuser à me torturer l’esprit pour modifier un mécanisme, un processus juste pour le plaisir de tenter de satisfaire des critiques floues.


#38

#39

Pour le “ça va trop vite les sujets sont mélangés” il faudrait peut-être du coup éviter les messages à rallonge et découper chaque idées, remarques et propositions non ? Car pour le coup, je tombe d’accord sur cette remarque en voyant vos échanges aussi longs :slight_smile:.


#40

Ah d’accord, j’avoue ne pas être calé en “fonctionnement” du PP de maintenant.

Parfois le consensus… C’est la qu’il faut choisir, soit on ne prend pas de décision, pour certain(e)s, c’est ne pas avancer. Pour moi c’est la vrai démocratie. Après si une seul personne sur 50 est pas d’accord là faut trouver un compromis bien sur. Mais quand cela ce joues à 30-25 vaut parfois mieux laisser à plus tard.

Cela dépend toujours des personnes et du nombres, à 10 ça fonctionne toujours mieux qu’a 100.


#41

Parfois le consensus ça peut marcher si et seulement si deux conditions sont réunies :

  • Un nombre restreint de participants (genre max 10, et encore c’est déjà trop)
  • Une volonté de tendre vers une même fin mais sans accord sur la manière d’y parvenir

Sans ces conditions le consensus ne sert à rien pour plusieurs raisons.

D’une part, sans but commun, à quoi bon discuter ? Si l’objectif de d’arriver à prendre une décision qui soit convenable pour tout le monde, il faut que les gens soient d’accord avec le but à atteindre. S’il n’y a pas d’accord sur la fin, alors il existe et existera toujours une minorité de blocage qui empêchera toute prise de décision qui passerait par le consensus.

D’autre part, plus le nombre de participants est grand plus le risque de minorité de blocage est grand également. En effet, le grand nombre de participants peut empêcher de décristalliser les conflits ou autres points de blocage aussi facilement que dans un petit groupe.

Justement, c’est sans doute le pire scénario possible que de chercher le compromis pour satisfaire une personne… C’est obliger la majorité à se plier devant une seule personne pour satisfaire son ego. Pour moi ce n’est pas la démocratie, c’est la dictature de la minorité et c’est ce qui caractérise nos régimes politiques actuels.

La démocratie c’est aussi se confronter à une réalité qui traverse nos existences : il faut savoir faire un choix devant certaines situations. Si on refuse de faire des choix, on est condamné à l’immobilisme ou à se faire emporter par le mouvement des autres.
Si la concertation et le débat sont importants, l’important est de décider in fine pour ne pas laisser les autres décider à notre place sans notre consentement.


Donc, oui le consensus est un outil utile mais seulement s’il tend à réaliser un but commun et avec un groupe restreint de personnes. C’est un outil formidable pour travailler au sein des équipages ou pour élaborer le premier jet d’un point programme. Cependant, il faut garder à l’esprit que l’être humain tend toujours vers la satisfaction de son intérêt où celui de son groupe. Si cela passe par le plantage d’un processus qui se veut idéalement démocratique, il ne reculera pas si c’est pour préserver ses intérêts.


#42

Nos avis diverge donc, moi je suis Libertaire tendance anarchiste, c’est soit consensus soit rien. Autogestion dans le meilleurs des cas. Je dis pas que c’est idéal, il y a souvent des conflits, très très souvent des compromis qui ne satisfont personnes.

Mais finalement il y a t-il un système qui satisfasse tout le monde ? Je pense pas il y aura toujours des mécontents. La minorité fondra une “tendance” ou scissionnera.

Donc la je te rejoins Aurifex, ne pas rentrer non plus dans la “dictature de la minorité”. Mais pas non plus dans le “la majorité à décidé vous vous taisez”. C’est la que l’équilibre est difficile.