[WIP] Avoir un positionnement clair sur l'anonymat et le pseudonymat


#1

Bonjour, encore une proposition de travail sur du cœur de métier du Parti Pirate. On dit de certains sujets qu’ils sont dans l’ADN du Parti Pirate, puis on cherche, et on ne trouve rien : ce n’est dans l’ADN que parce que des personnes sont encore là, je le sais, je pratique cette mémoire du passé. Mais toute personne étant égale par ailleurs, il faut que ce genre de fonctionnement cesse.

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Verba volant, scripta manent

Bref, le parti pirate a toujours été dans la défense de l’anonymat et du pseudonymat. Tout d’abord on peut retrouver la problématique de l’anonymat dans le secret du vote qui nous semble être, en l’état, un pilier important de la démocratie (je parle pas de la France, mais du concept), ça n’empêche pas à des personnes de revendiquer son vote ou ses idées, mais le droit à l’anonymat c’est aussi le droit de s’exprimer librement hors de toute représailles.

Article L62 du code éléctoral :

A son entrée dans la salle du scrutin, l’électeur, après avoir fait constater son identité suivant les règles et usages établis […], prend, lui-même, une enveloppe. Sans quitter la salle du scrutin, il doit se rendre isolément dans la partie de la salle aménagée pour le soustraire aux regards pendant qu’il met son bulletin dans l’enveloppe ; il fait ensuite constater au président qu’il n’est porteur que d’une seule enveloppe ; le président le constate sans toucher l’enveloppe, que l’électeur introduit lui-même dans l’urne.

Le fait de prendre plusieurs bulletins n’est que de la coutume (et des personnes pourront me corriger) mais l’isoloir lui est indispensable.

Entre l’anonymat et la mise en évidence de son identité sur la place publique, il y a le pseudonymat : le fait de porter un pseudonyme pour préserver son identité, pour certains c’est public, pour d’autres une nécessité. Mais le pseudonymat n’est pas de l’anonymat, il y a quelque part une information qui relie ce pseudo à une information privée mais consultable (heureusement la plupart du temps pour les besoin d’une enquête) souvent à travers un système d’information. Malgré tout, cela veut dire qu’une personne sous pseudonymat est protégée de représailles directes.

Si vis pacem para bellum

Ces derniers jours encore Jean Castex comparait l’anonymat au régime de Vichy (non pas celui qui fait perdre des kilos à base de drainage avec de l’eau minérale parfumée à la menthe), c’est leste, hein !
On peut retrouver une bonne analyse ici :

Et d’ailleurs l’on peut nous aussi faire un rapprochement avec la loi Avia. La loi existante était suffisante, l’anonymat sur les réseaux sociaux n’existe pas. Les manques de moyens pour la Justice, en revanche, eux, sont avérés.

Mais donc, si ça ressort, c’est qu’une grande guerre se prépare (oui oh ça va, je vais pas laisser le registre guerrier à notre président) sur le sujet, et c’est quand la bise viendra que l’on se rendra compte que nous sommes nus.

Quid ergo

Et alors, si les pensées s’envolent et que les écrits restent, que ceux qui veulent la paix prépare la guerre, il serait bien que nous, membres du Parti Pirate, sympathisants, construisions un point programme béton sur la question, qu’il n’y ait pas d’ambiguïté et que l’on serait fier de brandir.

J’espère avoir mis des bases de travail ici pour que les gens s’emparent du sujet avant qu’il ne soit trop tard. Passons du génotype au phénotype !


#4

Bonjour,

(Je vais être calme côté citations latines), je trouve aussi ce sujet important, l’actualité nous le rappelle souvent et l’issue est toujours disputée.

En ce qui me concerne, je trouve que le pseudonymat est juste une évidence, comme un droit inaliénable. J’ai même pas le sentiment qu’il soit nécessaire d’en débattre. Concernant l’anonymat, c’est très différent.Mon sentiment aujourd’hui, c’est qu’il n’existe presque plus. Et lorsqu’on ose le revendiquer, on se retrouve dans une situation du style : si tu ne veux pas qu’on sache que c’est toi, c’est parce que tu as des choses criminelles à cacher. Bah non. C’est juste que j’ai rien à cacher, mais en même temps, j’ai pas envie de montrer. Et ce parce qu’aujourd’hui, toutes les informations qui peuvent être récupérées sur moi sont monetisées, et peuvent être employées à des fins qui m’échappent. Et ça, ça me fait C****.

Aussi sur ce sujet, j’ai écris un texte sur Tor, qui est un moyen efficace d’être anonyme mais aussi prête le flanc à toutes sortes de débordement.(histoire de savoir ce que les autres pirates en pensent)

A PROPOS de Tor et Tor Browser
https://cryptpad.fr/pad/#/2/pad/view/5EDGgaNStl6bezR+hre2zlGF-9BfIKxp98W04EW34Tk/embed/

J’aimerais connaître l’opinion des autres pirates à ce sujet, la tendance générale. C’est un point sur lequel le parti pirate se doit d’avoir une position claire à mes yeux. (c’est pas moi qui y voit le mieux :wink: Voire même le faire savoir, comme une piqûre de rappel de temps en temps … (à la faveur d’un article ou je ne sais quoi)

Merci si vous avez pu lire

(Farli, j’ai besoin que tu m’expliques “faut que ce genre de comportement cesse”)


#5

En fait je n’invite pas trop au débat mais au travail :wink:

j’ai dit :

Ce que je veux dire c’est qu’à un moment donné on ne peut plus se cacher derrière un passé qu’on pourrait presque dire fantasmé, il faut écrire les choses pour que les gens y adhèrent. De plus, quand les anciens partent ce passé devient de plus en plus flou, et pareil, il faut retranscrire l’histoire pour éviter de soit répéter les erreurs soit perdre les idées.


#6

Précisément j’avais l’humeur au travail
J’avais envie d’écrire un texte, comme un article.
Dans l’esprit de l’article II du code, sur la question de l’anonymat en ligne, et le soumettre à l’avis des pirates.

Mais je me rends compte que je ne sais pas où est le curseur des pirates sur cette question…
Clairement le parti soutient il le project Tor ?
Sinon, j’ai rien compris au sujet, j’ai besoin de réfléchir, je retourne ramer.
(Je reviendrai avec mon clavier sur une autre question :slightly_smiling_face:)


#7

En tant que tel, Tor n’est qu’un outil. Et un outil est habituellement neutre, on a une personne qui nous a harcelé en l’utilisant, mais pas assez subtile pour cacher son identité. D’ailleurs, c’est l’une des problématiques de l’hygiène en ligne.

En tant que tel, je pense que l’ @EquipageLogicielsLibres aura aussi un avis sur la question. Mais de dire qu’on “soutient” de manière pro-active, je ne m’avancerai pas. Une vision bienveillante sans aucun doute.

Mais encore une fois, Tor, n’est qu’un outil, la question est beaucoup plus large, mais bon la question elle est vite répondue :wink:


#8

L’anonymat dont parle Castex est en réalité le pseudonymat. Contrairement a ce que sous entendent les politiques, il est en réalité très facile pour la justice de retrouver quelqu’un qui utilise un pseudonyme sur un réseau social. Le pseudonymat est, a mon sens, indispensable sur internet.

L’anonymat en ligne n’est, en réalité, maitrisé que par très peu de personnes, le reseau Tor n’etant pas suffisant pour s’assurer une navigation 100% anonyme.


#9

Pour ma part, soutenir Tor reviendrait à dire que l’on soutient internet. Or d’aucuns soutiendraient sans doute + la diffusion libre de savoirs que celle de la pedopornographie qui sont toutes les 2 possibles par l’intermédiaire d’Internet.
Je pense qu’il faut condamner les usages mal intentionnés, ce que fait déjà la loi.

Peut être pourrions nous protéger le droit à l’anonymat qui peut être facilité (cela reste à voir) par Tor ou d’autres outils.
Je pense que garantir l’anonymat sur internet à celui qui le souhaite est important car le moyen le plus standard et la plus utilisé par la majorité pour s’y connecter ne l’est pas du tout (à commencer par l’IP fixe des boxes). Donc finalement, le non-anonymat est presque imposé, sans que l’on demande son avis à l’immense majorité des usagers d’internet, et c’est ce qui ne me convient pas. C’est une régression de l’anonymat, si l’on compare le monde d’avant internet au monde d’aujourd’hui.
L’on pourrait aussi questionner le lecteur quant à la légitimité d’être non anonyme, presque par défaut. Est ce finalement si normal ou utile ? :wink:


#10

Oui voilà, pour le respect de la vie privée en ligne, donc pour l’anonymat.

En parallèle, je pense qu’il faut éduquer les jeunes sur l’utilisation du numérique et avoir des cours d’informatique au même titre que des cours de français ou de mathématiques, a partir du collège.


#11

Alors je vais recentrer le débat. Il n’est pas question ici de ce qu’il faut faire pour que les gens croient qu’ils sont anonyme sur Internet (nop), mais de sortir un texte de positionnement du Parti Pirate en faveur de la préservation du pseudonymat (et de l’anonymat quand c’est possible, cf le vote) afin notamment d’éviter des atteintes à la liberté d’expression et de provoquer l’autocensure.


#12

Je vais caricaturer un peu, arrêtez moi si je me trompe.

Il est important de distinguer les idées d’anonymat et de pseudonymat.

L’anonymat fort permet de cacher son identité vis à vis des internautes et aussi vis à vis du fournisseur de service. Ainsi anonyme, on ne craint pas d’être dérangé chez soi par un interlocuteur vexé par un débat houleux. Cependant il représente aussi un frein pour la justice en cas de délit de la part de la personne anonyme. Cette forme d’anonymat est presque devenu une chimère. Personnellement je ne connais qu’un outil pour éventuellement y parvenir : tor. Néanmoins l’agression décrite par Farlistener démontre que c’est plus notre “hygiène en ligne” (j’adore) qui fait la différence et que l’impunité n’est pas garantie ! Des services commerciaux de VPN, nous offrent l’anonymat et la confidentialité. Personnellement je considère qu’ils offrent une confidentialité forte mais un anonymat proche du pseudonymat.

Le pseudonymat … Il existe depuis la nuit des temps, et c’est ce qu’il y a de plus pratiqué sur internet. (Lorsque je joue à un jeu en ligne, j’utilise un pseudo, rarement ma vraie identité ! Ça évite qu’un autre joueur vienne se venger jusque chez moi parce que j’ai encore gagné ! :slightly_smiling_face:) Grâce à mon pseudo, je suis anonyme vis à vis des autres internautes. Cela m’offre la liberté de m’exprimer en restant protégé de mes interlocuteurs. Cependant je ne suis pas anonyme vis à vis du fournisseur de service (ici la plateforme de jeu). Ainsi le pseudonymat, engage ma responsabilité, si c’est nécessaire, on peut facilement me retrouver pour me demander des comptes. Ainsi le pseudonymat protège l’utilisateur des autres utilisateurs, en même temps qu’il permet de protéger l’ensemble des utilisateurs contre un comportement “déviant” (je ne sais pas comment dire). C’est gratuit, ça rend possible la régulation et c’est pratique. En effet je préfère compléter un champ avec mon pseudo “otak”, plutôt que renseigner mon état civil. C’est pour moi un comportement sécuritaire accessible à tout le monde, que je considère comme un droit inaliénable.

A part peut-être la contrariété de voir des sociétés privées détenir des informations sur les internautes plus facilement que l’Etat, je ne comprends pas le discours de Castex.

(Personnellement, j’en suis un peu là :grin:)


#13

Le pseudonymat est très ancien, tout le monde sait l’utiliser. Il permet la liberté d’expression en protégeant l’internaute de ses interlocuteurs. Néanmoins il ne soustrait pas l’internaute à ses responsabilités. Il offre une forme de sécurité essentielle, accessible à tous. Ce devrait être un droit inaliénable.


#14

J’ai un très très gros doute sur “un outil est habituellement neutre”. Y compris au niveau de la plasticité cérébrale, les fonctionnalités retenues, l’accessibilité à l’outil et les savoirs faire et compétences à l’utiliser limitent à mon sens sérieusement sa “neutralité”.


#15

Avec un couteau, on peut cuisiner ou bien tuer quelqu’un.
Dans les 2 cas, c’est pas le couteau qui choisit.


#16

Le pseudonymat est très ancien, c’est probablement le cas d’Homère, de nombreux artistes et personnes s’exprimant derrière des masques.

Le pseudonymat permet une identité choisie singulière ou collective. Effectivement la notion est complexe car elle est essentielle pour permettre l’expression chaque vois que identité première menace la personne qui aurait quelques choses à exprimer. Mais à la différence de l’anonymat qui vise à flouter totalement la relation entre la personne et son expression/action par l’expression via une “non personne”.

Le pseudonymat revendique un lien entre la représentation choisie et son expression/action, ce qui implique une forme d’authentification plus ou moins élaborer. Et ce plus ou moins mérite qu’on se penche dessus.

  • Quand et jusqu’où faut-il préserver (ou traquer) le lien d’authenticité entre la personne et le pseudo?
  • Quand et jusqu’où faut-il préserver ce lien entre le pseudo et ses expressions/actions? (sortons les pédo-nazis de la réflexion, pensons plus aux lanceurs et lanceuses d’alerte, aux victimes de violences familiales, harcèlement professionnel, querelles de voisinage, libertinage, loisirs numériques, comédie et humour …)

#17

Non, ce n’est pas le couteau qui choisit mais entre un couteau de chasse et un couteau sans dent, celui ou celle qui fournit le couteau à une part de responsabilité sur à qui il le donne. Et immanquablement chaque couteau a été conçu pour une mission de base bien différente. Je me situais du côté du choix technologique, mais de l’intentionnalité de la techno elle même pour elle-même. Mais la question de la neutralité de la techno ne pose-t-elle pas avec les IA? (qui vont choisir de tuer ou cuisiner avec le couteau)


#18

Les IA ? Avec 2 ou trois principes de base bien choisis, Asimov nous a dit que ça allait bien se passer ! :grin:

Concernant l’anonymat, je suis convaincu des bonnes intentions à l’origine de l’outil. Je crois que c’est son usage qui n’a pas été bien anticipé.
Concernant le pseudonymat, je suis stupéfait que son usage soit discuté, car lui il a déjà fait ses preuves.


#19

L’anonymat permet de protéger la vie privée des utilisateurs en ligne. Si on reprend le 2eme point du code des pirates :

Nous, Pirates, protégeons la vie privée. Nous combattons l’obsession croissante de surveillance car elle empêche le libre développement de l’individu. Une société libre et démocratique est impossible sans un espace de liberté hors-surveillance.

Selon cette logique, le Parti Pirate soutient l’anonymat en ligne, non ?


#20

Oui ça vient de là

Le problème je trouve, c’est d’arriver à soutenir l’anonymat et pas l’impunité … je suis pour l’anonymat, cependant il est plus adapté à des situations de crise qu’à la vie quotidienne. De plus il est souvent mal employé.
L’anonymat est difficile à défendre.
Le pseudonymat est suffisant pour respecter l’article II, mais n’empêche pas la surveillance ni l’exploitation des données.
Néanmoins il est plus facile à défendre, car juste indispensable.

Il est important de trouver un texte concensuel sur le sujet.


#21

Je crois que la question elle est vite répondue :wink:


#22

Je vais me permettre une petite citation du livre Utopie du logiciel libre de Sébastien Broca, p146.

C’est sans doute André Gorz qui incarne le plus nettement cette possible continuité entre la critique du monde technique industriel et la lutte du free software. Dans ses derniers écrits, inspiré tant par Ivan Illich que par sa découverte du Libre, il différencie deux grands types de technologies : les « technologies ouvertes » sont celles qui « favorisent la communication, la coopération, l’interaction, comme le téléphone ou actuellement les réseaux et logiciels libres » ; les « technologies verrou » sont celles qui « asservissent l’usager, programment ses opérations, monopolisent l’offre d’un produit ou service », comme les machines industrielles ou les technologies nucléaires.

La référence à Gorz permet de préciser la conception libriste, souvent implicite, des rapports entre technologies et société. En continuité avec la culture technique du hacking, le Libre défend la
hackability en ce qu’elle permet l’exercice de la créativité individu­elle. Plus profondément, il aborde – du moins dans son versant free software [par opposition à Open Source] – les choix technologiques comme de véritables questions politiques. Il montre que la neutralité de la technique est une illusion et s’efforce de convaincre le plus grand nombre que design des technologies et modes d’organisation sociale sont étroitement liés. Les libristes retrouvent de la sorte l’idée, développée en leur temps par certains critiques du capitalisme industriel, selon laquelle la transformation de la société implique la transformation consciente de ses technologies.

C’est pourtant une condition sine qua non de la liberté. Si on est tout le temps surveillé pour ne pas être « soustrait à ses responsabilités », on n’est plus libre, c’est aussi simple que ça. Et la masse d’informations qu’on laisse désormais atour de soi, la surveillance généralisée par les services de renseignement, les soi-disant réseaux sociaux comme Facebook dont même la Stasi n’aurait pas osé rêver comme le disait Eben Moglen sont un grave danger.

Pour reprendre Benjamin Bayart, l’anonymat doit être possible dans une société libre, mais on ne devrait pas en avoir besoin. Or, aujourd’hui, on en a plus besoin que jamais et pourtant cet anonymat tend à s’éroder méchamment ; le pire, c’est que l’on s’y habitue. Pour écouter e la musique (légale), pour regarder des films (légaux), pour dire bonjour à un ami, on est surveillé, fiché, profilé. Les cabines téléphoniques étaient anonymes, les téléphones portables ont chacun un numéro IMEI qui n’est en rien indispensable pour le fonctionnement du réseau. L’argent liquide [ou son pendant en cryptomonnaie, Monero] permet un anonymat solide, mais on limite de plus en plus son utilisation, voire certains veulent le faire disparaître. Ne parlons même pas de la loi qui interdit de cacher son visage dans l’espace public, merci Sarkozy qui voulait plaire à un électorat d’extrême droite.

Sur Internet, comme ailleurs, l’enfer est pavé de bonnes intentions : les discours de haine (entre autres) que l’on cherche à censurer ou la défense de la soi-disant « propriété intellectuelle » avec la Hadopi font dire à certains que l’anonymat est difficile à défendre. Alors, quelques solutions : pirater le premier amendement de la Constitution de nos amis de l’autre côté de l’Atlantique, défendre l’échange gratuit des œuvres sur Internet avec le mécénat global, raccourcir le délai de restriction du droit d’auteur et des droits « voisins ». Revenir aux sources en quelque sorte.

Enfin, l’anonymat reste possible pour qui s’en donne les moyens. Restreindre son usage revient à limiter son utilisation à ceux qui ont la connaissance ou les moyens matériels. Ce n’est pas très, comment dire, démocratique. Le parallèle avec les DRM est saisissant je trouve : on emmerde le citoyen obéissant aux lois, pour attraper éventuellement le petit poisson, mais les gros poissons, ça leur fait ni chaud ni froid.

TL;DR: Moi, j’ai bien plus peur que l’État abuse de son pouvoir accumulé avec les meilleures intentions du monde que de me faire massacrer par une horde de nazis qui se serait formée sur Internet. Le danger le plus immédiat, en tout cas, est clair.