Suite aux échanges sur le drame de Lyon – Pour une éthique de responsabilité

Imaginez dépenser autant d’énergie dans la lutte féministe ou anti-raciste, ce serait beau.

D’accord avec toi, si on mettait autant d’énergie et de médiatisation à chaque féminicide (déjà 11 en 2026), attaques raciste (plusieurs chaque années, récemment on peut citer évidemment Aboubakar Cissé, Hichem Miraoui, le triple meurtre raciste de Wiliam Mallet…) on aurait peut être progressé sur les questions structurelles sous jacentes.

S’il est légitime de discuter de notre réaction face à cet évènement tragique, il est assez terrible que des discussions sur la violence en politique n’aient lieu que maintenant au vu de ce que nous subissons en permanence. A lille, on dénombre 7 attaques d’extrême droite sur des locaux « de gauche » (un centre LGBT attaqué plusieurs fois, la permanence d’un député LFI, des bars de gauche…) depuis la mort de Quentin.
La question à se poser n’est pas sur la légitimité de cette discussion, mais plutôt pourquoi ces sujets n’apparaissent et ne sont débattus que quand c’est les nazis qui sont victimes.

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alors je pense que c’est moche mais le premier truc qui me vient à l’esprit c’est que tu as un fait habituel VS un fait qui sort de l’habituel. ce qui fait le sel de l’info en continu, donc (un peu péremptoire ce “donc” mais voilà).

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J’irais plus loin que ça. À force d’exposition à la violence, elle est normalisée et on se désensibilise.

Mais est-ce qu’une violence devenue “banale” est-elle toujours considérée comme inacceptable ? Je pense qu’inconsciament non. C’est mon hypothèse pourquoi on ne se choque pas d’attaques sur les LGBT, ou de discriminations du quotidien. Je peux vous dire de vécu que c’est très violent de se faire exclure dans le travail ou empêcher d’avoir un logement par ce qu’on est handicapé par exemple.

Et que consciemment, on peut faire un cheminement pour déterminer quelle violence est acceptable ou pas pour nous.

Et ça rejoint le début de cette réflexion originale, je crois bien ?

Tout le monde n’a pas eu les mêmes expériences face à la violence et a des biais. Ça peut aussi être vu comme un privilège que d’y avoir été peu exposé. Je sais que c’est quelque chose que je jalouse. C’est pourquoi nous n’arrivons pas tous en même temps aux mêmes conclusions ou des différentes. Et c’est ok si on est prêts à s’écouter vraiment

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Sauf erreur ou omission de ma part (je n’ai pas cherché partout), la mention initiale de ce sujet au Parti Pirate a eu lieu dans le canal Discord #actualités-débats, le 16 février 2026 à 18h52.

C’est prequ’exactement le cheminement que j’ai pris et que j’ai essayé de détaillé oui

Et c’est particulièrement difficile à établir en vrai. C’est vraiment inconfortable. et c’est difficile de s’interroger réellement sur ça.
Et c’est tout aussi compréhensible d’avoir du mal à intégrer les critiques ou détracteurs qui, eux, se sont éduqués sur le sujet et qui peuvent, dans de trop nombreuses occasions, devenir pédant, agressifs, voire les deux en même temps…
Donc la dernière partie de ton message est, je dirais, essentielle.

Connaître ses propres biais et ses privilèges ne permet pas d’avoir la science infuse mais au moins de pouvoir se replacer dans une discussion ou son positionnement face à l’actualité (comme là). Connaître les biais et les privilèges des autres peut aussi aider pour adapter son discours. Après c’est un peu plus difficile en ligne dans des conversations publiques.

Même si voir le privilège des autres peut énerver. Voir le sien peut dégouter. S’imaginer en minorité et côtoyer des personnes qui ont encore moins de privilèges ça fair bizarre. (Je parle pour moi)

Du coup ça c’est la partie inconfortable.

Sauf qu’en vrai, c’est juste une information et il faudrait pas culpabiliser d’en avoir ou d’avoir trop d’aprioris sur les autres qui ont l’air d’en avoir.

Mais tu dis que c’est difficile dans la pratique pour quelles raisons ? Car on sait pas par où commencer ?

C’est pas la première fois qu’on parle de violences. Encore une fois, j’avais évoqué sur le canal diversités le harcèlement qu’avait subi une enseignante gay qui l’a poussée à mettre fin à ses jours, le silence de sa hiérarchie (avec même une promotion) et du village (le maire qui s’est félicité d’une rentrée “calme”).

C’est juste que vous n’y aviez pas réagi.

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C’est triste mais tant mieux que cette discution ait été amorcée maintenant.

Je pense qu’il est positif de se poser des questions en groupe sur l’éthique de responsabilité et d’analyser ses positions face aux différentes violences. Ça permet de mélanger aussi des avis de personnes qui commencent à se questionner à d’autres qui se questionnent depuis longtemps.

Après maintenant, qu’est-ce qu’on pourrait faire pour pousser ces réflexions ?

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La lutte de la Jeune garde et de LFI contre le fascisme ne semble pas produire les résultats voulus souhaitables. C’est regrettable. Peut-être faudra-t-il se poser la question de son efficacité.

D’ailleurs au delà de ce post, peut-être qu’on pourrait faire un post pour discuter de la position des pirates sur le neo fascisme et le neo nazisme.

C’est parrait évident mais peut-être l’avoir écrit à plat serait mieux et de définir les actions à notre échelle qu’on pourrait prévoir en général et pas juste sur cette situation (par exemple, articles de blog ?).

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J’ai un peu changé d’avis donc je me réponds à moi même.

Peut-être plutôt sur :

*La position des pirates générales sur ce que ces idéologies peuvent amener, point pas points.

Car ces points très problématiques peuvent se trouver dans d’autres idéologies.

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