Point programme sur les cryptos

Dans le cadre de l’utilisation de congressus à l’échelle du parti : rien.. ça engendrerait même des coûts supplémentaire

À l’échelle de la nation par contre ça permettrait deux choses : l’amélioration de la confiance dans le vote (l’exécutif peut pas trafiquer les chiffres directement en BDD). Et la confidentialité du vote si on couple ça aux preuves à divulgation nulle.

Je pense que l’idée ici c’est de permettre la non traçabilité entre particuliers, sans légaliser la dissimulation fiscale pour les entreprises.

Faudra encore avoir confiance dans les machines à voter … Alors que l’on est globalement sceptique la dessus.

Justement, la blockchain devient la machine à voter, enfin plus précisément, le smart contract sur la blockchain le devient. Le code est consultable, auditable.

L’application mobile / l’ordinateur / le dispositif de vote ne sert que à interagir avec ce smart contract, et la clef privée pour pouvoir interagir en tant que untel est stocké dans un dispositif sécurisé délivré par la marie (maybe sur les CNI à puce ?)

Donc une clé privée gérée par le service public :thinking::face_with_peeking_eye:en gros une clé publique par laquelle tu dois accéder grâce à un compte avec identifiant et vérification d’identité.

Soit chacun à la responsabilité de sa clé privée (et cela semble plutôt compliqué à mettre en œuvre et difficile de parler d’égalité d’acces) sinon aucun intérêt.

C’est du techno-solutionisme, compliqué, inutile.

En Suisse tu vas déposer ton vote à la boîte aux lettres du coin et ça marche bien :

Voici une contre-proposition volontairement plus sobre, plus lisible et politiquement plus tranchée, centrée sur la liberté d’échange pair-à-pair et une fiscalité cohérente avec l’usage monétaire, sans entrer dans une sur-ingénierie technico-réglementaire.

Liberté d’échange pair-à-pair et neutralité fiscale des monnaies numériques décentralisées

Exposé des motifs :

La liberté d’échanger entre individus est un droit fondamental. Elle s’exerce aujourd’hui à travers des monnaies physiques, scripturales ou numériques, sans que l’État n’ait à discriminer les instruments utilisés dès lors qu’ils remplissent une fonction monétaire légitime.

Les cryptomonnaies véritablement décentralisées ne sont pas des produits financiers par nature, mais des protocoles monétaires ouverts, permettant l’échange direct de valeur entre pairs, sans intermédiaire, sans autorisation préalable et sans discrimination.

Assimiler systématiquement ces échanges à des opérations spéculatives, soumises à une fiscalité confiscatoire et à des obligations de traçabilité incompatibles avec le pair-à-pair, constitue une atteinte disproportionnée aux libertés économiques, tout en freinant l’innovation et l’adoption de moyens de paiement alternatifs.

Il est temps de clarifier un principe simple :
échanger librement une monnaie décentralisée doit relever du même régime que l’échange d’une monnaie classique, et non d’un régime d’exception.

Principes généraux :

  1. Les monnaies numériques décentralisées dans leur gouvernance et suffisamment utilisées comme moyen d’échange doivent être reconnues comme instruments monétaires à part entière.

  2. Les échanges pair-à-pair ne doivent pas être soumis à une surveillance ou à une fiscalité plus contraignante que celles applicables aux espèces.

  3. La fiscalité ne doit pas pénaliser l’usage monétaire au profit d’une logique purement spéculative imposée par le cadre réglementaire.

Proposition 1 – Liberté d’échange pair-à-pair

Le Parti Pirate propose de reconnaître explicitement le droit pour toute personne physique ou morale d’échanger librement, de gré à gré, des monnaies numériques décentralisées, au même titre que les monnaies fiduciaires.

Ces échanges :

ne constituent pas, en eux-mêmes, des opérations financières réglementées ;

ne peuvent donner lieu à une obligation de KYC, de déclaration préalable ou de traçabilité systématique ;

relèvent du droit commun des échanges privés, tant qu’ils ne s’inscrivent pas dans une activité professionnelle régulée.

Cette reconnaissance vise à garantir la neutralité technologique et monétaire de l’État, et à préserver l’existence de paiements numériques non intermédiaires, en complément du cash.

Proposition 2 – Fin de la flat tax après 12 mois de détention

Le Parti Pirate propose de mettre fin à l’application automatique de la flat tax sur les échanges de cryptomonnaies décentralisées, sous réserve des conditions suivantes :

une durée minimale de détention de 12 mois ;

une cryptomonnaie issue d’un protocole sans émetteur central, sans gouvernance discrétionnaire, et résistant à la censure ;

un volume de transactions et une liquidité suffisants, attestant d’un usage réel comme moyen d’échange.

Au-delà de ce délai de détention, les échanges entre monnaies décentralisées ou leur utilisation pour le paiement de biens et services ne constituent plus un fait générateur d’imposition, au même titre que l’échange ou l’usage d’une monnaie étrangère détenue de longue date.

Cette mesure vise à :

distinguer clairement usage monétaire et activité spéculative ;

favoriser l’adoption de monnaies numériques comme outils économiques réels ;

supprimer une fiscalité inadaptée qui pénalise l’échange quotidien.

Portée politique

Cette contre-proposition assume une ligne claire :

moins de technocratie, plus de principes ;

moins d’exception réglementaire, plus d’égalité devant la monnaie ;

moins de surveillance, plus de liberté économique.

La décentralisation n’a pas vocation à être tolérée à la marge :
elle doit être reconnue comme une modalité légitime d’organisation monétaire dans une société libre.

Débat fort intéressant, quelques points que je souhaite apporter en complément :

Sur le financement des partis politiques par le biais de cryptomonnaies, cela me semble une approche dangereuse compte-tenu de la traçabilité des transactions et de leur inscription ad vitam aeternam dans la blockchain, c’est la porte ouverte à la création de fichiers de donateurs par des tiers indépendants des partis financés si les adresses des partis en question sont publiques.

Une avancée récente comme ERC-5564 (adresses furtives, stealth addresses) pourrait sembler être une solution technique à ce problème mais son efficacité présupposerait une exécution sans faille côté parti politique, donc autant dire improbable, et tout manquement à une stricte application de politiques de sécurité opérationnelles complexe aurait pour conséquence la possibilité d’identifier les donateurs (leurs adresses) avec une probabilité très grande.

L’utilisation de Monero pourrait résoudre le problème d’identification des donateurs mais aurait pour effet collatéral d’opacifier le financement même des partis, voire d’encourager une surveillance accrue en contraignant par exemple la publication de clefs d’audit, pratique qui pourrait malheureusement dans l’esprit de certains être alors étendue aux particuliers aux prétexte de lutte anti-blanchiment ou contre le financement du terrorisme.

Sur la preuve de travail, le côté énergivore n’est pas tant lié à la preuve de travaille elle-même qu’aux moyens nécessaires pour le minage et donc à une potentielle industrie qui se met en place. Les blockchains dont le consensus utilise un algorithme de preuve de travail accessible à des circuits spécialisés (ASICs) voient l’activité des mineurs se professionnaliser et conduire à une situation comme celle observée pour le bitcoin où des fermes se mettent en place avec une densité d’équipements importante et une consommation électrique qui suit. Les quelques blockchains dont le minage n’est accessible qu’à des CPUs ont un minage dont le profil est radicalement différent, il est en effet généralement en limite de rentabilité et la consommation électrique induite hors consommation d’un surplus de production ENR vient souvent en remplacement d’une consommation déjà présente, typiquement en minant chez soit avec un équipement qui consomme 100W, 100W qui seront pour la plupart restitués en chaleur, la consommation énergétique liée au chauffage est alors réduite d’autant et le bilan énergétique global est finalement très peu modifié.

Enfin, dernier point, il est sans doute important de préciser que le PP se positionne sur les fondamentaux des cryptomonnaies et cryptoactifs et non sur l’industrie casinoesque qui s’est construite autour. Les bénéfices des cryptomonnaies auto-détenues sur la vie privée, l’autonomie financière, et la propriété privée sont bien réels là où la détention via un intermédiaire, donc la non détention, ne présente aucun intérêt hormis une possible exposition au prix des actifs sous-jacents. Le positionnement du PP devrait donc insister sur cette différence majeure et préciser qu’il ne concerne que les fondamentaux.