C’est précisément en cela que je suis critique de la proposition initiale. Je ne souhaite pas que l’on impose à des commerçants l’utilisation d’une crypto. Que cela soit possible (et, pour que cela soit le cas, il faudra s’assurer que les services de l’État comprennent son fonctionnement et sa gestion, en plus de fournir une documentation claire pour les commerçants), soit. En revanche, on ne peut pas, aujourd’hui, placer le BTC ou toute autre cryptomonnaie sur un pied d’égalité réglementaire avec l’euro, à mon avis.
Que cela soit possible (et, pour que cela soit le cas, il faudra s’assurer que les services de l’État comprennent son fonctionnement et sa gestion, en plus de fournir une documentation claire pour les commerçants)
Bien sûr qu’il est possible de payer avec des bitcoins, les comptables savent faire et c’est tout à fait légal.
Excellente remarque. “En théorie” tu peux avoir une blockchain sans monnaie, le sujet a été re-théorisé post-bitcoin et on peut voir la chaîne de blocs comme une structure algorithmique assez banale (à condition de mettre de côté le sujet de la preuve de travail). Les dépôts git ne sont d’ailleurs pas très loin de cette idée. En pratique on est d’accord que toutes les blockchains publiques doivent introduire par nécessité une forme d’idée de barrière à l’accès pour éviter les attaques Sybil ( Attaque Sybil — Wikipédia ), et que ça se concrétise par une forme de monnaie.
Du coup, tu as une forme naturelle de “financiarisation” de l’objet de ladite chaîne publique et j’avoue que ça ne me met pas très à l’aise. L’idée du web 3 à base de micropaiement de cryptomonnaies pour financer des sites, ok mais en pratique, je vais pouvoir spéculer sur la page Wikipédia à laquelle j’ai contribué ? On perd l’idée de “communs”. Mais j’arrête ce point car je suis un peu hors sujet.
Mais il doit être possible (en mode “code is law”, donc assez coercitif) de cadrer le fonctionnement d’une telle chaîne pour éviter ça.
J’avoue ne pas être du tout convaincu par le “plus souhaitable sur le long terme”. L’état a besoin d’une certaine souplesse vis-à-vis de la/sa monnaie, sinon tu lui enlèves un levier majeur de politiques publiques. Il faudrait surtout lui enlever la possibilité d’en abuser au détriment de la population voire du pays au sens large.
Il existe déjà de la législation sur les arnaques aux instruments financiers, on peut peut-être s’en inspirer ou, mieux, c’est peut-être déjà couvert. De manière connexe, la loi “influenceurs” a réduit le nawak en matière de promotions de plans arnaques en cryptomonnaies.
Je ne suis pas sûr que ce soit le rôle d’un parti de promouvoir une monnaie particulière plutôt qu’une technologie “générique”, en cela je pense à la manière dont se fait la législation (on ne peut pas cibler explicitement un acteur particulier). En outre, ces monnaies étant par nature internationales grâce au substrat qu’est Internet, la notion de limite géographique en devient assez artificielle. Elle apparaît surtout en termes législatifs nationaux ou paneuropéens, il me semble.
En théorie” tu peux avoir une blockchain sans monnaie,
Ce n’est pas le lieu pour ce débat, mais une blockchain sans token c’est une base de données distribuée, le token apporte l’incitation à la sécurisation, l’incensurabilité.
Concernant les micropaiements, ils sont tout à fait pertinents dans le cadre du numérique pour la gestion d’un flux. Mais cela ne nécessite en fait que d’avoir une monnaie hautement divisible, les cas d’usages sont nombreux et n’implique aucune spéculation, juste le paiement d’un service.
L’état a besoin d’une certaine souplesse vis-à-vis de la/sa monnaie,
L’idée ici est donc de contourner l’impôt par l’inflation (création monétaire), ce que je trouve totalement anti-démocratique et injuste car ceci avantage ceux qui ont accès à cette souplesse (effet Cantillon → concentration vers les riches)
Si la communauté souhaite financer un projet elle le fait via les outils financiers qui fonctionnent très bien et sont prévus pour cela.
La souplesse de la monnaie est ce qui amène les bulles et boom, il y a assez d’exemples et de drames à ce sujet pour se dire qu’il est plus raisonnable de devoir faire des choix.
Pour ma part je pense que je pourrai soutenir une motion programmatique sur la promotion de la généralisation d’usage des cryptomonnaies si nous arrivons à mettre en avant le cadre souhaitable. Soit en s’inspirant de ce qui peut exister, soit en proposant.
Par cadre j’entends ces points : le concept de fonctionnement que nous souhaitons porter et qui serait intersectionnel avec nos autres projets et la sécurité d’usage attendu . Ils sont extrêmement vague j’en conviens mais je ne peux pas faire mieux.
Il s’entend que nous soyons aussi en accord sur le pourquoi nous promouvons une alternative à la monnaie fiduciaire pour les échanges commerciaux :
- Quel constat établissons nous du système actuel qui nécessiterait la promotion d’une alternative ?
- Pourquoi la cryptomonnaie (selon les deux points cadres susmentionnés) et pas le troc (un système d’échange de service) ou encore un système basé sur des gommettes.
-
pourquoi ne pas défendre la liberté d’utiliser de nouveaux moyens décentralisés, tout simplement ? Dit autrement, pour le cadrer en réponse à ta question : alternative décentralisée, sans risque d’abus par l’état ou une autre entité centralisée toute puissante sur le moyen de paiement.
-
monnaie numérique échangeable de personne à personne, donc équivalente au cash – si possible sans traçage, même si ce n’est pas atteint actuellement – : il n’existe aucun équivalent.
Le troc c’est très bien dans les sociétés primitives, mais pour ma part je me vois mal échanger mes compétences en informatique auprès de mon boucher pour avoir un poulet rôti. Ou alors ça va très vite s’arrêter. Indubitablement la monnaie a été un progrès substantiel pour faciliter les échanges de services.
Les gommettes : tout le monde peut facilement fabriquer des gommettes en quantité illimitée, donc cela va vite être un problème en valorisation du moyen d’échange.
Une bonne vidéo sur l’aspect valorisation EnR et “heures creuses” du Bitcoin. Je ne dis pas que je suis 100 % d’accord avec tous les arguments… mais ça m’a aidé à comprendre des trucs, notamment comment ça peut aider à faire baisser les prix, et la démonstration est intéressante sur pas mal de points. Il y a une VF générée sans doute par IA, pour ceux qui ont du mal avec l’anglais. https://www.youtube.com/watch?v=xUvAh2XWv0A
À mon sens, les entreprises et commerçants devraient pouvoir accepter les paiements en crypto-actif à condition de déclarer leurs adresses sur les blockchains concernées. Les taxes et impôts (toujours libellés en euros) pourront être réglés dans une cryptomonnaie issue d’une blockchain reconnue par l’État. Les critères d’éligibilité d’une blockchain pourront être définis avec des critères de type “liquidité suffisante entre sa cryptomonnaie et l’euro”, “capitalisation totale minimale”, etc. Ainsi, l’État devra exposer une adresse de réception fiscale sur ces blockchains.
On peut aussi imaginer, pour les blockchains programmables, la création de smart contract permettant le transfert automatique de la part dû à l’État à chaque événement imposable. Ou le calcule automatisé de l’impôt pour l’ensemble des activités réalisées sur la blockchain.
Les partis politiques devront également déclarer leurs adresses sur les blockchains qu’ils utilisent pour recevoir des dons en crypto-actif. Les limites de dons (toujours exprimées en euros) sont calculées en fonction de la valeur des crypto-actifs au moment de la transaction.
Aussi, sachant que le receveur d’une transaction ne peut refuser celle-ci, si un don est invalide selon les lois régulant ceux-ci, le parti pourra renvoyer tout ou partie du don reçu en déduisant les frais de transaction du remboursement (ou détruire les crypto-actifs perçus, cette option afin d’éviter un scénario de SPAM de microtransaction dans le but de siphonner les avoirs d’un parti via les frais de transaction des transferts de remboursement).
Les salaires pourront être versés en cryptomonnaie dans tous les cas où la loi autorise le versement d’un salaire en cash.
Je rajouterais que, techniquement, une cryptomonnaie est la monnaie d’échange d’une blockchain (qui permet de payer les transactions et de rémunérer les mineurs). Sa valeur intrinsèque repose en premier lieu dans l’usage et donc l’utilité de la blockchain qui en dépend.
Alors qu’un token (stablecoin, utility token, security token, shitcoin) voit sa valeur être créée par le service (ou la promesse de service) de l’acteur qui propose le token, voir par rien du tout dans le cas du shitcoin.
Je ne suis pas certain quant à l’usage du PoA dans le cadre de l’administration. J’ai le sentiment que c’est aller à l’encontre du gain le plus précieux que pourrais nous apporter l’usage d’une blockchain au niveau de l’État, à savoir le non-besoin de confiance dans les acteurs qui valident les transactions. En effet, une blockchain, c’est avant tout un énorme ordinateur avec une base de données commune qui est pensé de telle sorte que tous les acteurs qui participent à cette blockchain n’aient pas besoin de faire confiance à une entité unique pour être certain que les données qui y sont inscrit n’aient pas été trafiquées. Cet outil, couplé avec un système de preuve à divulgation nul, nous permettrait de créer un logiciel comparable à Congressus à l’échelle nationale tout en permettant aux citoyens d’avoir une pleine confiance dans le fait qu’aucun membre du gouvernement n’aurait pu modifier les votes directement dans les serveurs de l’administration. Après, je passe peut-être à côté de quelque chose dans ma compréhension de ce qu’est du PoA ?
Par rapport au débat sur le paiement en BTC dans la supérette du coin, c’est techniquement impossible de l’envisager. Le BTC ne doit pas être vu comme un concurrent des paiements courants via carte bancaire, mais comme un concurrent aux virements bancaires. Au-delà de ça, je ne suis pas certain de l’intérêt de l’argument quant à la proposition qui est de sanctuariser le droit des commerçants et entreprises d’accepter un nouveau système de paiement via blockchain. On peut compter sur ces commerçants et entreprises pour évaluer l’intérêt qu’ils auront à proposer ou non un paiement sur une blockchain en fonction des contraintes qu’ils ont en termes de frais de transaction et de temps de validation d’un paiement.
Sur le sujet de l’écologie et de l’utilisation de la surproduction des EnR pour alimenter des mineurs sur des blockchains en PoW. C’est à mon sens une option bienvenue dans une pluralité d’outils qui nous permettrons de valoriser les GWh qui sont actuellement transformés en chaleur dans des bancs de résistances. J’imagine que dans ce contexte, nous préférerons qu’EDF soient interdits de piloter ses propres installations de minage, mais doivent passer par un contrat d’effacement avec un acteur privé, ceci dans le but de ne pas favoriser l’usage des fermes de minage par rapport à la création de moyen de stockage énergétique quel qu’il soit. L’unique fonction d’EDF doit rester la gestion du réseau électrique, pas l’enrichissement sur le minage de cryptomonnaie au dépens de ses usagers. À mon sens, c’est aussi faire peser tout le risque quant au pari de la pérennité des blockchains en PoW sur les acteurs privées, ce qui n’est pas une mauvaise chose.
Aussi, quant aux réflexions sur l’impact écologique de la conception matériel des fermes de minages, je ne pense pas que ce débat devrait apparaître ici dans le sens où j’estime que les industriels du secteur blockchain devraient être redevables d’une juste compensation de leur empreinte carbone au même titre que n’importe quel acteur de n’importe quelle industrie. Si vous estimez que le coût carbone de la création d’une ferme de minage n’est pas justement compensé par les différents mécanismes de compensation, alors j’imagine que vous serez du même avis pour n’importe quel data center ou assimilé. C’est un autre sujet (d’importance) que celui abordé ici.
C’est effectivement ce qu’on demande aux possesseurs de crypto-actifs lors d’une déclaration d’impôt : connaître le prix de chacun des crypto-actifs qu’il a en possession à la date et heure de chacun des événements imposable qu’il a réalisé durant l’année afin de pouvoir déterminer la part de l’événement imposable qui est considéré comme de la plus-value, et donc taxable. Un événement imposable étant la vente d’un crypto-actif pour des euros ou l’achat d’un bien ou d’un service.
On comprend bien ici l’enfer comptable qu’on impose aux citoyens s’ils souhaitent avoir un usage courant de leurs crypto-actifs. C’est surtout par ces entraves administratives que l’état restreint les libertés des citoyens quant à l’usage des crypto-actifs. Peut-être que le plus simple serait de porter la responsabilité de la comptabilité au niveau de l’administration en proposant aux citoyens de renseigner leurs adresses dans leurs déclarations d’impôt. Ainsi, tout ce qui ne serait pas géré par le logiciel de lecture de la blockchain de l’administration fiscale ne serait pas imposé ? Entraînant ainsi une course à la qualification des différents crypto-actifs sur chaque blockchain ? Mais ce serait la fin du pseudonymat sur la blockchain ?
Je ne suis pas amplement convaincu par ma proposition, mais je pense que cette problématique requiert une réponse intelligente qui mérite plus de réflexion, car c’est selon moi l’un des points les plus bloquant (sur le plan législatif) pour les citoyens désirant utiliser les crypto-actifs au même titre que le cash.
Par rapport au débat sur le paiement en BTC dans la supérette du coin, c’est techniquement impossible de l’envisager. Le BTC ne doit pas être vu comme un concurrent des paiements courants via carte bancaire, mais comme un concurrent aux virements bancaires.
C’est tout à fait possible par le réseau Lightning Network qui réalise déjà plus d’opérations que Visa et MasterCard actuellement, avec des frais de transactions très réduits et une finalité instantané.
On comprend bien ici l’enfer comptable qu’on impose aux citoyens s’ils souhaitent avoir un usage courant de leurs crypto-actifs. C’est surtout par ces entraves administratives que l’état restreint les libertés des citoyens quant à l’usage des crypto-actifs.
Il existe déjà des logiciels adaptés pour le faire quasi automatiquement, de plus c’est le rôle du comptable de s’en charger et non le commerçant. Il n’y a rien de vraiment insurmontable. De plus si l’utilisation devient conséquente cela obligera l’état à revoir sa copie, tout est question de poids économique.
Peut-être que le plus simple serait de porter la responsabilité de la comptabilité au niveau de l’administration
Euh, comment dire ? non
ce serait la sovietisation de la société ça. La responsabilité doit rester individuelle bien évidemment.
Une nouvelle proposition :
Libérer les moyens de paiements décentralisés
Exposé des motifs
Les cryptomonnaies introduisent de nouvelles méthodes technologiques pour les échanges et les paiements.
Leur développement, que certains comparent à l’émergence d’Internet, suscite des débats sur l’adaptation du cadre réglementaire. La complexité et l’adéquation de la réglementation actuelle sont questionnées, car elles pourraient générer de l’incertitude juridique pour les particuliers, les entreprises et les associations.
Un point spécifique, soulevé dans un appel du 3 mai 2024, concerne le financement politique. Le fait de ne pas traiter les dons en cryptomonnaies de la même manière que les dons en espèces est un exemple des tensions entre les cadres existants et ces nouvelles technologies. Cette situation est une limitation des moyens d’action disponibles pour les citoyens et les organisations.
Nous estimons qu’il est impératif d’adopter une approche progressiste. Il ne s’agit pas de déréguler, mais de réguler intelligemment pour protéger les utilisateurs sans tuer l’innovation. Le Parti Pirate doit défendre un modèle numérique décentralisé, ouvert et respectueux des libertés.
La blockchain
La blockchain (ou chaîne de blocs en français) est une technologie particulière informatique que l’on peut assimiler à un registre distribué qui permet d’enregistrer des transactions de façon transparente, partagée et supposément immuable. Ces blockchains peuvent être publiques comme pour BitCoin ou Ethereum, ou privées pour par exemple suivre des chaînes logistiques.
En soi la blockchain est donc une brique technologique “neutre” qui peut avoir des utilités et applications bien différentes que de la monnaies ou des actifs financiers : traçabilité, transparence, certification, etc.
Quelques éléments de définitions :
Les cryptoactifs
Les cryptoactifs sont des actifs numériques émis, stockés ou transférés via une blockchain, et comprennent, entre autres :
- Les cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum, etc)
- Les “Stablecoin” (ou monnaie stable) qui sont des cryptoactifs adossés à une monnaie fiduciaire (comme Tether, USDCoin) ou à un actif côté en Bourse type métaux précieux. L’objectif est d’avoir un cours aussi stable que possible.
- Les tokens de gouvernance, utility tokens (accès à un service via blockchain) ou security token (actif financier tokenisé)
- Les NFTs ou jeton non fongible, qui permettent d’obtenir des certificats numériques uniques et qui représentent une technologie particulière à part entière
Le cas des cryptomonnaies
Une cryptomonnaie est la monnaie d’échange d’une blockchain (qui permet de payer les transactions et de rémunérer les mineurs).
Sa valeur intrinsèque repose en premier lieu dans l’usage et donc l’utilité de la blockchain qui en dépend.
Il s’agit d’une différence importante avec un token (stablecoin, utility token, security token) qui voit sa valeur être créée par le service (ou la promesse de service) de l’acteur qui propose le token.
Les cryptomonnaies sont donc une sous catégorie de cryptoactif avec pour but de remplir une fonction monétaire, c’est à dire d’être un moyen d’échange (payer des biens et services), une unité de compte (pour libeller des prix) et/ou une réserve de valeur.
Dans la pratique très peu de cryptos remplissent ces trois fonctions, et seuls Bitcoin et les stablecoins semblent s’en rapprocher réellement.
Les concepts de PoW, PoS, et PoA
PoW = preuve de travail
Les validateurs d’une nouvelle transaction doivent résoudre un problème mathématique très complexe pour ajouter un bloc à la chaîne. Extrêmement énergivore et, par design de BitCoin, n’a aucun horizon de diminution de consommation énergétique (problèmes de plus en plus durs). Mais sécurité relativement éprouvée, une attaque restant possible mais très très coûteuse. Principe de BitCoin.
PoS = preuve d’enjeu
Les validateurs sont sélectionnés proportionnellement à la quantité d’actifs possédés qu’ils mettent “en gage” de leur validation jusqu’à validation complète. Beaucoup moins énérgivore, moins éprouvé en terme de sécurité. Principe de Ethereum.
PoA = preuve par autorité
Les validateurs sont connus dès le départ et certifiés. L’objectif est ici pour des chaînes privées d’accélérer les processus de traitement mais requiert de faire confiance aux validateurs centraux.
Cryptomonnaies et Environnement
Parler de cryptomonnaies de manière indifférenciée pose problème lorsqu’il s’agit d’évoquer cette problématique :
-
Certaines crytomonnaies sont en capacité de fonctionner de manière extrêmement sobre : Ethereum est passé de la preuve de travail à la preuve d’enjeux en 2022, réduisant sa consommation de 99,95%.
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D’autres nécessite une consommation électrique importante, tout comme le système bancaire actuel. Un des débats sur cette question tend à mettre en avant Bictoin par exemple comme outil de stabilisation du réseau electrique notamment dans le cas du développemnt d’ENR (voir sources).
Cette question ne peut pas être traitée seule et ne doit pas évincer le débat sur la transition energétique. Il semble évident que si nous développons, dans le futur, des capacités de stockage de l’électricité durant les périodes de fortes production, l’intérêt qu’il y aurait à miner des cryptomonnaies pourrait se retrouver nul voir contre-productif au vu du coût carbone notamment en matériel.
Décentralisation
La défense des formes de partage décentralisées, de paire à paire sont dans l’ADN du Parti Pirate.
Il semble ainsi évident que le développement de système permettant de partager de l’argent, des biens, des ressources financières sans avoir à passer par des acteurs institutionnels attire au moins la curiosité, si ce n’est la volonté de les défendre.
Ce type de système est particulièrement pertinent dans le cas de citoyens qui se retrouvent face à des gouvernements et institutions corrompues, peu développées, dans des cas, ou de manière générale, la confiance est faible envers les acteurs économiques comme en Afghanistan.
Le cas du bitcoin comme exemple de cryptomonnais décentralisée
Le BTC est apparue en réaction à la crise des subprimes de 2008 en proposant une finance décentralisée, un protocole immuable, une émission plafonnée à 21 millions d’unités.. Aucun État, BCE ou organisation ne peut en altérer le fonctionnement. Il permet des transferts de valeur sans intermédiaire, sans autorisation, sans censure.
Il est question de pouvoir disposer librement de l’opportunité de commercer, dépenser, vivre.
Contenu de la proposition
Proposition 1 : Droit de paiement numérique décentralisé
Le Parti Pirate propose d’inscrire dans la loi le droit pour tout citoyen et toute personne morale (entreprises, associations) d’accepter et d’effectuer des par des moyens décentralisés de paiements. Cette possibilité n’oblige cependant pas ses institutions à mettre en place des moyens permettant ce type de paiement, il ne s’agit pas d’une obligation d’accepter.
Le Parti Pirate rappel l’intérêt qu’il y aurait à facilité des modalités de paiements anonymes, non traçables en complément des pièces et billets physique. La baisse du nombre de distributeurs et le passage au tout numérique d’un nombre toujours plus important de points de vente oblige nos concitoyens à rendre tous leurs paiements traçables.
À défaut, si la technologie ne permet pas encore une protection identique à celle du cash, nous demandons à ce que la loi n’introduise pas d’obligation de KYC (« Know Your Customer ») ou autre système de traçabilité sur ces paiements.
Concrètement, si cette proposition est mise en place, les entreprises et commerçants devraient pouvoir accepter les paiements en crypto-actif à condition de déclarer leurs adresses sur les blockchains concernées. Les solutions techniques existent déjà avec les processeurs de paiement crypto qui convertissent instantanément en euros. Le commerçant accepte du BTC, il enregistre dans son logiciel de caisse des € après la conversion.
Les taxes et impôts (toujours libellés en euros) pourront être réglés dans une cryptomonnaie issue d’une blockchain reconnue par l’État. Les critères d’éligibilité d’une blockchain pourront être définis avec des critères de type “liquidité suffisante entre sa cryptomonnaie et l’euro”, “capitalisation totale minimale”, etc. Ainsi, l’État devra exposer une adresse de réception fiscale sur ces blockchains.
Pourra être imaginé, pour les blockchains programmables, la création de smart contract permettant le transfert automatique de la part dû à l’État à chaque événement imposable. Ou le calcule automatisé de l’impôt pour l’ensemble des activités réalisées sur la blockchain.
Proposition 2 : Autoriser le paiement en monnaie numérique décentralisée pour les parti politiques et l’administration fiscale
Le Parti Pirate propose de mettre fin à l’incertitude réglementaire en définissant un statut juridique clair pour les différents types de crypto-actifs.
Il est proposé d’éxiger que les administrations publiques, à commencer par les services fiscaux, se modernisent et acceptent les paiements en cryptomonnaies majeures comme le Bitcoin (BTC) ou l’Ethereum (ETH).
Pour les dons politiques il est demandé à ce que s’applique le principe “la valeur au moment du don fait foi”.
Les partis politiques devront également déclarer leurs adresses sur les blockchains qu’ils utilisent pour recevoir des dons en crypto-actif.
Les limites de dons (toujours exprimées en euros) sont calculées en fonction de la valeur des crypto-actifs au moment de la transaction.
Aussi, sachant que le receveur d’une transaction ne peut refuser celle-ci, si un don est invalide selon les lois régulant ceux-ci, le parti pourra renvoyer tout ou partie du don reçu en déduisant les frais de transaction du remboursement (ou détruire les crypto-actifs perçus, cette option afin d’éviter un scénario de SPAM de microtransaction dans le but de siphonner les avoirs d’un parti via les frais de transaction des transferts de remboursement).
Sources
Sur la gestion du surplus de production :
Salut à tous.tes,
Dans ce débat fort intéressant, il y a un cas d’usage qui est souventoublié : le fameux “Web3”. Pour exposer mon point de vue, je vais vous parler d’un projet que j’avais en tête.
L’idée était de créer un fork de Congressus, dans lequel on retire la base de données pour la remplacer par une blockchain, où serait stockée une partie du backend. La partie frontend serait, quant à elle, stockée sur IPFS, afin de créer un Congressus sans serveur et décentralisé.
C’est là que la question de la fiscalité d’une crypto comme Ethereum entre en jeu, puisque celle-ci serait nécessaire au fonctionnement d’un outil démocratique.
De mon point de vue, Ethereum devrait être considéré comme une monnaie, car elle est au cœur du fonctionnement du système dans mon cas de figure. Contrairement à d’autres projets qui créent leur propre token pour réaliser une sorte de levée de fonds déguisée, ici, on reste clairement dans un système d’outil et de gouvernance, plutôt que dans un système d’investissement.
Amen. C’est à mon sens le grand oublié des « débats crypto » qui s’arrête bien trop souvent à Bitcoin. Cette technologie (base de donnée décentralisée couplée à un langage de programmation Turing-Complete et à des preuves à divulgations nulles) est pour moi la meilleure solution technique permettant la mise en place de la démocratie liquide en assurant aux citoyens la « confidence des urnes » tout en leur permettant d’avoir confiance dans la non manipulation des résultats de votes.
C’est certainement autour de cette thématique que tous les pirates pourraient se retrouver.
le fait est que pour sécuriser cette base tu dois avoir un token, et c’est là que les problèmes commencent et démontre l’inutilité de la chose :
comment le distribuer ? quelle monétisation ? … place de marché, spéculation, blabla…
admettons tu vas ajouter un token utilitaire pour faire le vote, encore une fois comment le distribuer ? garantir qu’il va être utilisé par la bonne personne? …
le seuil technique à l’entrée est aussi assez haut, même avec de la formation car il y a l’aspect de la conservation par soi-même des clés.
Il est bien plus simple et tout aussi sûr de la faire avec une base de données distribuée entre agent de confiance, sans avoir besoin de la puissance de l’incensurabilité.
Le sujet s’arrête à Bitcoin car cet assemblage technologique (BDD, cryptographie, jeton de preuve) n’est valable que pour l’usage monétaire qu’apporte le jeton au sein de la blockchain, et marginalement l’ancrage de données horodatées
Je trouve qu’il est important de s’appuyer sur un point programme pour définir notre vision commune.
Je comprends les intérêts de cette technologie quand bien même je n’ai pas été convaincu du projet social porté par certains groupes de cryptomonnaies comme le bitcoin. Pour l’instant c’est monnaie permet principalement de la spéculation pour les personnes qui peuvent comprendre et accéder à ce genre de technologie.
Je soutien la dernière proposition de ce point de programme, surtout sur sa position critique envers l’utilisation de cette technologie.
J’ajoute une remarque pour appuyer sur la prise en compte écologique.
Aucune nouvelle technologie n’a remplacé totalement une ancienne techno.
Quand on parle d’innovation de rupture , c’est l’usage et le modèle socio-economique développé autour de cette technologique qui détrône l’ancienne techno par son abandon. Cependant l’ancienne techno garde très souvent un modèle d’usage résiduelle.
Cela n’est pas une critique mais dans le compte de production de “carbone” , il faut garder en tête que la dépense carbone crypto s’additionnera a la dépense carbo de la scripturale ou des liquidités résiduelles. De court a long termes.
Je suis perplexe à la lecture de cette idée. Qu’est ce que ça apporterait par rapport à la version actuelle de Congressus ?
Je précise la source de mon interrogation.
Congressus s’appuie sur une base de données classique. Les autorisations de lecture ou d’écriture dans celle-ci correspondent aux permissions des membres du Parti Pirate. Celles-ci sont gérées de toute façon par une entité “centralisée” de référence (le parti via ses membres au vu de ses statuts et de son règlement). Il n’y a pas de “confiance distribuée” dans l’histoire, les permissions sont gérées par une entité centralisée, statutairement.
À quoi donc servirait le remplacement de la base classique par une chaîne de blocs ? Si c’est l’idée.
Si c’est pas l’idée, c’est quoi l’idée alors ?
De toute façon, je dirais qu’il ne me semble pas souhaitable, ni réellement envisageable à ce stade de toute façon (et pour les quelques décennies futures au moins), que les cryptomonnaies éradiquent totalement (ou quasi) les monnaies fiat dans les usages.
Joli et gros travail, merci.
Quelques commentaires et idées de reformulations potentielles :
Les problèmes ne sont pas “forcément” de plus en plus durs, leur difficulté (énergie à dépenser) dépend de la puissance de hachage (calcul) en compétition. Si celle-ci baisse, la difficulté baissera.
Je reformulerais en
“Les algorithmes à preuve de travail fournissent un service identique quelle que soit la dépense énergétique. La seule possibilité de réduction énergétique viendrait d’une baisse générale des moyens mis en œuvre pour le minage. Or la tendance actuelle est plutôt inverse : une augmentation d’impact.”
Bon c’est long mais pas réussi à faire mieux.
“Une école de pensée plaide pour l’utilisation de Bitcoin comme outil de stabilisation du réseau électrique”
“pair à pair” ![]()
En gros on l’a, ce droit (modulo des restrictions type MICA) ? Serait-il pertinent de reformuler en “Défense du droit de …” ?
“le passage au tout numérique d’un nombre toujours plus important de points de vente aboutit à une traçabilité de plus en plus généralisée des paiements, au détriment de l’anonymat protégé auparavant par l’argent liquide”
Du coup je ne suis pas sûr de piger l’idée proposée dans la section : 1. du paiement non traçable mais 2. avec adresses déclarées (donc traçables) ? Ce sont 2 propositions distinctes ?
J’aurais tendance à dire que c’est trop engageant, à nouveau contraire à la non-traçabilité, incertain technologiquement et qu’il vaudrait mieux faire sauter ce morceau…
Voilà, pas d’autre remarque sur le reste, et merci à nouveau à toi.
Merci pour ta relecture. J’ai intégré toutes tes reformulations, pour le reste, il est toujours possible de continuer le débat et de faire une proposition amendée dans les mois prochains.