Au vu de la récurrence des échanges sur ce thème, je vous propose un point programme rédigé à l’aide d’une IA (jai quand même fait des modifs et reformulé ça et là, viré des trucs etc…) à qui j’ai feed notre communiqué de presse sur le financement des partis par les crypto. Voilà ce que ça donne, c’est un premier jet à débattre.
Libéraliser l’usage des crypto
Exposé des motifs
Les cryptomonnaies (parfois appelés cryptoactifs), et plus largement les technologies de registres distribués (DLT), représentent une évolution fondamentale de nos modes d’échange et de paiement. Bien plus qu’un simple actif spéculatif, elles sont un pilier de la souveraineté individuelle, de la protection de la vie privée et de l’innovation.
À l’instar d’Internet en son temps, ces technologies sont aujourd’hui confrontées à l’incompréhension et à une frilosité règlementaire qui freinent leur adoption et brident le potentiel économique et démocratique de la France et de l’Europe. Le cadre juridique actuel, complexe et souvent inadapté, crée une insécurité pour les citoyens, les entrepreneurs et les associations.
L’exemple du financement politique, comme soulevé dans notre appel du 3 mai 2024, est symptomatique : refuser d’intégrer les dons en cryptomonnaies au même titre que les espèces est une décision anachronique qui révèle une méfiance envers le progrès et une volonté de contrôle dépassée. Cette position entrave les libertés fondamentales en limitant les moyens d’action des citoyens et des organisations.
Nous estimons qu’il est impératif d’adopter une approche progressiste. Il ne s’agit pas de déréguler, mais de réguler intelligemment pour protéger les utilisateurs sans tuer l’innovation. La France doit devenir une terre d’accueil pour les développeurs, les entreprises et les utilisateurs de ces nouvelles technologies, en défendant un modèle numérique décentralisé, ouvert et respectueux des libertés.
Contenu de la proposition
Proposition 1 : Sanctuariser le droit au paiement et à l’auto-détention (self-custody)
Le Parti Pirate propose d’inscrire dans la loi le droit pour tout citoyen et toute personne morale (entreprise, association, parti politique) d’accepter et d’effectuer des paiements en cryptomonnaies.
Les transactions en cryptomonnaies doivent être reconnues avec la même force juridique qu’un paiement en monnaie fiduciaire, en adaptant les seuils de déclaration pour les aligner sur ceux existants pour les espèces, afin de garantir une cohérence et une juste proportionnalité dans la lutte contre le blanchiment, sans pour autant tomber dans une surveillance de masse.
Le droit de détenir ses propres actifs numériques sur un portefeuille personnel (« self-custody ») sera protégé comme une liberté fondamentale, équivalente à la possession d’argent liquide.
Proposition 2 : Établir un cadre juridique et fiscal simple, clair et stable.
Le Parti Pirate propose de mettre fin à l’incertitude réglementaire en définissant un statut juridique clair pour les différents types de crypto-actifs.
Il est proposé d’éxiger que les administrations publiques, à commencer par les services fiscaux, se modernisent et acceptent les paiements en cryptomonnaies majeures comme le Bitcoin (BTC) ou l’Ethereum (ETH).
Je proposerais de changer “crypto” en “cryptomonnaies” ou “cryptomonnaies et cryptoactifs” ici et dans le titre de l’article car le terme “crypto”, désormais accaparé par la communauté des cryptomonistes, avait déjà un sens auparavant (pour désigner la cryptographie).
Sur la proposition 1, il me semblerait utile de mentionner l’anonymat et la non traçabilité comme but souhaitable, sinon les cryptomonnaies perdent une bonne part de leur intérêt par rapport aux paiements “non cash”. Si la technologie ne permet pas encore une protection identique à celle du cash, du moins peut-on demander que la loi n’introduise pas indûment d’obligation de KYC ou traçabilité.
Pour ma part, il manque beaucoup trop de point abordé, beaucoup trop de flou, beaucoup trop de faiblesse non mise en avant. Mon avis cependant, point par point :
Attention, cela ne DOIT PAS se transformer en obligation. La seule chose que l’on pourrait imaginer, c’est de donner au blockchains le même status qu’une monnaie locale ou un ticket restaurant … Mais cela impose une légalité dont personne dans le domaine de la crypto n’est capable aujourd’hui.
Je suis donc opposé au deuxième paragraphe :
Je comprends la logique ici, l’idée est de dire que, tant que les montants sont petits, pas de KYC comme le cash. Mais cela peut se comprendre comme l’obligation pour les commerçants d’accepter les cryptomonnaies comme moyen de paiement, et cela, pour moi, c’est un très gros NON.
Je rajoute que donner à un parti politique impliquerait le KYC dès le premier euro.
Et imaginez qu’un parti politique accepte les dons et les frais d’adhésion en bitcoins et qu’il possède également un portefeuille Bitcoin. Que se passerait-il lors de la vérification des paiements par le CNCCFP (pour s’assurer qu’ils ne dépassent pas les limites légales de don) ?
Je verse l’équivalent de 7500 € en bitcoins (BTC) à un parti. Le bitcoin connaît une hausse de 10 %, ce qui signifie que j’ai donné plus de 7500 € ou pas ? La CNCCFP devra examiner chaque transaction à la seconde près, en consultant les estimations sur différents marchés BTC pour déterminer si le don dépasse le plafond autorisé ?
J’ai cherché un peu : rien ne s’oppose légalement à cette approche (la fiscalité est une compétence nationale). Cependant, avec des actifs aussi volatils, comment être sûr du montant correct à payer ? Et pourquoi on impose à l’état de prendre un risque (les cryptos sont des actifs risqués, c’est la base) ?
Je pense que dès le début ça se met mal de mon point de vue : cryptomonnaies parfois appelées cryptoactifs. Déjà j’ai un doute sur l’accord au masculin mais passons ^^
C’est de ce que je vois au PP le plus clivant : la différence entre l’utilisation comme monnaie ou comme investissement financier purement mercantile. De là découle les points de vue sur la consommation électrique, le stockage ou l’utilisation de la monnaie et des différents types de monnaies. Est-ce qu’il faut réguler l’utilisation ou les échanges en tant qu’actif financier ? Si on écrit quelque chose sur les crypto-monnaies je pense que l’on doit séparer les deux termes clairement.
C’est ni plus ni moins que le cours légal pour les cryptoactifs. C’est énormissime.
Qu’elles puissent être utilisées pour régler des paiements, je ne suis pas contre. Pour l’utilisateur ça supposerait des systèmes de paiements qui effectuent des conversions automatiques. Par ailleurs si des gens veulent échanger directement en crypto-actifs, libre à eux, mais ça passe par des accords bilatéraux, pas une reconnaissance de cours légal.
Ce n’est pas du tout ma lecture. À part certaines bestioles bien spécifiques (Monero), je ne les trouve pas protectrices de la vie privée, ni piliers d’innovations, voire utiles à la souveraineté individuelle au vu de la complexité technique, leur volatilité et gouvernance diffuse.
Celles qui marchent bien du point de vue des paiements sont les stablecoins, émises par des sociétés de gestion centralisées et intégrées dans la finance traditionnelle, posant ensuite des questions sur les risques financiers.
Quel serait le but pour un parti politique de défendre les cryptomonnaies (dans leur état actuels , qui me semblent être plus du placement financier qu’autre chose) ? est ce que cela serait simplement de la constatation cela existe on ne peut pas le négliger et il faut l’encadrer ?
Quels sont les possibilités intéressantes des cryptos, mais aussi leurs biais , pour notre société économique ? et du coup sous quel axe devons nous défendre son développement ?
et que ce serait la différence entre une crypto et une monnaie fiduciaire électronique, devons nous pas aller plutôt vers cet axe de travail ? existe t’il des cryptos “libres” ?
Est ce compatible avec notre objectif environnementaliste ?
voila toute les questions que j’ai sur le sujet. j’essaierai de prendre de la littérature dessus.
Ça marche, je vais procéder aux différentes modifications et je re-soumets un texte. Si tu vois d’autres propositions relatives aux débats ça et là je suis preneur.
Tu peux me donner quelques mots clefs/idées que je regarde pour faire un truc plus complet ?
Oui bien sûr, je modifierais pour que ce soit plus évident.
Pour moi la valeur de référence restera l’€. Il faudrait que, au moment de payer, les services des impôts proposent d’eux même une équivalence en BTC/ETH, prenant le risque d’une plus ou moins value sur la valeur payée.
les cryptoactives ?
C’est la formulation qui était dans le CP, j’ai juste repris.
Tu proposerais quoi comme découpage ?
Imaginons qu’on s’en tienne à cette position, faudrait modifier comment la formulation ?
En effet on pourrait différencier plusieurs catégories et spécifier peut-être de quoi on parle pour clarifier.
Pour @Be1664 je pense qu’il y a plusieurs enjeux pour nous :
C’est un sujet mal compris par les citoyens et par les partis politiques, comme le numérique en général. Je pense que l’enjeux pour nous est d’être à jour programmatiquement et idéologiquement sur ces innovations.
Je trouve le sujet proche des fondamentaux de ce qui a fait la culture internet, de la libre circulation de l’information, surtout sur l’aspect système décentralisé (non gouverné par une entité autoritaire). Et comme dans cet idéal initial, qui a donné lieux à la piraterie et à la création du 1er Parti Pirate, dedans on retrouve des techos, des libertaires mais aussi des libertariens. Pour moi le 2ème enjeux est donc de prendre de la place dans ce milieux.
C’est intéressant, en effet ça peut être un axe de positionnement.
Je pense qu’il faut séparer l’utilisation en tant que monnaie, et l’utilisation en tant qu’actif financier qui ne vise “que” à faire un investissement en vue d’une (grosse) rentabilité.
Sur les parties un peu clivantes au sein du PP, je vois aussi l’opposition contre les cryptos à preuve de travail, gourmandes en énergies (souvent fossiles hors France) et peu compatibles avec certains idéaux écologiques. Ceux qui sont pour et qui recherchent comme on l’a vu récemment à “rentabiliser” le trop-plein de nucléaire ont un intérêt financier qui est vraiment loin de l’idée de liberté. Il s’agit de faire de l’argent. Et de persuader encore plus de monde de venir pour que le système continue d’être alimenté.
Je m’égare un peu mais c’est ce que j’en pense actuellement concernant le BTC.
Idem, il y a le Bitcoin d’un côté et les autres crypto-monnaies de l’autre. Mais surtout sur les réseaux sociaux, et je ne suis pas sûr que dans la vraie vie -et une fois sortie des sphères d’influence du système BTC qui cherche à évoluer vers des valeurs toujours plus élevées- ce soit vraiment le cas. plutôt l’inverse avec BTC comme placement et d’autres monnaies qui “servent” plus.
Posséder des monnaies numériques libres et décentralisées doit être encouragé par le parti pirate, ça correspond en effet à pas mal de nos idéaux. Les posséder pour les utiliser par contre, je ne veux pas encourager un truc à la limite de la pyramide de Ponzi. Que la valeur varie en fonction de l’utilisation de la monnaie, pas en fonction de sa rareté ou de sa demande pour la stocker.
À mon sens il s’agit d’aller plus loin que leur état actuel, qui est évidemment imparfait. Pétition de principe sur ce à quoi elles doivent pouvoir servir qui est cohérent avec l’ADN du PP.
Définir “crypto libre” car les cryptomonnaies actuelles sont toutes en logiciel libre.
L’intérêt des cryptomonnaies est la décentralisation : pas besoin d’une entité unique centralisée qui la crée à son bon vouloir et contrôle tout (façon “chèque cadeau”, “chèque restaurant”, monnaies de jeux vidéo, euro etc). Il peut donc exister des monnaies électroniques qui ne sont pas des cryptomonnaies, mais elles ne sont pas particulièrement intéressantes, pas plus et plutôt moins que les monnaies fiat classiques.
Totalement car toutes les cryptomonnaies ne sont pas à preuve de travail. C’est un sujet distinct.
Ça je le vois surtout sur les “réserves stratégiques” type US. Ça n’a strictement aucun intérêt autre que 1) symbolique, 2) créer de la demande donc maintenir le cours.
Pour le minage avec les excédents de production, ça ne concerne pas que le nucléaire, loin de là, mais aussi (et encore plus) les EnR, en particulier le solaire, qui ont des surplus énormes et pas forcément valorisables avec d’autres usages. Donc l’intérêt assez clair est de financer ces surplus plutôt que devoir faire subventionner par l’état (donc le contribuable) la perte de valeur due à l’excédent. Il y a peut-être d’autres manières d’utiliser lesdits excédents mais personne ne se présente pour cela, un tien vaut mieux que deux tu l’auras…
Merci pour le travail ! Effectivement c’est un débat qui prend de l’ampleur et qui est difficile à intégrer tel quel, les discussions promettent d’être intéressantes.
Pour ma part, je vais tenter dans un premier temps de faire un rapide récap des notions clés derrière l’écosystème crypto et je répondrai à @Be1664, ce qui en somme formera aussi ma contribution totale pour le point programme.
TL;DR
Y’a une place au sujet de la technologie blockchain, plus d’appréhension concernant BTC et sa valeur ajoutée pour la société, attention en terme écologie de ce dont on discute. Liste non exhaustive de livres et autre ouvrages/rapports concernant les cryptos que j’ai lu et que j’apprécie particulièrement.
Récap de notions clés
L’environnement des cryptomonnaies et cryptoactifs est complexe à aborder pour qui ne s’y intéresse pas ou pour qui n’est pas trop au fait des innovations un peu tech dans le genre. D’où cette petite section récap’.
La blockchain
La blockchain (ou chaîne de blocs en français) est une technologie particulière informatique que l’on peut assimiler à un registre distribué qui permet d’enregistrer des transactions de façon transparente, partagée et supposément immuable. Ces blockchains peuvent être publiques comme pour BitCoin ou Ethereum, ou privées pour par exemple suivre des chaînes logistiques.
En soi la blockchain est donc une brique technologique “neutre” qui peut avoir des utilités et applications bien différentes que de la monnaies ou des actifs financiers : traçabilité, transparence, certification, etc.
Les cryptoactifs
Les cryptoactifs sont des actifs numériques émis, stockés ou transférés via une blockchain, et comprennent, entre autres :
Les cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum, etc)
Les “Stablecoin” (ou monnaie stable) qui sont des cryptoactifs adossés à une monnaie fiduciaire (comme Tether, USDCoin) ou à un actif côté en Bourse type métaux précieux. L’objectif est d’avoir un cours aussi stable que possible.
Les tokens de gouvernance, utility tokens (accès à un service via blockchain) ou security token (actif financier tokenisé)
Les NFTs ou jeton non fongible, qui permettent d’obtenir des certificats numériques uniques et qui représentent une technologie particulière à part entière
De manière générale, cryptoactif est un terme plus générique que cryptomonnaie, et je crois que dans le droit européen (MiCA) c’est le terme cryptoactif qui est utilisé comme tel.
Les cryptomonnaies
Les cryptomonnaies sont donc une sous catégorie de cryptoactif avec pour but de remplir une fonction monétaire, c’est à dire d’être un moyen d’échange (payer des biens et services), une unité de compte (pour libeller des prix) et/ou une réserve de valeur. Dans la pratique très peu de cryptos remplissent ces trois fonctions, et seuls Bitcoin et les stablecoins semblent s’en rapprocher réellement.
Les concepts de PoW, PoS, et PoA
PoW = preuve de travail. Les validateurs d’une nouvelle transaction doivent résoudre un problème mathématique très complexe pour ajouter un bloc à la chaîne. Extrêmement énergivore et, par design de BitCoin, n’a aucun horizon de diminution de consommation énergétique (problèmes de plus en plus durs). Mais sécurité relativement éprouvée, une attaque restant possible mais très très coûteuse. Principe de BitCoin
PoS = preuve d’enjeu. Les validateurs sont sélectionnés proportionnellement à la quantité d’actifs possédés qu’ils mettent “en gage” de leur validation jusqu’à validation complète. Beaucoup moins énérgivore, moins éprouvé en terme de sécurité. Principe de Ethereum
PoA = preuve par autorité. Les validateurs sont connus dès le départ et certifiés. L’objectif est ici pour des chaînes privées d’accélérer les processus de traitement mais requiert de faire confiance aux validateurs centraux.
Petit tableau histoire de savoir où on en est :
Méthode
Décentralisation
Énergie
Vitesse
Usage typique
PoW
Très haute
Très élevée
Lente
Cryptos publiques (Bitcoin)
PoS
Haute
Faible
Moyenne/rapide
Cryptos publiques, smart contracts
PoA
Faible
Très faible
Très rapide
Blockchains privées/consortium
Pourquoi j’ai fait ce récap
Parce que ça permet de rendre les discussions plus claires suivant la catégorie visée :
Si on parle de blockchain, on va plutôt avoir des enjeux d’innovation et de souveraineté numérique et technologique
Si on parle de cryptoactifs, on va plus se diriger sur des enjeux de régulation financière, de protection des épargnants, etc
Si on parle de cryptomonnaie, on touche à des enjeux monétaires et de souveraineté économique
Parce que ça permet aussi d’aborder la notion écologique de manière différente :
La PoW est très consommatrice d’énergie et de ressource pour produire les unités de calculs associées
La PoS l’est beaucoup moins
La PoA quasiment pas.
Parce que ça permet d’aborder le sujet sur des stratégies politiques différentes suivant les angles d’attaque :
On peut être pour un ressort de l’utilisation de la blockchain pour des administrations publiques par exemple tout en étant prudent vis-à-vis de cryptoactifs
On peut être pour l’essor et la reconnaissance de BTC comme une cryptomonnaie véritable (cad une vraie monnaie) tout en se fichant des enjeux énergétiques ou technologiques de la blockchain
et la liste des stratégies possibles est longue…
Ma réponse
Il y’a deux dimensions : déjà personnellement je pense qu’on peut encourager les innovations permises par la technologie blockchain en elle-même pour permettre des paiements rapides, des transactions transparentes et sécurisées, etc. Les implications à terme peuvent être nombreuses, potentiellement transformer les moyens de paiements actuels ou l’infrastructure financière globale. D’autre part la montée de l’adoption de ces monnaies numériques laisse supposé que cela est parti pour durablement s’installer. À partir de là, je me dis que laisser le champ libre aux organismes privés et étrangers c’est potentiellement dangereux. Et défendre le développement de la tech et de ses applications peut revenir à proposer un encadrement démocratique pour orienter l’innovation vers l’intérêt général.
Plusieurs implications :
Inclusion financière facilité (pas de nécessité de banque ou de compte bancaire avec ouverture avec des procédures etc)
Paiement internationaux facilités
Monnaies et tokens programmables pour des aides conditionnelles par exemple
Transactions et écosystème entièrement auditable.
On peut par exemple penser à des créations de blockchains ou tokens dédiés à certains pans de la vie publique en ce sens.
Au niveau des biais et risques, on a les mêmes ou presque qu’en finance et actifs traditionnels dans les formes actuels des cryptoactifs : spéculation massive, risques pour les épargnants, concentration d’acteurs, risques d’usage illicite (mais bon ça c’est normal).
Partant de là, je dirais qu’on peut défendre le développement de technologies blockchain souveraine sous la forme notamment de PoA pour l’administration (ex bête mais les transactions comme les aides sociales ou notariales pourraient être représentées sous cette forme).
J’ai du mal à saisir d’autres implications intéressantes pour les cryptos en l’état, et les promesses faites par les promoteurs de BTC peinent régulièrement à me convaincre puisqu’ils sont en général plutôt axés vers la notion de DeFi (finance décentralisée) ou de monnaie déflationniste et donc par définition sûre en terme de placement (mais j’suis pas vraiment d’accord).
Là où une monnaie fiduciaire électronique n’est simplement qu’une réplication de la monnaie fiduciaire réelle sous forme électronique, une cryptomonnaie est totalement décorrelée d’une quelconque administration centrale ou monnaie existante, sauf pour les fameux “Stablecoins” qui sont adossés pour certains à des cours de monnaie fiduciaire.
Du coup quand on sait la différence entre les différentes preuves de validité d’un bloc, oui ça peut dans les cas où ce n’est pas la PoW qui est employée.
Par ailleurs, je me permet aussi de répondre à @PierreB à ce sujet :
Si la financiarisation des surplus pour éviter une facture pour le contribuable est séduisante sur le papier, j’avoue voir des limites importantes :
la fabrication et l’exploitation du matos de minage sont coûteuses en énergie et en matériaux
Les gains potentiels vont aux détenteurs de ces machines, avec des plus values potentielles assez conséquentes sur fond de subventions publiques
l’horizon de la transition énergétique rends risqué l’investissement dans des équipements susceptibles de devenir rapidement obsolètes ou inutiles. Bien que l’électrification des usages semble en pause pour le moment, une volonté politique devrait, je l’espère, apparaître pour pousser massivement en ce sens.
Si pour le moment c’est la seule solution '“viable” pour absorber des surplus de production, c’est aussi parce que la discussion autours de ce surplus est relativement “récente”. D’autres techniques existent mais ne sont pas discutées publiquement (stockage, pilotage à la demande, valorisation thermique, pompe à chaleur en journée, grosse industrie (mais ça nécessite aussi une politique de réindustrialisation ça …))
Compte tenu de tout ça, je me dis pourquoi pas dans l’absolu mais à des conditions strictes sur des audits environnementaux complets, des règles concernant le recyclage du matos et des clauses de retrait. Et j’avoue que je préfèrerais qu’on discute d’autres alternatives en même temps, plutôt que d’avoir l’impression que c’est la seule voie possible (c’est peut être ma bulle informationnelle qui fait que mais bon, c’est un peu l’impression que j’ai).
J’espère avoir répondu de manière suffisamment large, si tu souhaites de la lecture je te conseille :
L’étalon bitcoin traduction de “the bitcoin standard”, point de vue monétariste sur btc comme “or numérique”. Important à lire mais attention faut le lire en aillant conscience que c’est partisan.
Pour le paiement rapide, ce n’est pas tout à fait exact aujourd’hui.
Je m’explique. Si on veut une transaction valide du côté de BTC (je laisse de côté les Layers 2), il faut attendre que 3 ou 4 blocs soient validés. Restons sur 3 qui semble faire consensus. Cela sous-entend que, pour que les commerçants soient sûrs d’être payés, il faut attendre 30 minutes (un bloc toutes les 10 Minutes).
Donc oui on est sûr que le paiement sera “validé et sûr” mais en 30 minutes.
Comment font Visa, CB ou Mastercard pour faire plus vite ? Et bien ils sont l’intermédiaire de confiance qui dit aux commerçants : Le paiement sera fait, si ça merde, j’assume.
Tu fais une différence entre cryptoactifs et cryptomonnaie plus haut dans le texte, et tu l’oublies ensuite ?
Tu parles de la montée de l’adoption de ces monnaies … Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. À part quelques rares cas, on ne peut pas payer dans le monde avec des cryptos. Oui, il y a une valorisation des cryptos qui montent, mais nous parlons alors de cryptoactifs, pas de cryptomonnaies.
Allez en Alsace, si je vous dis que l’on peut acheter une moto, une formation ou une flammekueche avec du Bitcoin, vous dites que c’est gagné … OK, on parle de 3 boutiques a plus de 100 km de chez moi, super ! Et si je voulais payer en Éthers ? Ah bah la c’est facile, je pense que je n’ai personne.
Donc oui, les cryptoactifs sont de plus en plus valorisés et utilisés partout dans le monde de la finance, mais les cryptomonnaies on est loin d’un frémissement …
Défendre l’écosystème BTC français
Pourquoi eux et pas d’autres ? Désolé, hein, mais on a plein de secteurs que l’on veut souverains, et je le comprends. Du coup, à chaque fois que l’on me dit ça, je demande maintenant : “Pourquoi les cryptos et pas un autre secteur ?”.
Le PoA, l’intermédiation avec un médiateur
L’intérêt de la blockchain, pour ma part, c’est d’avoir des échanges sans intermédiaire. Si tu remets un intermédiaire, autant faire une simple base de données en lecture seule pour tout le monde, en écriture pour les gens qui ont le droit.
J’ai échangé avec des métiers où cela a été tenté (Notaires par exemple). La question qui est arrivée sur la table est :
Tu ne fais pas gagner d’argent ni aux notaires ni aux clients et tu as un gain ridicule sur la transparence.
Je n’ai pas trouvé un seul exemple de PoA qui passe cette question quand on s’y penche plus de 30 minutes.
Perso, moi je n’ai rien contre les cryptos, je comprends que, dans un environnement instable (pays en guerre, état faible) on voit un intérêt à des transactions en cryptos, et, comme c’est un écosystème en pleine innovation, ils proposent toujours des trucs nouveaux. Mais s’il suffit de proposer des trucs nouveaux, je serais riche.
Je souhaite apporter un soutien franc et massif à la proposition de @Bibo
D’une part car elle a pour ambition de sortir d’une ambiguïté (peu de nouveaux pirates imaginent que le PPFR n’est pas pro-crypto car c’est contre-intuitif vu notre positionnement progressiste). D’autre part, elle est raisonnable et intelligente pour un parti qui est en réflexion, mais qui (je le souhaite) est avant tout attaché à ses valeurs.
Mon premier point sera pour évacuer tout de suite la considération de la qualité de la “commu crypto” (#cryptobro, #cryptofaf, #Bitcon, etc. → ) pour se faire une opinion sur l’objet qu’est une monnaie électronique décentralisée. Pour être directe, il y a des cons ; d’énormes cons même. Comme dans toute organisation, même la nôtre ! On a coutume de dire “Bitcoin is for enemies”, c’est pas pour rien.
Mon second point est de répondre aux arguments développés dans le fil.
Volatilité et complexité
Pour les dons politiques, il suffit d’appliquer le principe “la valeur au moment du don fait foi”. La loi n’est pas non plus de notre côté sur le Bulletin unique, mais on a des propositions.
Sur les paiements : la solution existe déjà avec les processeurs de paiement crypto qui convertissent instantanément en euros. Tu acceptes du btc, tu enregistre dans ton logiciel de caisse des € après la conversion des “devises étrangères”. Je propose à l’équipage Alsace de faire un repas au Cheval Noir à Hoenheim. Ca fait 15 ans que le patron fait ça.
Sur la lenteur des transactions.. Vive Lightning. Ok, les puristes vont dire que ça trahit la pureté Bitcoin, mais c’est pas l’enjeu dans cette discussion donc l’argument est valable.
Risques de dérive réglementaire
Les arguments sur ce point confondent « droit d’accepter » et « obligation d’accepter ». La proposition parle explicitement de sanctuariser le droit, pas d’imposer une obligation. C’est exactement comme le cash : personne n’est obligé d’accepter les espèces au-delà des seuils légaux, mais le droit d’accepter est protégé. La liberté.. notre valeur cardinale.
Incompatibilité avec les valeurs environnementaliste
Ici, on voit bien la limite à parler de crypto de manière indifférenciée.
Soit on se dit que l’écologie, c’est la sobriété, c’est consommer moins d’énergie… Très bien, Ethereum est passé de la preuve de travail à la preuve d’enjeux en 2022, réduisant sa consommation de 99,95%.
Enfin, l’argument sur les « énergies fossiles » ignore que le système bancaire traditionnel consomme énormément aussi, sans compter l’impact des infrastructures physiques. Or la conso de ce système traditionnel n’est absolument pas pilotable. Ça ne servira à rien à RTE pour relever les défis de la stabilisation.
Nature spéculative vs usage monétaire
Quand on me dit “ça sert à rien”, je lis “ça ne nous sert à rien”.
Nous, français, ne sommes pas les plus concernés car avec un système euros assez stable. Enfin, “assez instable” aussi pour qu’on nous recommande de mettre du cash sous le matelas.. ( La Banque centrale européenne recommande de garder des espèces chez soi en cas d’«instabilité majeure» ).
Je ne reviendrai pas sur les cas particulier de Assange, Navalny ou Snowden, mais, nous, Pirates, pourrions au moins regarder du côté du Nigeria, de l’Inde, du Vietnam, du Kenya, du Brésil, de l’Afghanistan.. et se dire que leur cas a un intérêt.
Enfin, si les gens investissent dans la pierre et laisse du logement vacant parce que c’est plus rentable de toute manières, on a rien à dire ? Pour le trading de matières premières agricoles, pareil ? En revanche, acheter du BTC ou de l’ETH, ça ne peut être qu’une spéculation ?
Quoi qu’il en soit, notre avis importe peu sur le cours des choses : le réseau BTC a franchi l’année dernière le cap symbolique du milliard de transactions et surpasse de plus en plus Visa en termes de volume de transactions ( Glassnode Studio - On-Chain Market Intelligence ).
Ca fait beaucoup de transactions illégales.. ! En réalité, le Crypto Crime Report 2025 estime à 0,14% seulement des flux enregistrés sur la blockchain en 2024 qui proviendraient d’activités illicites. Ok, c’est toujours trop, mais quand même.. c’est peu.
Vie privée
Je lis que Bitcoin ne protège pas la vie privée.. L’enjeu est avant tout démocratique. C’est un bien commun numérique. La plupart des cryptos (sauf Monero) ne permettent pas un anonymat parfait. En revanche, il faut se donner du mal pour remonter des transactions. Je trouve donc cela bien équilibré par rapport à la finalité d’une monnaie. Les enquêteurs en cybercriminalités peuvent y accéder, pas mon banquier.
Subventions publiques
Si quelqu’un peut me réexpliquer pourquoi il est ici question de subvention publique.. je ne comprends pas.
A propos des « stablecoins », ce n’est pas le sujet de la proposition, mais je suis assez convaincue que la dollarisation de l’économie.
Je pourrai encore dire beaucoup de choses, mais pour rester (relativement) concise, je conclue..
Au sein des crypto, Bitcoin est une monnaie et elle est reine. Pour moi, il faut nommer Bitcoin ; non seulement pour ses propriétés (stabilisation énergétique : L'américain Mara prêt à acheter Exaion, la pépite tech d'EDF, pour 168 millions de dollars), mais aussi pour se démarquer de Shitcoins sans intérêt et.. se démarquer de Monero qui pose encore bien d’autres questions sur lesquelles on est carrément pas mûrs.
Gardons en tête que le btc est apparue en réaction à la crise des subprimes de 2008 en proposant une finance décentralisée, un protocole immuable, une émission plafonnée à 21 millions d’unités (top sobriété en fait). Aucun État, BCE ou organisation ne peut en altérer le fonctionnement. Il permet des transferts de valeur sans intermédiaire, sans autorisation, sans censure. Même pour les cons.
C’est une autre vision du monde que d’avoir une monnaie indépendante des Etats (même si de plus en plus d’Etats trouvent pas idiot d’en avoir). A mon sens, il n’est pas question de s’affranchir d’une monnaie dite fiat, mais de pouvoir disposer librement de l’opportunité de commercer, dépenser, vivre autrement.
La proposition de traduit bien le fond du sujet : la liberté. Il n’est pas question ici d’obligation, mais de liberté.
Oui il y a une communauté de merde, mais bon, on trouve des cons partout. Par contre, mon problème c’est que l’ensemble des défenseurs du BTC actuellement en France n’a qu’une vision politique particulièrement légère. C’est souvent dû au fait qu’ils ont le “cul entre deux chaises”. D’un côté, le business et, de l’autre, le politique.
Forcément, si tu veux faire du lobbying pour les entreprises de la crypto, alors tu causes avec tout le monde, RN compris. Si tu veux faire de la politique, tu dois choisir. Mais que fait la communauté pour le moment, quel choix est fait ?
Je suis cependant d’accord, c’est loin d’être le sujet le plus important.
Comptablement, ce n’est pas un truc simple, cela sous-entend que nous allons devoir garder le prix du bitcoin à moment où l’on aurait reçu un paiement en BTC ? Et on se base sur quel indice pour l’évaluation de la valeur de 1 BTC ? Ou alors on impose une conversion en euros immédiate ?
Tu dis que l’on n’est pas obligé d’accepter les espèces à partir d’un certain seuil. Mais en dessous c’est le cas. Aujourd’hui, mon boulanger n’a pas le droit de refuser mon billet de 10 pour acheter mes petits pains.
Un commerçant a le droit de refuser des chèques ou la carte bleue, mais pas les espèces. Par contre, s’il refuse les chèques et la CB, il doit le dire clairement. Avec ce que propose @Bibo on se place dans quel cadre ? Obligation jusqu’à un certain montant ? Obligation de signaler les modes de paiement que l’on refuse (avec la liste des 200 cryptos du moment ?).
Moi j’ai besoin de comprendre ce que l’on veut avec cette proposition dans le concret. Comment allons-nous faire fonctionner le truc ? Encore une fois, je n’ai pas une vision chinoise des cryptos, je ne veux en aucun cas interdit le bitcoin (laïcard convaincu, je n’ai pourtant pas envie d’interdire la présence de tous les curés, pasteurs, pope, rabbins et imams de France …). Mais si on veut m’imposer le truc, je veux savoir comment.
Je ne comprends pas ou tu veux en venir.
Oui, c’est un monde où les monnaies seront en concurrence. C’est un monde rêvé pour certains, moi j’ai du mal à comprendre l’intérêt (mais j’avoue que je ne vois pas non plus en quoi utiliser le BTC comme monnaie impacterait ma vie … si ce n’est en rien du tout, je paierais mes impôts pareil, je devrais vivre de la même manière.)
Moi, je cherche à comprendre simplement quelle cadre législative on mettrait en place derrière ses belles phrases ?
Je surveille le sujet depuis 2013 et force est de reconnaître que le soufflé est bien retombé, la courbe d’adoption en tant que substitut au cash est vraiment mollassonne par rapport à ce qu’on pouvait espérer à l’époque. L’adoption “grand public” ne se fait pas vraiment (pour plein de raisons… je vois les parallèles et les différences avec Internet en termes de vitesse comme d’obstacles). Lightning à mon sens est un semi-échec.
Du coup le sujet reste essentiellement un sujet de militants convaincus, avec tout ce que ça implique.
Là, faux dilemme répondrais-je laconiquement
Trucs nouveaux ? À vrai dire je ne vois pas bien où est l’innovation depuis des années.
On suit les cours, on se félicite de dépasser les x k€, on a des déclarations politiques, des stratégies type Forex (source d’arnaques sans fins pour petits épargnants), des produits financiers dérivés qui sont souvent un calque de ce qui existait pré-cryptomonnaies, des pump & dump à foison. C’est plus de l’innovation marketing que technologique. Car à part ça, technologiquement je trouve que ça roupille. Bitcoin est la branche “conservatrice” = “notre preuve de concept est mûre, on a le “first mover advantage”, on ne changera rien de substantiel et la PoW est notre dogme”. C’est sans doute Bitcoin qui a le moins de capacité à innover, face aux autres cryptomonnaies. C’est compensé pour l’instant par une plus forte capitalisation et du “mindshare”. Est-ce que ça va lui donner un avantage pérenne, à voir.
Merci. Globalement je suis d’accord avec ce que tu dis, à quelques détails mineurs près (l’un étant Lightning qui ne me semble pas suffisamment convaincant). Le point où je mettrais un bémol un peu plus appuyé concerne l’angle que tu mets sur Bitcoin.
En fait, l’important à mon sens à ce stade est plus la ligne générale à défendre que les détails de mise en œuvre (où on trouve le diable, tout ça).
Ma réponse standard là dessus : “ne pas voir d’utilité n’est pas une preuve d’inutilité”. J’ai entendu combien de fois cet argument pour évacuer Internet…
Peux-tu préciser un peu plus sur quoi on ne serait pas mûrs concernant Monero ? Je ne connais Monero que de très très loin, c’est peut-être pour ça que ça m’échappe.
Effectivement séparer Bitcoin des autres cryptoactifs permet de différencier deux sujets et de répondre différemment à chaque.
La monnaie neutre, acephale et incensurable qui concerne les enjeux de sociétés.
Les projets d’infrastructures numériques de financiarisation portés globalement par des fondations (en fait des entreprises) qui ont donc des intérêts de rentabilité.
Les approches étant totalement différentes, les réponses le seront tout autant.
Merci pour les retours nombreux, du coup je vais essayer de poser mes divagations sur le sujet de l’intérêt pour un parti politique.
1/ Sur Le point précis :
Je note qu’il est intéressant de soutenir la recherche sur l’élément blockchain et permettre le développement et son application dans différents horizons. (chose que le point programme européen met en avant) Cela dépasse le cadre simple des cryptomonnaies.
sur la notion d’utilisation des cryptomonnaies (dont on oublie l’usage spéculatif et la version placement financier) je pense qu’il est intéressant de soutenir la possibilité d’user de ces cryptomonnaies. Hors c’est déjà le cas. Donc en dehors d’être volontariste sur le déploiement du paiement en cryptomonnaie et l’étendre à divers usages dont l’administration publique je ne vois pas d’intérêt à le défendre. Mais admettons que nous voulions généraliser : il faudra aussi s’assurer de la sécurité pour les utilisateur quand à la diversité des cryptomonnaies existantes vis à vis de la pseudo-confiance de notre monnaie-dette reconnue l’euro. Voir établir des recommandations, faire des choix . Et cela me semble être très important de traiter au cas par cas, et d’avoir un débat sérieux et construit sur chaque cryptomonnaies (a minima type de fonctionnement). Donc je suis pas contre l’idée si nous en détaillons/étudions le cas par cas. Et je ne sais pas s’il est possible de se projeter dans une utilisation généralisée de cryptomonnaies.
2/ Sur la Réflexion générale.
SI la blockchain et son application cyptomonnaie numérique nous intéresse : Pourquoi en tant que parti ne pas réfléchir à promouvoir une cryptomonnaie publique souveraine (niveau européen serait le plus logique) , du moins à son développement plutôt que de se baser sur une cryptomonnaie existante ? Cela permettrait éventuellement de résoudre le problème de confiance et de stabilité de la valeur (en évitant de proposer le même système de création de dette actuel) tout en laissant la libre activité des détenteurs de cryptomonnaies actuels. En soi un billet de banque ne vaut que dalle, une cryptomonnaie également et si elle ne s’adosse pas à une monnaie fiduciaire ou si on ne lui accorde pas une valeur dans règles propres à chacune( BTC serait déflationniste vu son nombre limité mais cela repose sur une réelle libre concurrence, pourquoi pensons nous éviter les mêmes schémas néfastes qu’avec l’économie actuelle ? d’autre pb sont certainement envisageable avec ETH ou encore même la june) .C’est alors nous laissons un autre type de marché un autre fonctionnement définir la valeur d’un cout et celle de notre force de travail, pouvant aggraver d’autant plus les inégalités. Cela m’interroge de l’intérêt pour un parti de ne pas l’envisager sous un fonctionnement publique souverain européen. Il ne faut pas oublier qu’avec tout ses défauts les monnaies fiduciaires induisent une certaine égalité face à la valeur de l’unité monétaire que nous obtenons dans un temps donné, même si par les mésusages ou d’autre problématique induite par le fonctionnement. elles ont été à l’origine de plusieurs crises avec des effets secondaires gravissimes pour les populations générales.
La dite technologie blockchain est une base de données distribuée sécurisée par un token reçu par les validateurs en récompense. Le token est donc une monnaie au sein de son réseau.
De fait dès qu’un cas d’usage, autre que l’usage monétaire lui-même, est mis en avant, peu importe lequel, la mécanique spéculative se met en marche par promotion du projet par des entités intéressées à son succès (généralement des fondations pour laisser imaginer que c’est où sera décentralisé plus tard)
Les sujets sont qui émet ce token ? A qui ? Combien en garde-t-il pour lui ? Comment est-il mis sur le marché ?..
Dès le départ il est notable de voir que le problème à résoudre devient secondaire, et est sûrement déjà résolu sans ce moyen.
C’est un secteur à encadrer comme est encadré le marché des start-up avec des garanties supplémentaires sur l’émission du token, il ne semble pas nécessaire d’aller voir chacun des milliers de projets existant pour faire des recommandations.
Une réflexion sur l’état de l’art légal apportera une grande partie des réponses.
Concernant les projets ancrés sur l’usage monétaire donc Bitcoin, ces fork (BCH. BSV…) et les privacy coin (Monero, Zcash…) l’objectif est quelque peu différent car il ne s’ancre pas dans l’entrepreneuriat mais plus dans l’aspect sociétal.
Ces projets amènent à réfléchir à l’impact des monnaies en général dans la société. C’est ici qu’il y a matière à réflexion pour un parti politique.
Bitcoin créé une nouvelle concurrence dans le système actuel en proposant une autre vision que celle communément accepté (acté) depuis les années 70, mais largement débattu pendant l’entre-deux-guerres.
A cette époque deux visions se faisaient face, keynésiens et autrichiens.
Le choix s’est porté sur la version la plus avantageuse politiquement à mettre en place, créé de la dette dans les moments difficiles et rembourser dans les moments opportuns. Cette dernière partie ayant été largement oubliée par les dirigeants créant une boucle intenable dans le temps dont l’échéance se rapproche.
La deuxième vision proposait une solution plus rigide en terme politique, mais sûrement plus souhaitable sur le long terme, en séparant la monnaie de l’état, incitant et les entrepreneurs et les gouvernants à un équilibre des comptes dans leur gestion.
Il me semble qu’il est nécessaire de séparer ces deux sujets, d’un côté l’entrepreneuriat financier numérique et de l’autre la monnaie ainsi les idées et propositions qui en ressortiront seront plus pertinents.
Je suis totalement d’accord sur ce point, on ne peut encadrer projet par projet, cela est tout simplement impossible. Ma comparaison serait plus avec les produits financier cependant. On a des règles (transparence sur les risques, les garanties, etc.) et ses règles la doivent être mise en place pour les cryptos de la même manière, pour que les gens qui veulent utiliser cela le fasse en connaissance de cause.
Cela permettra aussi d’assainir le secteur (même si cela ne sera pas totalement fait, ce n’est pas non plus le cas dans le secteur financier classique).
A noter que je serais bien incapable de proposer une structure légale autour de cela, je ne suis pas un expert financier (et donc pas sur d’être capable de voir sir les règlements comme MICA sont bon ou pas …)