Pacte Pouvoir de Vivre


#1

Ceux qui le suivent sur Twitter savent sans doute que je suis à la #CFDT. Vous avez sans doute entendu parlé du “Pacte du Pouvoir de Vivre” ?


Les 66 résolutions sociales et environnementales sont assez en phases avec nos valeurs.
Je ne sais pas si les 19 signataires acceptent les partis politiques, mais que pensez-vous d’inscrit le Parti Pirate comme 20ième signataire ? Dois-je le proposer en motion ?


#2

Je pense que ça peut être soumis tel quel en motion. Non ?


#3

En plus, ça nous donnerait une visibilité supplémentaire :sunglasses:


#4

Bonjour

Ce texte bourré de bonnes intentions est creux, sans engagement clair sur les méthodes de mise en œuvre.
A mon avis très humble, il n’apporte rien de neuf et le signer n’apporte rien de plus au PP.


#5

Partant de là tous les programmes des partis politiques sont bourrés de bonnes intentions (que l’on y souscrive ou pas) et leur confrontation avec la réalité est souvent un peu plus complexe - j’inclus le programme du Parti Pirate.
Mais le rôle des militant.e.s est bien de concrétiser des intentions ! C’est d’ailleurs souvent des programmes trop précis qui décrédibilisent les partis qui arrivent au pouvoir et confrontent leurs propositions à la réalité. Et les électeurs ne comprennent souvent pas les compromis qui sont fait pour que la réalité converge vers les intentions premières sans complètement les atteindre.


#6

C’est bien ce qui fait la désaffection des citoyens vis à vis de la politique et du syndicalisme, les compromis qui bien souvent vont à l’encontre de l’objectif de départ… et donc de leurs intérêts.


#7

C’est très caricatural de dire ça ! Et c’est gratuit de dire que le syndicalisme et la politique vise en priorité à servir leurs intérêts avant celui de tous.
Je milite depuis 25 ans, et j’ai toujours fait passer le collectif parfois au détriment de mes propres intérêts. Sans parler de faire ralentir ma carrière tout en ayant permis à d’autres de la faire avancer plus normalement.
Le compromis vise à rassembler. On ne sert pas l’intérêt général en appliquant des idées clivantes.
Plus encore, je vois mal comment on peut faire un programme très tranché et l’élaborer avec la démocratie liquide qui devra tenir compte de l’avis le plus large possible donc plus nuancé :neutral_face:


#8

Bjour,

j’ai mal vu…, parce que je ne trouve pas le texte original,
je ne cause pas de l’article mais des propositions ?

J’ai trouvé !!!
pacte pouvoir de vivre


#9

Je suis également syndicaliste depuis de nombreuses années, je ne remets donc pas en cause nos engagements réciproques même si nous ne sommes pas dans le même syndicat.
Je dis simplement qu’un peu plus d’engagement dans les déclarations ne nuit pas au débat bien au contraire, et à mon sens la démocratie liquide n’a pas vocation à aboutir au consensus mou.


#10

C’est quoi le consensus mou par rapport au consensus dur :roll_eyes: ?


#11

Ce texte en est un exemple. Il n’y a pas de remise en cause du système productif et consumériste capitaliste par exemple qui est à l’origine et la cause principale des dérèglements climatiques et de la sur-exploitation des travailleurs du monde entier.
Ce qui y est dit n’est pas faux, mais le besoin de signataires larges fait qu’on s’arrête à la surface des problèmes. Et en poussant un peu plus loin la sollicitation de signatures je pense que toutes les organisations de l’éventail politique pourraient le signer tel quel.
Alors que les propositions de solutions des unes et des autres sont bien souvent tres éloignées voire incompatibles, pour ne pas dire nauseabondes pour d’autres.


#12

Dans un contexte de démocratie liquide, un consensus dur d’où émergent des positions radicales ne me semble pas impossible.

Tout simplement parce qu’on ne part pas de gens qui viennent un programme à la main et se disent que le “consensus” préexisterait dans leur programme. Egalement parce que les sources scientifiques des propositions, arguments, et amendements sont publiques. Enfin, parce que ceux qui n’ont pas le temps d’approfondir le sujet du débat peuvent tout simplement déléguer leur voix.

Ainsi, l’idée qu’un modèle de croissance indéfinie, de produire toujours plus avec toujours moins pour être toujours plus compétitif, ne permettra pas de régler la crise climatique (on a déjà des exemples d’échecs du “capitalisme vert” : le marché européen du carbone en est un), cette idée d’une incompatibilité entre écologie et capitalisme pourrait bien s’imposer d’elle-même dans le débat. (Je m’exprime au conditionnel, z’avez remarqué.)

A contrario, un consensus “mou” ne ferait que chercher une sorte de moyenne entre des positions pré-existantes au lieu de chercher à faire émerger autre chose.


#13

Je crois que les deux précédentes réponses dont surtout guidées par des préjugés à l’égard de la CFDT, accusé par ses adversaires de pactiser avec le patronat, le MEDEF, … c’est bien mal connaître les résolutions de cette organisation syndicale.
Mais au-delà, j’aimerais que vous me citiez une seule organisation syndicale qui rejette le modèle productiviste dans ses résolutions ? Car c’est le modèle qui justifie “le travail” et donc la défense des travailleurs !
Je précise que je ne cautionne pas le modèle productiviste, et que ce pacte non plus. Il en appelle même clairement à un changement de modèle économique “radical”.
Dommage qu’il n’y ai en fait pas d’arguments de fond précisant des points positifs et des points négatifs - parce que le binaire, c’est bien en informatique, mais en politique ça conduit souvent au désastre !


#14

Là tu me fais un procès d’intention sur ton appartenance à la CFDT.
Je te rassure, ce n’est pas le cas du tout. Nous ne sommes ici, ni pour polémiquer, ni pour faire du prosélytisme, mais pour débattre en toute sérénité.
Pour être franc, je suis secrétaire d’un syndicat CGT, et malgré cela je suis en desaccord avec certaines positions de la confédération, notamment sur le productivisme, le nucléaire et d’autres. J’ai mon libre arbitre et j’aime en user et parfois en abuser… :wink: c’est aussi cela qui fait démocratie, car pour moi la démocratie c’est avant tout le debat, pas le vote qui n’en est que la dernière étape.


#15

Je me sens libre également au sein de la CFDT, et j’ai en également des responsabilités.
Pour autant, je suis prêt à entendre des arguments qui plaident contre une association avec ce pacte. Mais dire que les propositions soutiennent une politique productiviste c’est effectivement une interprétation qui n’est pas vérifiée. Quand au consensus “mou” ça fait 25 ans que j’entends cette expression qui ne veut en fait rien dire. Un consensus, c’est un consensus qui vise à rallier une majorité plus ou moins large donc faire des compromis. L’inverse est une position clivante qui peut s’entendre, mais qui ne peut être qualifiée de consensus “dur” ou “radical”.


#16

Quand on est libre, on n’utilise pas une étiquette (syndicale) pour justifier ses propos.
On exprime simplement sa façon se voir les choses afin d’en faire une synthèse au sein du groupe.


#17

Pardon ??? Précisez son engagement syndicale c’est faire preuve de transparence, et n’empêche en rien d’être libre de ses opinions. Bien entendu, que je suis d’accord avec les orientations de mon syndicat - Cela ne signifie pas que je ne sois pas libre de ne pas être d’accord sur tout !?
C’est exactement comme avec le Parti Pirate - C’est même l’essence de ce parti que de pouvoir exprimer son opinion librement, mais de se rallier à des orientations communes.
Bref … :roll_eyes:


#18

Et en dehors de la CFDT, cela donne quoi ?


#19

Je ne comprends pas le sous-entendu ? Et je suis engagé dans bien d’autres causes, en particulier associatives … comme sans doute pas mal de membres du Parti Pirates.
Nous venons rarement de nul part pour rejoindre un Parti comme celui-là ? Je ne vois donc pas pourquoi mon engagement syndical semble poser problème à certain(e)s ?


#20

Je trouve que les syndicats sont un frein au monde de l’entreprise. Au sein d’une même groupe, ils suffit de discuter entre les membres afin de faire remonter les problèmes à la direction.

Diviser pour mieux régner?