Et l'éducation ?


#21

L’école inclusive c’est vraiment pas Aujourd’hui. Sans parler de handicap particulièrement mais j’observe que tout semble fait pour exclure l’élève d’une vie scolaire agréable et ouverte. Pas forcément la faute d’enseignant mais cela relève plus d’une volonté politique du chiffre et les enfants et personnels de l’éducation s’adapteront . (Tout n’est pas binaire mais déjà cela empêche beaucoup )


#22

L’école inclusive, c’est une façon de gagner de l’argent sous le faux prétexte d’inclusion, en fermant des structures spécialisés (qui coutent cher) qui ont les moyens et les capacités de s’adapter aux enfants.

Les enseignants se retrouve à devoir gérer des gamins alors qu’ils ont déjà beaucoup d’autres élèves à gérer : mission impossible. Et puis surtout, la moindre perturbation peut casser un cours. Je viens de voir que les enfants autistes devront être obligatoirement scolarisé. Super pour l’enseignant.

Dernière chose, les enseignants ont choisi ce métier pour enseigner, pas pour être dans la santé. S’occuper d’handicap mental, c’est quelque chose de compliqué, et qui personnellement ne m’interesse pas.

Au final, sous pretexte d’inclusion, on laisse des gamins à leur sort dans des structures non spécialisés, et on peut au passage gâcher la scolarité des autres enfants. Alors parfois pour aider l’enfant est accompagné d’une AVS … sauf que bien souvent il n’y en a pas car l’EN n’arrive pas à recruter (normal vu les conditions et le salaire !).


#23

Thread intéressant.

Je me permets d’ajouter mon point de vue et quelques pistes de réflexions personnelles, bien que je ne sois pas du tout du domaine de l’éducation, et que mon expérience se limite à mon parcours scolaire.

– Mon constat actuel
Notre école produit des élèves qui, pour une trop grande partie, ne sont pas capables de bien lire, écrire et compter.
Notre collège n’arrive pas à passionner les élèves sur des sujets importants (l’histoire, ou les sciences, par exemple) parce que la base du fonctionnement étant les notes, cela, à mon sens, gêne la capacité à “aimer” vraiment une matière (d’autant qu’il faut souvent se contenter de recracher du par-coeur). Je me rappelle encore de mes cours absolument rébarbatifs d’histoire (peut-être que les profs étaient nuls, aussi ?) tandis que je m’intéressais bien plus lorsqu’on me parlait d’histoire en famille.
La filière “professionnelle” est une filière réservés à ceux qui échouent au collège, et pas à ceux qui veulent se spécialiser dans un métier.

– Ce qu’il faudrait, selon moi, atteindre
Il faudrait réussir à redéfinir des objectifs clairs sur chaque “étape” scolaire (école, collège, lycée)

-> Pour toutes les étapes : définir non plus par classe d’âge les élèves, mais par niveau, avec, en fonction des matières, des possibilités d’être dans des camarades totalement différents, plus proches de son niveau personnel.
Ce fonctionnement permettrait aux “bons élèves” de ne pas être freinés par des élèves plus en retard sur certains sujets, et aux élèves plus en difficultés de rattraper leur retard plutôt que d’accentuer celui-ci en étant “à la traîne” par rapport à la moyenne.
Des effectifs éducatifs pourraient être renforcés sur ces classes où les difficultés d’apprentissage sont plus grandes.

-> École : se focaliser sur la lecture, l’écriture, et la possibilité de compter, éventuellement avec des bases d’anglais

-> Collège :

  • recentrer les mathématiques sur des choses “concrètes”, qui s’appuient sur des choses de la vie courante : je ne suis pas certain qu’apprendre Thalès ou Pythagore soit pertinent dans la vie quotidienne future des collégiens, et je ne parle même pas de la trigonométrie :slight_smile:
  • modifier le fonctionnement des notes dans certaines matières, surtout dans les matières “par coeur” : attiser la curiosité et laisser creuser les élèves certains sujets eux-mêmes et retransmettre leurs connaissances, par le biais par exemple d’exposés (qui auront en plus d’autres bénéfices, tel que la recherche documentaire, et l’expression orale)
  • permettre l’orientation en fin de collège vers une filière adaptée à ce que l’élève veut faire, s’il a des souhaits particuliers, et cela peu importe ses résultats
  • l’apprentissage culturel ne devrait à mon sens pas être “imposé” mais “incité”. On ne peut pas s’intéresser à tout, peut-être peut-on même imaginer dès le collège des parcours avec options ? Je ne sais pas si cela serait pertinent.

-> Lycée : préparer à la vie adulte, avec des enseignements de psychologie, sociologie, une continuité mathématique (mais toujours centrée sur des éléments concrets qui serviront au quotidien : on laisse les intégrales pour les études sup, si besoin :slight_smile: ), des cours généralistes déjà cités (faire une déclaration d’impôts, des démarches diverses), et un enseignement de spécialisation/professionnel, pour ceux qui savent déjà vers quoi ils veulent s’orienter.

Oh, et il faudrait payer un peu mieux les profs :slight_smile: et peut-être définir des primes sur objectifs/investissement ?

J’oublie vraisemblablement beaucoup d’aspects, peut-être même que je suis totalement à côté de la plaque sur la façon dont je vois les choses : qu’en pensez-vous ?


#24

C’est assez intéressant et j’aimerais prendre le temps de te répondre @Phylos vu que je suis à l’intérieur du mammouth (il y fait chaud mais c’est pas confortable). Et tes questionnements sont cool pour justement présenter l’intérieur du truc. J’essaye de faire ça quand j’ai deux minutes parce que ça va me prendre du temps.

Sinon je vous conseille de lire les documents présents ici, c’est en gros un rapport sur les enseignants et le numérique fait par un groupe de chercheur assez compétent sur la question et qui permet de briser quelques idées reçues.


#25

C’est statiquement faux puisqu’il y a moins illettrés aujourd’hui qu’auparavant.

C’est une question de pédagogie dont on doit garantir la liberté aux professeurs. Les raisons du désintérêt des élèves aux cours est bien plus complexe qu’un simple problème pédagogique.

C’est une évident, et pourtant on pousse les jeunes vers l’apprentissage alors que peu d’entreprise les forment sérieusement et saisissent plus les opportunités d’aides public avec une main d’œuvre à pas cher …

Je ne suis absolument pas pour ce genre de fonctionnement, d’une part très fastidieuse en terme de suivi pédagogique et pas très pertinente là où elle a été expérimenté. La classe d’âge a une importance sociale, surtout pour les enfants, bien plus pertinente que le niveau scolaire. Les enfants “sautant” des classes ont souvent des problèmes d’adaptation.
Pédagogiquement, les élèves “en réussite” aidant les élèves plus “en difficulté” approfondissent les savoirs et surtout le niveau taxonomique de cette connaissance. L’hétérogénéité c’est donc gagnant-gagnant si on veut former de futurs citoyens et ne pas recréer dès l’école la lutte des classes (sans jeu de mots).

C’est déjà, et depuis longtemps le cas. Et si Thalès et Pythagore sont très important au quotidien dans les métiers techniques en particulier du bâtiment.

C’est globalement le cas, et il y a des collèges qui ne donnent pas de notes mais évaluent par compétences, c’est très efficient.

Si la culture est enseigné à l’école, c’est parce que sans cela beaucoup d’enfants n’y auraient pas accès - même en les y incitants.

Les mathématiques n’ont pas vocation à être concrètes, au contraire il faut amener petit à petit à la conceptualisation pour former l’esprit à l’abstraction - c’est fondamental. Les mathématiques peuvent trouver des applications concrètes dans l’enseignement des sciences et de la technologie.
Pour ce qui est des cours de la vie quotidienne, je te rejoints et je pense que cela devrait être enseigné depuis l’école primaire (cuisine, jardinage, bricolage, gestion de budget, …) - Sébastien Faure a expérimenté cela au début du siècle dernier avec l’éducation intégrale à La Ruche près de Rambouillet.

Pour ma part je pense que les piliers de l’enseignement doivent être le français et les mathématiques, et la maîtrise de l’anglais (indispensable de nos jours). Les sciences, évidement, la technologie, les humanités, … et depuis la maternelle la philosophie pour former à l’esprit critique (au vue de ce qui s’est passé hier soir - le meurtre de l’enseignant d’histoire, géographique et d’éducation morale et civique) - La philosophie transcende la morale forcément plus empreinte de dogmatisme.


#26

Bonsoir,

Concernant l’éducation, il y a, comme dit précédemment, un gros travail à faire en science de l’éducation pour mieux formé nos professeurs. Il s’agit de thune mais aussi du temps. Comme on évolue sur ces sujets sans cesse, il faut aussi prévoir du temps de formation tout au long des carrières.

Je suis loin d’être un spécialiste, mais il faut faire super attention avec ça je pense. On entend aujourd’hui des discours de racisme de la part de profs. Alors qu’il s’agit d’un sujet bien plus médiatisé que le validisme. Il faut déjà que la société avance sur la gestion des maladies mentales. Parce qu’entre la normalisation des insultes de type “fou”, “hystérique”, “parano”,…, l’ultra médication ou au contraire le rejet de tout traitement, on voit qu’on a beaucoup de travail à faire là-dessus. Un accompagnement à ces questions doit être mis en place.

De manière générale, il faut que l’enseignant ne soit pas seul. On l’a vu malheureusement avec ce qui s’est passé vendredi. Il faut un support vertical (de l’académie) et horizontal (des rencontres-échanges entre enseignant).

D’ailleurs je profite de ce message pour adresser mon soutien et plein de courage à tous les enseignants du parti Pirate. Vous faites un super métier, merci beaucoup à vous!


#27

Je le prends, Merci !