Débats 2019-03 : Proposition AVF #15 : Faciliter la juste identification des produits végétariens et véganes en rayon


#1

Lien vers Congressus : https://congressus.partipirate.org/construction_motion.php?motionId=1474

Rapporteur : @gwenael.pellen


#2

Bjour,

d’abord je précise que je respecte les gouts de chacune et chacun, mais je suis omnivore de naissance, alors je sais que les végétariens mangent des “légumes”, et vive “normalement” et les véganes mangent aussi des légumes mais rejette tout apport animal dans leurs vies (pas de lait,pas de cuir, pas de laine, etc.)
Alors je pense que l’identification ne serait que pour eux, puisque lorsqu’on achète des légumes on sait qu’ils ne sont pas issue de farine animale, à moins qu’on pousse jusqu’à interdire les fumures et amendement issues du vivant (animaux, humain, etc.) ?
Voila je trouve qu’il y a des choses beaucoup plus importantes au niveau européen que l’identification d’aliment destiné à une classe qui a les moyens de choisir son alimentation.

Pauveté en Europe


#3

Alors souvent ça va même plus loin, ça va être l’interdiction pour certains de l’utilisation de l’animal dans la culture. Donc une agriculture légère, non-motorisée à base de tractage par bœuf ou cheval n’est pour certains inacceptable.

Le véganisme n’est pas synonyme d’écologie, il faut en être conscient.


#4

Il y a bien des choses plus importantes en effet mais là il est question de ça et pas des autres choses plus importantes donc ce serait bien de se concentrer sur le sujet et éviter de digresser.


#5

Pas de souci !
Cette proposition et une absurdité, je suis totalement contre une identification spécifique à une infime minorité de nanti alimentaire.


#6

À mon avis, si une telle indication prend sens, c’est au sein d’une réforme plus générale de l’accessibilité à la contenance des produits, à leur valeur nutritionnelle etc… c’est à dire, pas en tant que simple identification de produit végétarien-vegan.

On peut supposer qu’une lisibilité facilité des constituants d’un produit alimentaire réponde à la demande végétarien-végan tout en ayant de réelles impacts sur l’information des consommateurs de manière générale.


#7

Moi j’y suis favorable. On indique bien le gluten et on rembourse bien l’homéopathie, si on pouvait indiquer les produits végétariens et vegans ça serait un minimum et ça ne me choque pas plus que ça. Après tout ce n’est qu’un logo pour une minorité, mais c’est une minorité qui y a tout autant le droit que les minorités religieuses ou autres.


#8

Bsoir,
désolé mais

Je ne vois pas le rapport entre le gluten qui peu causer des allergies , l’homéopathie qui n’est remboursé qu’au minimum et la religion .

En quel produits ?
Parce que je ne vois pas la différence entre des lentilles du puy et de l’union européenne (en dehors de la qualité), entre une laitue de Bretagne et celle du Roussillon .
L’identification si elle a un jour un intérêt elle sera faite automatiquement par les groupes agro-alimentaire, comme ça ce fait pour le halal sans qu’il ait eu besoin d’une loi.


#9

Bah justement, c’est ça que l’AVF veut. D’après eux, les groupes agro alimentaires ont une définition un peu large de vegan/végétarien, donc ils veulent forcer la définition par la loi. Moi chui plutôt pour, c’est pas compliqué à mettre en place, ça n’atteint aucune liberté individuelle, et ça améliore la “lisibilité” des produits.
Après, comme le dit Bibo, une meilleure lisibilité des ingrédients (par exemple, je suppose que c’est ça que tu proposes Bibo : surlignés en rouge si utilise des animaux d’une manière ou d’une autre, surlignés en orange si contient des produits animaux, en vert sinon… le tout conditionné par la loi/les directives européennes), bah pourquoi pas, ça peut être une bonne alternative à leur mesure. Le truc, c’est que du coup, on ne peut plus savoir si un produit est bien vegan/végé du premier coup d’oeil.


#10

Étant directement concerné par ce type de propositions, et au vu du chiffre plutôt grandissant de personnes végétariennes, végétaliennes, véganes ou souhaitant simplement réduire leur impact sur les animaux, et vu le bordel présent sur certains produits (Notamment en ce qui concerne les colorants, additifs, vitamines, “saveurs”, etc, on est très nombreux à être un peu perdus quand on fait nos courses). Toutes les semaines, je déplace des produits mal placés par le Carrefour du coin où je fais mes courses car ils ont placé de la viande sous un affichage “végétarien” ou du fromage dans un carton “végan”.
En outre, je ne trouve pas normal qu’on en vienne tellement à oublier ce que l’on mange, qu’on en vienne à ne plus pouvoir savoir si ce que l’on mange est conforme à sa religion, sa santé, ses allergies rares encore mal indiquées, ou ses choix alimentaires réfléchis.
Enfin, même si ça semblera peut-être stupide pour les personnes qui ne s’intéressent pas à la cause animale : à titre personnel, lorsque je suis invité chez des amis ou de la famille, je n’aime pas avoir parfois à vérifier (souvent à raison) que les plats que mes proches ont pris du temps à cuisiner sont bien conformes à mon régime alimentaire. Si j’ai le temps et les connaissances pour savoir que X ou Y est un produit d’origine animale, ce n’est pas le cas d’énormément de personnes, et je ne compte plus les fois où j’ai pu en parler, refuser un repas ou autre, parce que les personnes n’avaient pas suffisamment d’informations sur les produits qu’ils avaient acheté pour savoir s’ils convenaient.

De meilleures définitions, uniformes et donc plus connues et plus utilisées, passant par un logo officiel (il y en a des dizaines, qui parfois ne sont pas corrects) ou par un listing d’ingrédients efficace, permettraient d’éviter ce genre de problèmes. Bien entendu, je souhaiterais aussi que ce soit le cas pour les régimes alimentaires religieux, mais ce n’est pas le sujet ici.


#11

Il y a un lien avec le régime alimentaire.
Des études démontrent que le gluten n’est pas allergène. Mais au delà de ça il y a un réel abus des régimes sans gluten que certains suivent pour perdre du poid. Quoi qu’il en soit c’est une mention qui tend à devenir obligatoire sur les emballages. Si c’est le cas alors pourquoi pas celle des produits vegans.

L’homéopathie c’est du sucre et de l’eau. C’est donc purement alimentaire. Pourtant c’est remboursé par la sécurité sociale ce qui est en soit un abus. Mais si on accepte ça aux dépens de notre budget national pour la santé alors on devrait pouvoir se fendre de quelques mentions supplémentaires sur les produits que nous mangeons.

Pour les religions je n’aurais peut-être pas du en parler, je le reconnais, mais si on part du principe qu’on respecte les rites religieux en acceptant que des mentions soient indiquées sur des produits en ce sens, et ce au nom d’un certain respect pour les libertés individuelles de chacun, alors qu’est-ce qui nous empêche d’indiquer la mention vegan sur quelque produit que ce soit ?

Je n’invite pas à débattre de ces sujets, ce n’est donc pas du hors sujet, je pose juste des arguments comparatifs qui me semblent pertinents. Désolée de ne pas les avoir explicités dans mon message, cette discussion m’intéresse mais je n’ai que peu de temps à y consacrer.

Pour compléter ce que disait Ouzbek, le veganisme est en nette augmentation depuis quelques années (3% en 2017, 5% en 2018 d’après ce que j’ai lu) c’est certes peu mais suffisant pour qu’on s’en préoccupe, et je pense qu’on doit encadrer cela avant qu’il n’y ait des abus commerciaux, des tromperies dans la vente de produits et peut-être aussi pour forcer les alternatives qui sont bien souvent possibles, comme dans les bonbons ou le maquillage par exemple.

La consommation de viande n’est pas seulement un acte qui tue des animaux, c’est aussi une production de carbone plus importante que le végétal pour une même masse nutritionnelle, et le végétal peut-être une bonne alternative écologique pour diminuer l’empreinte carbone de certains produits.

J’espère que j’ai été un peu plus claire. On ne parle pas que de nourriture dans ce régime, et on ne se limite pas seulement à la protection des animaux, c’est une réflexion sur notre consommation de produits animaliers et sur notre impact environnemental qui en découle.

Je suis flexitarienne. Je mange de la viande occasionnellement, j’aime bien ça et je n’ai pas la volonté d’arrêter, juste de mieux et moins en consommer, savoir d’où elle vient et comment elle a été produite, comment l’animal a été traité pendant sa vie c’est important pour moi.
J’évite dans la mesure du possible de consommer trop de production animale, je ne me maquille plus aussi pour ces raisons là. Dans un maquillage sur deux il y a des matières animales et on ne sait pas forcément lesquelles. Si c’était indiqué ça m’orienterait sur les bons produits. J’essaie de manger des bonbons strictement végétaux aussi. Pas facile mais on en trouve.

Cette cause je la soutiens, il s’agit de l’encadrement d’une liberté individuelle, il s’agit de contribuer à consommer mieux, en connaissance de cause, et c’est aussi ça l’anarchie qu’on prône, au final j’ai du mal à croire qu’on ne soit pas tous d’accord sur ce point.


#12

Bjour,

Tout d’abord merci d’avoir pris la peine de baisser le ton et d’expliquer plus clairement le fond .

Alors je m’excuse par avance si je digresse encore mais il faut bien que je vous donne mes raisons aussi sur le pourquoi de mon opposition qui n’est pas borné.

Samedi je n’avais pas de course a faire, néanmoins j’ai fait un saut à la supérette pour participer aux resto du cœur, ça donne à réfléchir sur les +
de 8 millions de personne, qui en France n’ont pas les moyens de vérifié ni l’origine ni la qualité de ce qu’il vont manger sans compter les jours ou il n’y aura rien sur la table .
voilà un peu ce qui me fait dire que végétarien, végane est un choix de ceux qui en ont les moyens financier (Et tant mieux pour eux).

Sans être ni végétarien ni végane j’ai renoncé à mangé certaines viandes a cause de leurs insipidités et leurs manque de «maturité» (même les soit disant label) et surtout exclus totalement toutes préparations industrielles hormis le pain.
N’étant certainement pas un exemple je prépare moi même notre alimentation a partir d’éléments produit régionalement, cela permet de manger sans arrière pensé et souvent pour beaucoup moins cher !

Je finis ici en précisant que s’il s’agit de renforcer l’étiquetage de tous les produits d’alimentation et autres je suis pour !
Mais pas pour favoriser un étiquetage spécifique qui exclurait, les industriels en profitant pour en augmenter les prix .


#13

Je propose qu’on amende ce point là en indiquant, si ce n’est pas déjà le cas, qu’on souhaite que la mention vegan soit indiquée également sur les produits non alimentaires.


#14

Pourquoi utiliser ces appellations végétalien,végane, qui clive, séctarise les choses, le fond c’est l’aspect “animal” qui pose soucis, pourquoi ne pas chercher une formule plus consensuelle comme:
contient des produits ou dérivés d’origines animales, (après il peut être précisé lesquels etc.)


#15

Oui pourquoi pas.

D’une manière générale pour ces propositions d’AVF, on peut amender, et j’ai proposé qu’on le fasse pour renvoyer à AVF nos propositions et nos amendements, expliquant ainsi notre démarche interne de prise de décision.

Je pense qu’on prouvera ainsi notre sérieux et notre bonne foi à cette association, qui je l’espère nous respectera pour ça, quelles que soient nos réponses finales à leur questionnaire.


#16

Bjour,

petite aparté,
qu’une assos nous demande de rajouter des propositions compatible avec nous PP pas de soucis, mais on n’ a pas à à rendre de compte sur notre organisation, si ils veulent intervenir qu’ils adhèrent !


#17

L’intérêt principal c’est d’être reconnus et d’avoir de la communication là-dessus de leur côté, tout en enrichissant notre propre programme et en faisant connaître et avancer davantage la cause animale si le PP a des élus ou tout simplement grâce à notre propre communication, c’est gagnant-gagnant.


#18

Je pense qu’il est nécessaire de poser une norme sur ce type d’appellations. Cela rentre parfaitement dans l’optique de protection du consommateur porté par le législateur européen.

Je soutiens cette formulation qui à l’avantage de ne pas nécessiter une définition extensive et qui pourrait être non consensuelle des termes (surtout vegan).
Il conviendra par la suite de déterminer les seuils applicables et les produits concernés par cet étiquetage.

Je pense que les appliquer aux produits non alimentaires est superflus étant donné qu’il est assez facile de savoir s’ils contiennent des produits d’origine animal (je songe en particulier aux vêtements).


#19

Pas vraiment du tout, là où les difficultés sont les plus grandes pour connaître la composition (au delà de noms obscurs) c’est essentiellement sur les shampoings, gels douches, produits d’entretien, certains médocs etc.
Mais sinon oui “Contient des produits ou sous-produits d’origine animale” ça peut être suffisant. Mais pas uniquement sur la bouffe donc.


#20

Hello,
Je comprends la volonté de clarté et transparence portée par la proposition.
Je me permettrai néanmoins quelques remarques:
-De nombreux produits alimentaires transformés ( et de plus en plus) sont déjà conçus de façon végan, les industriels ayant bien saisis la niche à prendre.
-En terme de marketing, sitôt qu’un label apparaîtra, les mêmes industriels s’en serviront en tant que valeur ajoutée sur des produits identiques.
-Il faut prendre en compte le fait que le veganisme inspire aussi un véritable rejet d’une certaine partie de la population.