Voici mes réflexions sur ce fil (j’ai tout lu mais je ne me souviens plus du début donc ça peut être redondant).
NB : Ce poste est aussi un peu une auto-critique de mes actions en tant que personne ayant pu être très impliqué au sein du parti et ayant participé activement à la définition et mise en place de l’organisation actuelle et de ce que j’ai pu « rater » durant mes plus de 10 ans au PP.
Le débat que vous avez ici est récurrent. Je pense que ce doit être mon quatrième ou cinquième de ce genre depuis 2013. Sauf qu’à chaque fois, personne n’est d’accord sur quels sont nos objectifs en en collectif sauf à ce que nous sommes nécessairement un parti politique du fait de nos origines. Toutefois, cela va rarement plus loin et nos échéances se limitent alors aux élections et des périodes de creux entre chaque. L’explosion qu’a été dissolution a fini de briser ce fragile fonctionnement et les choix qui ont été fait dans l’urgence (le bon selon moi) a pu finir d’achever le patient.
A mon sens, il ne faut pas sauver le parti pirate car il n’en reste rien de ce qu’il a été avant ces précédentes élections, il n’est pas possible de le réanimer car la base de notre très bonne dynamique a disparu, mais plutôt de se dire « comment créer un parti pirate en 2026 ? » (en gros, on garde l’argent mais vire le reste : les statuts, l’infra, le programme).
Si on n’a plus rien, il est plus facile de décider de quelque chose de neuf. Cela ne veut pas dire oublier ce qui a marché ou ce qui n’a pas fonctionné. L’objectif est de se concentrer sur ce qu’on peut faire autour d’un petit groupe prêt à s’investir et qui définit ses capacités d’investissement plutôt que d’essayer de maintenir une structure qui nécessite des besoins de participation très différent.
Note : si vous retenez cette voie, pensez que personne dans ce groupe n’est indispensable et que chacun ou chacune doit pouvoir être facilement remplacé sinon on va revenir la crise ayant suivi le départ de plusieurs membres très actifs qui tenaient la baraque à bout de bras (parfois en faisant un peu de gate keeping)
Il est aussi impératif de fixer des objectifs sinon l’action n’a pas de sens, chacun et chacune part dans son coin pour faire ce qui lui plaît et au final la structure produit des choses mais qui ne la font pas progresser. Il faut un plan d’action, une stratégie, une feuille de route, appelez ça comme vous voulez, mais ayant une base commune de travail. Et il faut que cette base soit surtout politique mais aussi un peu sur le volet administratif et financier car on peut avoir le plus beau programme du monde, si la structure ne suit pas, ça n’a pas d’intérêt.
Note : soyez réaliste (et modeste) sur vos objectifs et dans votre capacité à les porter tant au niveau individuel que collectif. La stratégie pluriannuelle que j’avais proposé n’a pas fonctionné car trop lourde à porter tant pour moi qui voulait en assurer le pilotage, que pour les personnes devant y participer que pour le collectif qui avait d’autre préoccupation plus politique.
Il est aussi impératif de reconnaître l’existence de cadres au sein du parti. Il faut cesser avec cette hypocrisie de dire qu’il n’y a pas de chef car on veut un système horizontale. Si on ne travaille que collectivement ça n’avance pas. Il me semble essentiel de se dire que nous avons besoin de personnes qui peuvent initier et porter les projets et reconnaître qu’ils peuvent avoir un pouvoir de décision personnelle. Après, tout est une question d’équilibre et on n’a pas forcément à devenir un parti comme les autres sur ce sujet.
Même si j’ai dit qu’il fallait repartir de zéro, voici quelques pistes ce qui, selon moi, est à changer :
- Recentrer l’AP sur le politique et les grandes décisions de gestion (budget annuel, délégation de compétences) et limiter la fréquence des votes pour en faire un élément important de l’action militante. On s’est trop noyé dans des décisions administratives.
- Accepter la verticalité quand il s’agit de passer à l’action. Le collectif décide du cadre et des grandes orientations, les cadres font en sorte que ce soit appliqué et rendent des comptes.
- Utiliser les équipages comme de groupe de travail que l’on crée et supprime facilement selon nos besoins. Plus de passage par l’AP sauf délégation de compétences
- Fusionner conseil et secrétariat et réduire la voilure sur les besoins humains. Il faut quelques personnes qui pilotent et assurent le suivi quotidien et fractionner plus les différentes tâches sur des groupes avec des missions bien identifiés.
- Bruler congressus (et voir comment on peut s’organiser avec une autre solution mais chiante à maintenir)
- Changer d’image pour changer de vie
