Comment sauver le parti pirate?

Bonjour à tous,

Il y a actuellement des discussions relatives à la fin du parti. Les adhésions ne reprennent pas, les personnes qui se sont impliquées ses dernières années dans le fonctionnement du parti s’épuisent, comme cela a pu être le cas avec la vague précédente (dont je faisais parti), et c’est tout à fait normal. Les adhésions et dons couvrent maintenant à peine de quoi faire fonctionner le parti. Des conflits internes ont toujours lieu ça et là ce qui ne donne pas non plus envie de s’impliquer et je crois malheureusement qu’il ne s’agit pas d’une question de personnes mais de contexte.

Pourquoi on est pas bien ?

On peut bien sûr cibler certains de nos positionnements politiques, notre volonté d’être pertinent sur tous les sujets et pas que sur le numérique, la lourdeur de notre fonctionnement interne, la multiplicité des outils, le temps passé à leur gestion ou encore la perte de certains « influenceurs » qui généraient des adhésions après un simple tweet.

Malheureusement, je ne suis pas sûr que s’épancher sur les causes soit pertinent. Il faut aussi prendre en compte de faibles résultats électoraux pour tous les partis européens, une baisse d’intérêt pour l’engagement dans les partis politiques en France. On pourrait également citer certains de nos combats qui reviennent chaque année j’ai l’impression (Chat control), ce qui les rends, par nature, moins audibles.

Pourquoi continuer ?

Je préfèrerais me poser des questions différentes, à savoir, pourquoi continuer à faire vivre le Parti Pirate ?
Je pense qu’il est important d’exister tout simplement, et ce pour plusieurs raisons.

Pour soutenir nos camarades européens

Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas seuls et que notre existence n’est qu’une conséquence d’initiatives de camarades d’autres pays qui ont été répliquées. Je pense qu’il est de notre devoir de continuer à exister, à défendre les valeurs fondamentales de transparence de la vie politique, d’intégrité, de défense des libertés en ligne, de lutte contre la surveillance.

Par notre simple présence et existence, nous donnons de la légitimité à ces combats. Il n’y a rien de pire que de se sentir seul, et se sentir seul dans ses idéaux politiques en fait parti.

Pour donner du pouvoir à nos élus

Je vous invite à échanger avec les élus présents et passés. Faire parti d’un parti politique à un poids quand on est élu sur une liste municipale par exemple. Quand bien même nous n’avons pas la force de frappe des gros partis, avoir des collègues avec qui échanger, avoir l’étiquette d’un parti derrière suffit à changer la donne.

Pour donner l’opportunité à d’autres de prendre notre place

La dépendance

Je ne suis pas nécessaire au Parti Pirate. Vous n’êtes pas nécessaire au Parti Pirate. Les idées Pirate vivront avec ou sans nous. Si nous avons une responsabilité, ce n’est pas de poster sur les RS, de mettre à jour le programme, ou d’essayer de recruter de nouveaux membres, mais bien à minima de laisser en place une structure saine qui ne dépend pas de ceux qui la gèrent afin de pouvoir laisser la place à d’autres.

Nous nous sommes souvent reposés sur quelques têtes qui menaient des projets ambitieux. Et cela fonctionne tant que ces personnes sont là. Mais, une fois qu’elles partent, on se retrouve avec des outils non maintenus, des travaux entamés, non terminés, inutilisables.

Cela crée bien sûr des attentes et donc des frustrations (de la part de ceux qui ont participés). Cela crée de l’immobilisme puisque des volontés ont été mises en attente parce que de plus gros projets étaient en cours. Ces choses ajoutent au sentiment de lourdeur général, au sentiment que les choses n’avancent pas ou avancent très lentement.

Nous pouvons avoir la structure la plus agile qui soit, si chacun crée un projet qu’il est le seul à pouvoir mener alors cette personne crée une dépendance.

Et la dépendance, à court terme, c’est valorisant, quand tout va très vite, qu’une élection arrive, qu’on peut se donner à fond, qu’on arrive à embarquer les gens, c’est génial. Quand il faut par contre, au retour de vacance, après 2 semaines de boulot, avancer sur les étapes d’un projet qui dure depuis 8 mois, en effet c’est beaucoup plus dur.

C’est comme ça qu’on fonctionne depuis 8 ans maintenant, ça a fonctionné un temps, mais je crois qu’on arrive au bout.

Nous ne sommes pas le futur

Laisser l’opportunité à d’autres de prendre notre place est aussi un pari sur l’avenir. On ne peut pas prévoir comment les idées politiques vont évoluer. Ce qui est le plus important à mon avis, est d’être là, prêt à dégainer, prêt à répondre à des sollicitations, prêt à accueilli des adhérents. Nous sur-estimons grandement nos capacités d’anticipation, la manière dons les thèmes traversent les sociétés. Il se peut que nous devenions bien plus gros à l’avenir, bien au delà de ce que nous avons connu jusque là. Ce n’est peut-être tout simplement ni le bon moment, ni le bon contexte.

Je pense que nous sommes très (trop) en avance sur notre temps et en même temps, certains de nos sujets sont devenus mainstream, la question du logiciel libre, de l’open data, de la protection de la vie privé dépassent très largement le parti pirate.

Malheureusement, notre victoire sur la diffusion de ces thèmes au grand public nous rend de fait moins audible sur ces questions, c’est le paradoxe de nos structures politiques centrées autour de thèmes « niche ».

Nous sommes les seuls à comprendre comment nos idées vont au delà de ces questions, pour l’instant.

Bon, d’accord, mais on fait quoi ?

Simplifier drastiquement pour soulager

Je pense sincèrement qu’il faut repenser le parti pour qu’il puisse être géré par 3 à 5 personnes tirées au hasard dans la rue.

Je vous invite à faire cette expérience de pensée, ça donnerait quoi le parti pirate sous ce format ? En terme d’outil, de fonctionnement, d’accueil, d’adhérents, de programme ?

L’intérêt de cette réflexion est multiple. Cela va nous permettre de :

  • grandement simplifier le fonctionnement général
  • revoir à la baisse le budget nécessaire au fonctionnement du parti
  • ne pas dépendre des compétences techniques de telle ou telle personne

On peut quand même se fixer quelques contraintes afin d’éviter de devenir l’équivalent d’une association de gestion des fêtes du 14 juillet bien sûr.

Soulager c’est faciliter l’investissement

Je pense que simplifier le fonctionnement permettra aux personnes motivées de participer plus librement.

Aujourd’hui, s’investir, c’est, dans la tête de beaucoup, prendre un mandat, des responsabilités, créer des réunions, animer des échanges, distribuer du travail, développer des outils, les maintenir etc…

Autrement dit, aujourd’hui, s’investir devient, au bout d’un moment nécessairement une contrainte. Alors bien sûr on est pas obligé de faire tout ça pour s’investir, mais d’une manière ou d’une autre, peut-être par culture interne et peut-être aussi par incitation informelle, de par la manière dont sont structurés nos groupes de travail (sous la forme d’équipage, d’équipe, de conseil), ça le devient. Et sous la contrainte, on s’épuise beaucoup plus facilement, naturellement (en tout cas c’est mon cas).

Si on en fait un Parti Pirate minimaliste, est-ce que ça va pour autant sauver le Parti ?

La réponse courte est non, en soit, si on arrive à 50 adhérents, qu’on ne récolte plus ou quasi plus de dons, même avec ces réformes, ce sera ciao bye bye. Mais je pense qu’il est important de repousser ce moment le plus possible, de nous donner tous les moyens nécessaires.

Si les futurs statuts le permette, il sera cependant beaucoup plus simple de faire pivoter le Parti Pirate, de prendre des risques avec quelques personnes qui peuvent décider rapidement, de tester ce qui prend.

Conclusion

Si un tel projet vous semple pertinent, faites le savoir, je peux travailler sur des réformes de ce type avec votre aide.
À bientôt,
Piratement

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Moi non plus je ne suis pas favorable à la dissolution.

La décision de se dire de « gauche assumé » a accéléré la diminution du nombre d’adhérent, car auparavant, lorsqu’on se disait encore « ni de gauche, ni de droite », et que la diminution avait déjà commencé, on avait cependant un yoyo avec certe une tendance de diminution mais tout de même un yoyo, alors que depuis 2024, la diminution est constante et forte.

Lorsqu’on regarde notre programme, plusieurs pirates le disent, c’est un programme de centre-gauche et non pas de gauche. De plus, nous étions toujours contre les clivage gauche-droite et je crois que nous devons nous adresser à tout ceux qui adhère à notre programme, à tous ceux qui défende le partage du savoir et de la culture, qui défende le logiciel libre, l’internet libre, qu’ils soient de gauche ou de droite (sauf l’extrême-droite).

Je pense donc que revoir notre positionnement pourrais au moins limiter la diminution et peut-être même trouver de nouveaux adhérent au moment des élections de 2027.

Se dire « ni de droite, ni de gauche », n’empêche pas chacun d’avoir sa propre sensibilité politique. Notre sensibilité va de la gauche radical (Mélenchon) à la droite chiraquienne (De Villepin) (dans « Elections » sur Discord, une Pirate affirme avoir beaucoup aimé certaines interventions de De Villepin). Evidemment, je ne parle pas de LR qui sont aujourd’hui d’extrême droite (et même la macronie sont d’une droite dure, beaucoup plus à droite que la droite chiraquienne de De Villepin). D’ailleurs le code des pirates indiquent justement que nous sommes hétéroclytes (code des pirate numéro 13), ce qui renforce l’idée que nous ne pouvons pas se dire de droite ou de gauche.

Si jamais en ayant tout essayer, ça ne s’arrange pas, pourquoi pas devenir un parti mono-thématique sur notre ADN qu’est le partage du savoir et de la culture, la réforme des droit d’auteur, le logiciel libre, l’internet libre… Ce sera toujours mieux que de mettre fin au parti. Surtout avec tous ce qui se passe (ChatControl, la fin de l’internet libre, interdiction des VPN…).

J’aimerais d’ailleurs préparer une motion concernant le positionnement. Si il y en a qui soutienne l’idée de revenir à « ni de droite, ni de gauche » (je sais qu’il y en a) ou alors de se dire « centre-gauche », j’aimerais bien qu’on travaille ensemble à l’élaboration de la motion, afin de m’aider à argumenter (en discutant avec d’autres pirates, plusieurs ont des arguments que je n’ai pas en tête). J’imagine une motion à choix multiple (« se dire de gauche », « se dire de centre-gauche », « se dire ni de droite, ni de gauche »).

Bonjour à tou.tes

J’ai l’impression de débarquer après une longue absence sur les canaux pour ramener ma fraise sur cette question…Une longue absence dans les travaux du parti, mais présente ailleurs sans jamais oublier de mentionner mon appartenance pirate.

Comment sauver le parti? je n’ai pas vraiment de réponse à cette question puisque je ne sais pas à quel moment j’arriverai à tenir un engagement durable. Certain.es le savent, j’ai un engagement syndicale fort (et on ne peut pas dire que Darmanin, produit issu de la frange « ni de droite ni de gauche » nous donne beaucoup de répit) et j’ai clos il y a 3 mois le chapitre de ma modeste expérience d’élue municipale. Je milite par ailleurs dans des courants pour lesquels être de gauche n’est pas qu’un positionnement sur un échiquier politique mais clairement une question de droits fondamentaux (il n’y a qu’à voir comment le « ni de droite ni de gauche » originaire est arrivé jusqu’au vote de la loi sur la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre). Quant au centre gauche…Je ne vois pas…place publique (nan j’rigole!)
Alors, je ne sais pas comment faire, ce que je sais c’est que le PP a soutenu des projets bien à gauche et que lorsque j’ai eu besoin de relais je les ai trouvé. Je pense aussi que si certain.es sont parti.es en raison de ce positionnement, d’autres sont arrivé.es. Je pense aussi que certain.es sont resté.es malgré ce positionnement et que l’arbitrage n’a jamais été clair, ce qui peut générer des conflits internes. Ces conflits sont en parti la cause de ma désertion du discord. Moi même victime à certains endroits puis aussi spectatrice de toutes sortes d’agressions numériques, franchement ça donne pas super envie de se prendre des cartouches.
J’ai été fière de défiler en manif avec le sweet pirate. Maintenant; si le pirate retirait son positionnement de gauche assumée je laisserai le sweet au placard…Sans bruit, et je dirais simplement, à celleux qui me le demande, que mes prises de position étaient soutenues par le parti pirate à un moment où il était de gauche et qu’à ce moment j’étais fière de me présenter comme piratesse.

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Je me lance directement dans une proposition de nouveaux statuts afin de vous permettre de mieux identifier ce vers quoi je veux aller.

Aucun outil n’est définit dans ces statuts, il n’y a pas de RI ce qui permettrait au Secrétariat d’être extrêmement agile sur la question.

En terme d’outils, je ne sais pas ce qui est le mieux, pour le vote, il y a bien Pollen, mais qui semble limiter à 100 votes : https://pollen.cl/

Cependant, avec une moyenne de 10% de participation, (50 personnes votaient quand on était 500), je pense qu’on a de la marge.

Exposé des motifs

Ces nouveaux statuts ont pour but de limiter au minimum le travail à fournir par le secrétariat, tout en lui confiant des pouvoirs supplémentaires. Ces pouvoirs supplémentaires sont compensés par la possibilité de révocation permanente d’un, de plusieurs, ou de la totalité des membres du secrétariat.

Les notions d’équipes, d’équipages, de porte paroles, de conseils, de modérateurs, de tribunal des pirates, de camarades des pirates, sont supprimées.

Le parti pirate ne dispose pas de programme national mais défend le code des pirates et le programme pirate commun européen.

Le secrétariat n’a pas pour mission :

  • la promotion du parti pirate
  • l’animation des échanges
  • la gestion des conflits
  • la production de contenus
  • la mise à jour de programmes
  • la reconnaissance ou validation de groupes pirates locaux

Les pirates et plus généralement la communauté pirate est libre de créer, animer, défendre les luttes qui lui semblent juste, tant localement que nationalement.

Les candidats pirates ne doivent pas s’engager à autre chose que de défendre le Code des Pirates, et si c’est pertinent, le Programme Commun Européen.

DECLARATION GENERALE

[Inchanché]

ARTICLE 1-1 :

  • Est membre du Parti Pirate toute personne physique ayant réglé sa cotisation annuelle.

  • Le montant de la cotisation est initialement fixé à 50 € (Tarif normal) et 15 € (Tarif réduit). Les adhésions sont valables un an de date à date.

  • Les fonds doivent être versés à l’Association de Financement du Parti Pirate.

  • Peuvent adhérer au Parti Pirate les personnes qui adhèrent à un autre parti politique. Ces personnes doivent le déclarer au moment de leur adhésion ou de leur réadhésion.

  • Le Secrétariat peut s’opposer à l’adhésion si l’adhésion à un autre parti politique est contraire aux valeurs du Parti Pirate.

ARTICLE 1-2 :

  • La qualité de membre se perd par décès, démission ou non-paiement de la cotisation.

  • L’exclusion définitive d’un membre peut être prononcée en cas de violation caractérisée du Code des Pirates ou de risque juridique pour le parti. Cette décision requiert obligatoirement un vote à l’unanimité des membres du Secrétariat.

PARTIE 2 : DU SECRÉTARIAT

ARTICLE 2-1 :

  • Le Secrétariat est l’organe unique de gestion courante du parti. Il est composé de 6 membres. Ses membres sont élus pour une durée de 1 an par l’Assemblée Statutaire.

  • L’Assemblée des Pirates peut élire les membres manquants au Secrétariat hors Assemblée Statutaire.

  • Le Secrétariat peut s’adjoindre l’aide de bénévoles parmi les adhérents pour l’accomplissement de ses tâches.

  • Le Secrétariat désigne en son sein deux personnes physiques pour assurer la représentation légale, administrative et financière du Parti Pirate auprès des tiers (banques, préfectures, justice).

ARTICLE 2-2 :

Le Secrétariat a pour mission :

  • La gestion technique et financière du parti.

  • L’organisation matérielle des assemblées, les modalités de vote et le paramétrage des outils de scrutin.

  • La modération sur les plateformes du parti et la gestion des accès aux réseaux sociaux du parti.

  • L’ensemble des décisions relatives aux élections, participations, alliances, communication, désignation des candidats, budget.

  • Le représentation du Parti Pirate au sein des instances internationale et auprès des médias

  • L’élection des membres du bureau de l’Association de Financement du Parti Pirate.

PARTIE 3 : LES ASSEMBLÉES

ARTICLE 3-1 : Assemblée des Pirates

L’Assemblée des pirates est constituée de l’ensemble des membres à jour de cotisation. Elle se réunit au moins une fois par an sur convocation du Secrétariat. Ses compétences exclusives sont strictement limitées à :

  • Élire afin de combler les vacances de postes en cours de mandat du Secrétariat.

ARTICLE 3-2 : Assemblée Statutaire

L’Assemblée des pirates est constituée de l’ensemble des membres à jour de cotisation. Elle se réunit au moins une fois par an sur convocation du Secrétariat. Ses compétences exclusives sont strictement limitées à :

  • Procéder à l’élection des membres du Secrétariat ou combler les vacances de postes en cours de mandat.

  • Voter les modifications des Statuts ainsi que l’ajustement du montant des cotisations.

  • Approuver le rapport financier.

ARTICLE 3-2 :

  • Le Secrétariat dispose d’une totale liberté de choix quant à la solution numérique unique utilisée pour encadrer les votes électroniques non secrets.

  • Les modalités de vote autorisées et configurées sur l’outil par le Secrétariat sont : le vote par classement, le jugement majoritaire, ou la majorité simple.

ARTICLE 3-3 :

Le Secrétariat, ou l’un de ses membres, peut être révoqué à tout moment selon la procédure suivante :

  1. Initiative : Une demande de révocation motivée est publiée par un membre sur un outil de communication asynchrone officiel du parti.

  2. Soutiens : La demande doit recueillir le soutien explicite de 10 adhérents au total par message écrit direct.

  3. Déclenchement : Une Assemblée Extraordinaire de révocation doit être initiée sur l’outil de vote dans un délai maximal de une semaine après le 10ème soutien.

  4. Scrutin : Le vote de révocation dure strictement 3 jours. Si la révocation est approuvée à la majorité simple, le mandat des personnes visées prend fin immédiatement.

  5. Clause de sauvegarde : En cas de révocation simultanée de la totalité du Secrétariat, les membres déchus expédient exclusivement les affaires techniques courantes et ont l’obligation stricte d’ouvrir un scrutin d’élection d’un nouveau Secrétariat dans un délai de 7 jours.

PARTIE 4 :

[Inchangée]

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J’ai sur ce même sujet lancer dimanche un pad pour pouvoir témoigner en interne de la situation, voir faire une version diffusable par le PP sur nos réseaux de ces témoignages. Si ca vous dit de participer aussi, hésitez pas. Document uniquement interne : https://cloud.partipirate.org/apps/files/files/44829?dir=/1-Commun%20Pirate/Espace%20de%20travail&editing=false&openfile=true

Comme @Caradicale , si le parti pirate devient « ni de droite ni de gauche »; je n’aurais pas envie de rester.

Je suis venue au PP parce que je me reconnaissais dans le code pirate. C’est pour quoi je pense que ce serait une bonne idée de se recentrer dessus, même si cela éclipserait beaucoup de travail.

Le code montre un engagement humanitaire, social, critique, scientifique, culturel; libertaire. « X. Les Pirates relient »

Je ne pense pas qu’il faille un repositionnement sur l’échiquier politique mais plutôt un changement d’objectif. Je ne pense pas qu’on ait les prétentions de devenir un parti majoritaire en France. En revanche, on est bons pour questionner, critiquer et informer. Ceci entre nous mais aussi sur les communications extérieures. Les publications ayant eu le plus d’engagement depuis 2024 étant des critiques ouvertes sur des leaks de données, chatcontroll, stop killing games, etc. (analyse sur le cloud)

Potentiellement rediriger les actions vers du lobbyisme et du militantisme correspondant au code des pirates, au lieu de points programme.

La simplification me parait intéressante mais aussi le fait de planifier autour de la notion d’être remplaçable.
J’aime bien que l’équipe Communication soit séparée des décisions avec le Conseil des relations publiques. Cela fait une « sécurité » pour les erreurs d’inattentions ou de recherches.
Des process de vérifications pourraient être mis en place pour alléger les responsabilités de l’équipe, par exemple « toute publication doit être relue par 2 pirates avec ou sans mandat avant d’être posté par un membre qui a les accès nécessaires ». Ou de faciliter la publication des ébauches de publications de la part de n’importe quel membre.
Les personnes qui ont les connaissances sur les sujets ont l’air d’avoir peur de la lourdeur des mandats et des process ou bien encore de leurs compétences de rédaction. Sauf que perso, j’ai beau avoir de l’expérience pro pour rédiger sur les réseaux sociaux, je ne serais jamais autant à jour sur chatcontrol que vous. Je suis sure de n’être pas la seule et qu’il y a plein de complémentarité.

Il y a clairement quelque chose à faire sur comment circule l’information depuis l’intérieur du parti vers l’extérieur. Comment fluidifier cela.
Je suis d’accord @Bibo sur le fait que individuellement, un pirate n’a pas la responsabilité de poster sur les RS, par contre la participation implique selon les disponibilités d’échanger entre nous et à l’extérieur sur nos valeurs: de faire société.

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En fait, je pense que ce que vous voulez tous, c’est plutôt une association qu’un parti politique.

Une association, c’est la garantie d’avoir la pureté militante, des objectifs simples centré sur des problématiques maitrisé, moins de débat et conflit interpersonnel. Pas de question « de droite ou de gauche ».

C’est juste une question d’objectif effectivement.

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La discussion est intéressante sur le sujet, le centre n’étant pas de gauche (et d’ailleurs pas plus « ni de droite ni de gauche », que se soit le modem ou le parti présidentielle). LFI et le PC n’étant plus de gauche depuis un moment. EELV plus vraiment non plus.

En fait, la question ne serait-il pas que seul le Parti Pirate est de gauche ?

Il manque de nombreuses chose dans tes statuts, dont plusieurs personnes ici on parlé sans parler directement de ta proposition de statuts :

  • Rien sur la gestion des conflits interpersonnel (mais voilà un débat qui serait fort complexe)
  • Rien sur la gestion des conflits d’idée
    • des pirates pro BTC pourrait défendre cette position comme pirate, d’autres anti BTC aussi.
    • Dans cette problématique, quel cadre de débat, quel processus de décision, de révision de décision et de stockage de cette décision.
  • Qui interprète et avec quelle processus le code des pirates ?
  • Quand est-il du programme ? Hormis le programme européen, pas grand chose, on en a plus ? On fait avec rien ?

Même si on y est généralement très attaché en France, le positionnement un axe gauche/droite est une énorme simplification (Échiquier politique — Wikipédia). Même si ça penche « à gauche » parmi ses membres, il me semble que l’idéal pirate est de refuser et d’expliquer cette simplification, en trouvant du point de vue administratif la moins mauvaise case.
Mais on parle ici d’un plan de sauvetage, on s’égare…

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Oui, cependant la position de @Caradicale (qui est d’avoir une position politique claire) n’est pas qu’une demande interne non plus.

Le clivage droite/gauche existe bien sur les valeurs (sans jugement des dites valeurs), comme plusieurs chemin pour atteindre un meme objectif (le bonheur, l’épanouissement et le bien-être de tous).

C’est le classement des partis et des gens dans des cases qui lui est moins simple, moins caricaturale. La représentation est souvent sur deux axes, voir trois…

On s’égare… ou pas, c’est un peu une base, un socle ses choix la…

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Le problème c’est que les macronistes se disent ni de droite ni de gauche alors qu’ils sont de droite très radicale (voir d’extrême droite pour certains). La droite républicaine d’aujourd’hui sont également d’extrême droite. Et le PS d’aujourd’hui (et également Place Publique) qui se disent de gauche, me paraissent plutôt à droite. Je suppose que c’est pour cela que depuis 2024 notre positionnement est passé à gauche, et que certains ne s’y reconnaitrait plus si on retourne à « ni de droite, ni de gauche ». Donc si on reviens sur le positionnement « ni de droite ni de gauche » ou alors qu’on se dise « centre-gauche », cela permettrait de refuser le positionnement que se donnent certains parti et il faudra le communiquer dans ce sens-là.
D’ailleurs, Equinoxe, qui nous ressemble beaucoup, se disent « ni de droite, ni de gauche ».

Merci @Bibo pour ce billet.

Je partage une partie de l’analyse, je suis plus sceptique sur les solutions proposées.

Sur l’analyse : oui certains combats Pirates ont été repris bien au delà, mais pas forcément de manière unanime. La défense de la vie privée a du mal à passer. Une certaine mouvance « libérale de droite » se bat maintenant contre ChatControl, mais on ne peut pas en dire autant de Place Publique et du PS qui ne comprennent toujours rien à rien à ces sujets, se prenant pour des partis de gouvernement.

Sur les classements droite-gauche, « est-on vraiment de gauche » etc, je rejoins @philo : le classement linéaire est trop simpliste et l’habitude Pirate me semble plutôt être de décider intelligemment idée par idée (sinon, toute la gauche étant antinucléaire, on serait antinucléaires, etc).

Et cela dit, le Parti Pirate est clairement marqué à gauche, ça ne fait guère de doute. « Est-on vraiment de gauche » me semble une question indécidable, car issue d’un jugement de valeur très subjectif et relatif. Ce vieux sujet récurrent à gauche me semble d’ailleurs plus porteur de division que de rassemblement.

Plutôt que simplifier radicalement les statuts pour gérer la pénurie de membres, même si une simplification serait clairement à étudier, je pense qu’il faut attaquer frontalement le sujet majeur qui motive la réflexion en cours : la pénurie de membres. Beaucoup d’anciens sont partis, pour des raisons variables (ce serait peut-être une analyse à faire, mais je ne veux pas trop m’éparpiller ici).

Le sujet actuel de fond me semble être une difficulté à mobiliser sur de grandes orientations. Il y a eu la directive copyright en 2019, où le PPDE a été très fort (à tel point que pour ma part, c’est pour cela que je suis venu adhérer au PPFR). Aujourd’hui rien qu’en numérique (notre ADN de base) il y a : chatcontrol – PPDE encore – et le chiffrement de bout en bout, la preuve d’âge en ligne, l’identification en ligne, la censure, etc. Si les sujets sont peu à peu appropriés par la société, en théorie le Parti Pirate peut servir d’accélérateur pour défendre les droits fondamentaux, et recruter. Si on n’y arrive pas (à mobiliser et à recruter), à quoi sert-on ?

Cela me donne une transition avec le sujet posé par @npetitdemange et qui me semble central : est-ce qu’au fond, les Pirates ne se contenteraient pas d’une association ? Or à mon sens les associations sur nos sujets abondent et militent déjà de longue date, pas besoin d’une nième instance pour faire la même chose sur les mêmes lignes, ça ne peut que disperser les efforts effectués par ailleurs.

L’intérêt spécifique d’être un parti est de chercher à avoir des élus, des alliances de circonstance ou de long terme avec d’autres partis, voire du financement public, et en leur absence, militer comme un parti : participer aux élections, contacts avec les parlementaires et la société civile, donner notre avis sur le travail législatif, etc.

En découle une nécessité de mobiliser (plus qu’une association), recruter (comme une association) et de faire campagne (pas comme une association). Les deux derniers points (recruter et faire campagne) sont d’ailleurs corrélés.

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Personnellement, faire une analyse des problèmes ne me parrait pas une perte de temps. Prendre des décisions basées sur des données me parrait plus judicieux que du hasard. Et cela nous permettrait de voir plusieurs solutions à ces problèmes.

  • A quel moment on a perdu des membres ?
  • A quel moment on a gagné des membres ?
  • Quelles étaient les conditions à cette époque ?
  • Qu’avons nous communiqué à cette époque ?
  • Y avait il des conflits internes ? Si oui quels sujets ?

Aussi la simplification c’est bien mais pour quelles raisons précises ?
Il y a plusieurs moyens de simplifier. Et plusieurs échelles.
On peut réfléchir à des moyens de fluidifier les processus sans changer complètement les status.
Par exemple (pas du tout obligatoires):

  • pour lever le syndrome de l’imposteur chez les membres et avoir plus de sujets de com : Mettre en place un formulaire de publication envoyé à la com avec des contenus brouillon pour prémacher le travail (j’allais proposer un template à l’équipe com prochainement)
  • pour accélérer la formation des nouveaux pirates et aléger les formateurs: proposer une vidéo que les nouveaux peuvent regarder plusieurs fois

En tout cas, mon avis c’est qu’il faut justifier ses actions pour pas partir dans tous les sens et se concentrer sur les problèmes/solutions qui ont le plus d’impact relativement à l’énergie qu’ils demandent. Il ne faut pas oublier que pour mettre en place beaucoup de changements, nous avons besoin d’énergie et nous sommes peu et fatigués.

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Mai 2018 est le lancement des nouveaux statuts, c’est l’année où je suis arrivé, c’est ce qui m’a attiré.
Certains pics ensuite ont principalement lieux lors des périodes d’élections (créant de l’adhésion) puis 1 an après (à la fin de l’adhésion), exemple le plus marquant : Européennes 2019
Législatives en 2022, puis tendance à la baisse les années qui ont suivies.
Les dernières européennes 2024 donnent l’impression d’avoir eu un effet de bien moindre ampleur.

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Disons que les non renouvellements ont été compensés par les nouveaux membres. On doit pouvoir faire des stats plus précises surtout si on veut vérifier des hypothèses, nous avons beaucoup - TROP - de données.

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Merci @Bibo et @alexscott ! Je savais pas qu’on avait accès à ça en public

On ne peut pas partir directement du PP, les gens ne font pas le renouvellement, c’est ça ?

Donc une chute d’adhérents en janvier/mai 2025, ça veut dire que c’est surement des raisons qui datent entre quelques jours à un an ?

Ce serait bien de voir le nombre de renouvellements et l’ancienneté si possible ? Comment on a acces à ça ? Il faut des permissions ?

@Caradicale est-ce que tu pourrais aller un peu plus en détail sur ce qui t’as fait fuir du discord ?

On dirait qu’il y a aussi un soucis de « retention des membres ». Peut-être qu’on pourrait faire un sondage interne anonymes pour savoir si les membres ont déjà pensé à partir et les raisons?
Je sais que ton documents de témoignages répond aussi à ces questions mais il faut assumer ses opinions.
Je réfléchis en écrivant mais peut-être que je devrais me motiver à écrire dedans aussi. Moi aussi j’ai des hésitations, et c’est ma première adhésion.

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L’autre option, un peu plus soft ce serait de conserver la suppression des différents équipes et conseil, de transférer les missions au secrétariat, tout en conservant tout le reste de la structure, AP-AS, RI etc… On en revient à une structure type conseil transitoire (comme en 2018), avec 1 membre du sécrétariat qui prend le rôle entier d’un conseil. Peut-être dailleurs qu’il faudrait aller retrouver les statuts de cette époque.

On peut conserver 1 AP sur 2 pour alléger, conserver la structure en en faisant toute la gestion sur discourse + pollen. Ca supprimerait le problème congressus, mais on conserverait toute la partie équipage qui je pense a tendance créer bcp de contrainte tout ça pour avoir un canal discord dédié.

Le Parti deviendrait quand même plus simple à présenter et intégrer, les circuits de communication interne seraient plus directes.

Mais ça ne change pas la question du fond, qui à mon avis est au centre de pas mal de désaccord sur la suite à donner, à savoir : est-il possible de nous recentrer sur nos combats historiques, sans ignorer les questions sociales et démocratiques ?

Pour l’instant, j’ai l’impression de voir autant d’avis que de Pirate ou presque, et c’est sûr que si on ne trouve pas un petit groupe en capacité d’avancer dans le même sens, l’avenir du Parti va être compliquée.

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Je pense que tu touches au fond du problème (c’est le cas de le dire). On peut tout simplifier, mais, pour moi, le problème ne vient pas de là. D’ailleurs, à la première occasion, on va reprocher à la structure de ne pas avoir su gérer (les conflits, par exemple).

Le problème, il vient de l’envie de faire. Pour cela il faut des combats, des valeurs. Et avoir envie de les défendre.

Personnellement, les valeurs du PP c’est OK. Mais pour la suite, c’est une vraie question. Se recentrer sur nos combats historiques implique quoi ? On ne parle plus de budget de la France, de dette ou de déficit ?

On reste concentré sur le numérique ? On vise à avoir des élus experts du sujet qui pourraient se glisser dans les conseiller généraux, régionaux ? Avec tout ce que cela implique ?

Le pire, c’est que je pense qu’il suffit d’un tout petit groupe motivé hein, le reste « suivra ou pas ».

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Ayant rejoint le parti ce jour, je ne peux discuter des structures de celui-ci (auxquelles je souhaiterais néanmoins participer une fois leurs rouages assimilés).

En revanche, il me semble pertinent de vous faire part du positionnement politique perçu qui a décidé de mon adhésion. L’axe politique sur lequel le Parti Pirate m’a toujours – je vous suis de loin depuis de nombreuses années – paru clairement situé est l’axe autoritaire-libertaire. Le parti est évidemment associé aux libertés numériques mais, s’étant érigé en parti politique, il est attendu de lui un champ de réflexion et d’action plus large que le numérique, dans la continuité néanmoins de ses positions sur le sujet. (À ce titre, je m’étonne que le parti ne se positionne pas contre la proposition de loi visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions.)

Au-delà de cette colonne vertébrale évidente, le positionnement du parti semble effectivement mouvant voire flou. Or ce sont précisément cette impermanence et ce flou qui constituent la seconde raison de mon adhésion et il me semble qu’il serait possible de les transformer en force. Le Parti Pirate propose un fonctionnement interne très différent de tous les autres partis avec la démocratie liquide ; c’est ce qui créée les conditions de cette plasticité et c’est également ce qui le différencie de tous les autres partis. Dès lors, pourquoi ne pas opérer une simplification de l’identité du parti autour de ce mécanisme ? Au-delà des axes d’ores et déjà clairement définis, le parti ne proposerait strictement rien si ce n’est la mise en place d’une démocratie liquide.

Concrètement, les candidats du Parti Pirate pourraient proposer un programme où, pour tout ce qui n’entre pas dans les axes définis, ils s’en remettraient à la démocratie liquide avec, au préalable, la mise en place d’un outil numérique libre et néanmoins relié à France Connect, qui permettrait le vote des citoyens concernés.

Évidemment, comme toute proposition, celle-ci connaît des écueils. J’en vois deux principaux : tout d’abord, la définition de ce qui entrerait ou non dans les axes préalablement définis serait toujours sujette à interprétation ; ensuite, le fait que, par le jeu de la consultation liquide, l’élu du parti soit amené à voter des textes contraires aux valeurs libertaires du parti (la forme libertaire prendrait le pas sur le fond libertaire).

Néanmoins, il me semble que ce système présenterait également deux avantages majeurs pour le parti : d’une part, formuler une proposition politique radicalement novatrice (sur laquelle il est le plus légitime car cela correspond parfaitement à son essence et à son fonctionnement), et, d’autre part, même avec un très faible nombre d’élus, voire un seul, les votes de ceux-ci seraient auréolés d’une légitimité spéciale puisqu’émanant du vote populaire.

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