Mise à jour : d’après les révélations récentes de l’huma, les responsable de l’agression seraient bien le groupe de Quentin. Des messages montrent que la présence de Némésis devait servir d’appât pour que les groupes neo nazis aient des gauchistes pour se défouler
« on peut être 2, 3 filles à tracter là où vous voulez les choper, un peu pour faire l’appât »
J’essaie de trouver l’article entier sous peu
Article posté sur discord, thread « demande d’article »
« Les responsables de l’agression [de Quentin] seraient bien le groupe de Quentin ».
Alors pour le dire de manière posée : ça ne résiste pas à la logique élémentaire en tant que phrase, et encore moins à l’analyse des faits.
Source vidéo ici. Ladite vidéo ayant circulé absolument partout, je ne l’avais pas postée, car j’avais peine à croire que les gens qui interviennent ici ne l’aient pas vue et continuent à propager une version qui ne correspond pas aux faits. Mais il n’est pas trop tard.
Je cite :
On y voit, en plein après-midi, de jour, une quinzaine d’individus à hauteur du 11 rue Victor-Lagrange (Lyon 7e). Trois jeunes, à terre, sont en train de se faire rouer de coups. Deux parviennent à s’échapper tandis que le dernier reste inanimé sur le trottoir.
Et je copie une capture pour les gens qui auraient la flemme de cliquer sur l’article. On y voit clairement n personnes acharnées sur 1 à terre. On ne peut pas qualifier cela de « rixe ».
Alors pour le dire de manière posée : ça ne résiste pas à la logique élémentaire en tant que phrase, et encore moins à l’analyse des faits.
Source ?
Encore une fois Amelia et moi avons donné de nombreuses sources, toi tu n’en donnes aucune. Les faits. Te. Donnent. Tort.
C’est déformé, l’agression nommée ici est plutôt l’altercation initiale ayant menée à la mort de Quentin. Du coup, la logique est sauve ici (enfin je trouve)
Mais c’est juste une version tronquée des vidéos qu’on a envoyées qui démontrent que ça a en effet commencé par une attaque de l’extrême droite.
C’est juste court-circuiter les responsables directs des coups. Pour rappel, puisque tous les faits importants n’ont pas été mentionnés ici, et afin qu’on ne voie pas passer que les faits « à décharge » : dans le cadre de l’enquête ont été interpellés 3 assistants parlementaires d’un député LFI (le chef de la Jeune garde, Raphaël Arnault) qui, selon les premiers éléments de l’enquête, a minima se trouvaient à Lyon, et dont tout ou partie des 3 auraient été cités par des témoins comme faisant partie du groupe ayant tabassé à mort la victime.
Une interpellation ne veut rien dire.
C’est juste qu’on fait venir des gens pour les interroger lors d’une enquête… Si l’interpellation était automatiquement synonyme de culpabilité, ça serait quand même hyper grave en terme de signification pour notre système judiciaire.
Pour résumer dans l’ordre la situation en fonction de tous les articles cités :
- ̶N̶é̶m̶é̶s̶i̶s̶ ̶o̶r̶g̶a̶n̶i̶s̶e̶ ̶u̶n̶ ̶p̶i̶è̶g̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶a̶t̶t̶i̶r̶e̶r̶ ̶d̶e̶s̶ ̶m̶i̶l̶i̶t̶a̶n̶t̶s̶ ̶d̶e̶ ̶g̶a̶u̶c̶h̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶q̶u̶e̶ ̶l̶e̶u̶r̶s̶ ̶c̶a̶m̶a̶r̶a̶d̶e̶s̶ ̶d̶’̶E̶D̶ ̶s̶e̶ ̶d̶é̶f̶o̶u̶l̶e̶n̶t̶.̶ (précisions dans les commentaires plus bas)
- Les militants d’ED sont venus préparés et armés.
- La bagarre commence contre des Antifas non armés qui sont tombés dans le piège tendu.
- La bagarre finit mal = Quentin se retrouve au sol et ça continue.
- Ca s’arrête sans que les pompiers soient appelés. Quentin refuse d’aller à l’hôpital et ses collègues ne le poussent pas plus que ça à y aller.
- Il meurt deux jours plus tard de ses blessures.
C’est bien ça ?
Pour le point 1, l’article d’Amélia parle de guet-appens ayant eu lieu l’an dernier. Ce n’est pas encore établi qu’ils ont eu le même genre d’échanges pour le jour en question, même si ça éclaire un peu leur schéma de pensées.
Le reste, tout bon.
Non au moins sur ce point :
-
- Rima Hassan organise un meeting à Lyon et Nemesis veut manifester à l’entrée. Ces dernières font venir un mini service d’ordre pour les protéger, sachant qu’elles risquent d’être prises à partie.
Autre fait : Nemesis semble avoir organisé par le passé des pièges : article de l’Humanité au sujet d’une discussion d’octobre 2025, qui ne semble pas concerner le meeting de février 2026 à Lyon.
Mince ! Désolée, j’ai du mal avec les chiffres/dates.
On est tous d’accord sur ces faits, donc ?
Mais y’avais pas un truc dans le canard qui disait que l’altercation avait eu lieu super loin du lieu du meeting et qu’on pouvait difficilement établir le lien du coup ?
J’avais vu passer un truc dans le style, potentiellement que ma mémoire me joue des tours.
Sinon sur le reste ça semble tout bon @pym
Effectivement le Canard a publié une vidéo d’une rixe antérieure le même jour, je ne sais ni si c’est proche du lieu du tabassage à mort, ni si l’un ou l’autre était proche du lieu du meeting.
-
Rima Hassan organise un meeting à Lyon et Nemesis veut manifester à l’entrée. Ces dernières font venir un mini service d’ordre pour les protéger, sachant qu’elles risquent d’être prises à partie.
La partie en italique est ton interprétation, pas un fait. La mienne, c’est qu’elles avaient certainement la même volonté que précédemment, càd tendre un piège à la gauche.
Dans les deux cas, on n’a rien pour confirmer encore pour le moment.
La vidéo du Canard (d’ailleurs tronquée, car la vidéo originale montre à son début un tabassage d’un militant d’extrême droite par des militants d’extrême gauche, entre deux voitures) se passe à l’endroit de la croix (non loin de la gare de Perrache). Le tabassage de Quentin D. a lieu un peu plus loin, au niveau du carré (aux alentours des numéros 11-14, photo Panoramax).
Science Po, où se tenait la réunion de Rima Hassan, est à l’emplacement du 3/4 de rond. C’est donc tout proche.
375 m de distance à pied si on passe par l’entrée principale de Science-Po. Un peu moins si on passe par l’entrée de l’esplanade rue Étienne Rognon.
Hop là :
La «protection» de Némésis n’était pas l’objectif
Dans Médiapart, un autre témoignage corrobore aussi ce déroulé : «un étudiant engagé à gauche» qui allait à la conférence de Rima Hassan confirme que son groupe a emprunté le tunnel ferroviaire et serait alors tombé sur les militants identitaires qui leur auraient «sauté dessus». «Il y avait beaucoup de désordre. Ils nous ont lancé une torche ou un fumigène qui est arrivé directement dans le visage d’un d’entre nous». Tout se recoupe. Bien plus que les 15 versions contradictoires données par l’extrême droite depuis des jours.
Il faut souligner une autre erreur : le groupe Némésis répète que Quentin et ses amis avaient été invités pour «protéger» les militantes. Cette version ne tient pas à l’épreuve des faits : pourquoi ce groupe de gros bras serait resté caché derrière un tunnel, à plusieurs centaines de mètres de la conférence et donc de l’action de Némésis ?




