Remboursement psychothérapies


#1

Il y a un sujet qui me tient relativement à coeur que je n’ai jamais abordé qui concerne le remboursement des psychothérapies. C’est un sujet qui pose un nombre de questions plus importantes que ce qu’il n’y parait.

En effet, toutes les thérapies ne se valent pas. Pourtant, certaines ont été développés sur les mêmes bases que les médicaments, avec des protocoles expérimentaux rigoureux, c’est notamment le cas des thérapies cognitivo comportementales.

Les méta analyses s’accumulent ( https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0272735805001005 ). Le wiki est relativement complet sur la question : https://fr.wikipedia.org/wiki/Thérapie_cognitivo-comportementale.

Un rapport a pu voir le jour concernant la prise en charge précoce des troubles psychiques d’intensité faible à modérée (anxiété, troubles dépressifs…) par des libéraux : http://www.igas.gouv.fr/spip.php?article766

Seulement, à ma connaissance, en France, les thérapeutes ne sont pas formés à ces méthodes. Les master cliniques produisent encore majoritairement des thérapeutes qui se fondent sur les théories psychanalytiques. Je ne sais pas sur quoi on pourrait fonder la “validation” du thérapeute pour s’assurer qu’il prenne en charge correctement la personne. C’est normalement ce qu’est sensé assurer le titre du psychologue. Mais ce titre, bien que protégé, ne garantit pas que le professionnel soit formé à des thérapies fondées sur les preuves.


#2

On pourrait peut-être obliger à indiquer l’information de la méthode utilisée par le praticien ou la praticienne. Doubler d’une visite à l’impromptue d’une personne formée à détecter la méthode utilisée (je pense sincèrement qu’on peut faire la différence entre une session de TCC et une session lacanienne ou freudienne).
Et tripler ça par de l’information sur les méthodes et pourquoi certaines sont plus du charlatanisme proche du coaching de vie (au moins là on sait de quoi on parle) que de la science.


#3

Assez d’accord avec la proposition de Farlistener.

Et du coup, on pourrait imaginer ana fois un cadre légal des mentions de pratiques, ainsi, peut-êrre qu’une incitation à la formation à la méthode dont tu parles, par une meilleure valorisation (honoraire, conditions de rbsmt, je sais pas).


#4

je ne sais pas si cela peut forcément aider mais dans le cas de mon burn-out, j’ai eu droit à des séances par ma RCP (d’autres possibles aussi avec la prévoyance…sur le remboursement les mutuelles commencent à y songer mais c’est long c’est long)

j’ai du passer par un psychologue dit “clinicien”, qui s’est entretenu avec moi pour un premier rendez vous à distance et à ensuite m’a laissé trouver un pro libéral et s’est entretenu avec lui afin de s’assurer de son “parcours”.

il me semblait que le titre psychologue clinicien permettait de justement palier à ce foutoir ? Sinon pour ma part il faudrait dégager la psychanalyse à la source dans les universités si elles ne sont pas assez confrontés à des travaux sourcés. mais bon la racine est bien profonde me semble t’il.


#5

Bonjour,

Le remboursement sur ordonnance me semble une très bonne idée.

Je pense que la validation des thérapie en elles même devraient reposer, comme pour les profession médicale basée sur les faits, sur un ordre et une vérification des pratiques des praticiens. De même qu’un médecin prônant une médecine basée sur des thérapies non prouvées pourrait-être sanctionne par son conseil de l’ordre, il pourrait en être de même pour les psychothérapeute.

A noter que le conseil de l’ordre des médecins, comme d’autres conseils de l’ordre, ne remplissent peut-être pas leur rôle de manière pleinement fonctionnelle, peut-être un autre chantier.


#6

Tout à fait d’accord. Les pratiques n’ayant aucun fondement scientifique ne doivent pas entrer dans le champ de la santé.

D’une manière générale, s’il y a une motion ayant pour objet de renforcer l’accès aux soins psychologiques - par un meilleur remboursement - auprès des professionnels certifiés (médecin ou autres professions ayant un diplôme d’état et dont les pratiques sont basées sur des preuves) je la soutiendrais.

Il faut aussi sensibiliser les gens sur les pathologies psy afin que les personnes malades ne soient pas considérées comme “folles” ou bien comme des faux malades. La psy est une discipline médicale à part entière et les malades doivent être considérés comme des patients comme les autres.