Marche des Fiertés 2018 - Paris


#1

Bonjour.

Je lance le sujet.

C’est le samedi 30 juin 2018.
Départ : Place de la Concorde à 14 h.
Arrivée : Place de la République avec concert de 17 h à 22 h.

Piratement, Gwenael Pellen.


#2

Il y a eu des années précédemment où le PP avait un char, financé plus ou moins facilement.
Je ne suis pas sûr qu’on y arrive cette année. Je ne suis pas sûr qu’il failler se focaliser sur une telle action. Cependant, si des Pirates vont à la Marche (avec des drapeaux Queerate, par exemple), ils auront ma reconnaissance.


Exemple de Queerate =
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#3

Je suis partante pour y aller drapée d’un drapeau Queerate


Identification en tant que membre du PP
#4

Le thème de cette année, c’est la discrimination dans le sport. La faiblesse de cette proposition, alors que les sujets tels que la PMA ou l’expulsion d’homosexuels dans des pays où ils sont en dangers sont bien plus importants, est extrêmement mal vécu par beaucoup d’associations qui faisaient historiquement parti de l’Inter.
Je recommande donc au contraire de ne pas y participer et d’expliquer pourquoi.


#5

Coucou,
J’ai cherché un peu partout sur les sites que je connaissais si on avait des communiqués de presse sur le sujet et je n’ai rien trouvé, tu aurais un lien ou deux pour que je comprenne un peu la position (clairement tranché) de ces mouvements ?


#6

J’ai mal rédigé. J’aurais dû écrire: beaucoup de militants d’associations… Merci de ta vigilance.
Pas que ça change quelque chose sur le fond.


#7

Est-ce que le thème à véritablement une importance ?

Pour moi c’est avant tout un moment de revendications générales pour les droits des LGBT+, un moment de convivialité, de gros son (mes acouphènes me le rappellent encore).
Bref, le message le grand public s’en cogne.

Après, je trouve que c’est une bonne chose d’introduire un thème nouveau. Les combats pour le protection des personnes LGBT+ ne s’arrêtera pas si une année, l’inter décide d’aborder un message différent. D’autant que le sport c’est un sujet qui parle à tout le monde. On a tous fait du sport, on en fait encore (pour certains d’entre nous) et on sait que c’est pas forcément le milieu le plus ouvert qui soit.
Donc, c’est une bonne chose d’attirer l’attention sur ce qui est commun à tous les français pour leur expliquer que certains ne se sentent pas à l’aise ou souffrent dans quelque chose qui doit être un moment de plaisir et de convivialité.


#8

Alors…
Même si l’Inter-LGBT fait un boulot énorme et organise la Marche, elle n’est pas la seule et unique voix de la communauté. Quand bien même son discours serait faible (j’y reviendrai), ça n’empêche personne de participer à la Marche. Bien au contraire, j’ai envie de dire. Je recommande, encore une fois, d’y participer. Et de faire un communiqué double, à la fois sur le pourquoi de notre présence et sur notre avis au sujet du mot d’ordre de la Marche.


Concernant le mot d’ordre, plusieurs choses à dire :

  • Il ne parle pas des migrants, de la PMA, de la GPA, des agressions. C’est fort dommage. Je suis entièrement d’accord. Surtout qu’il s’agit de combats très importants.
  • Mais il parle de sport. Et pour moi, c’est un point moins provocateur mais tout aussi important. En ce sens qu’il rejoint un de nos combats : l’Éducation. Le sport est une activité qui touche une énorme partie de la population, non seulement en France, mais aussi dans le monde. Si le monde sportif commence à mettre en place, en parallèle des sports purs, des messages d’ouvertures d’esprits, l’impact sera très important et surtout très profond. Une personne qui se verra répété à longueur d’année que les LGBT+ sont des personnes comme les autres assimilera bien mieux le message que via une Marche (ou une dizaine, ok). Je pense donc que nous pouvons nous aussi pousser pour que le monde du sport s’ouvre bien plus aux LGBT+, en expliquant par la démarche de l’éducation à long terme mais à impact plus profond.

#9

Oui, non mais c’est vrai qu’on peut y aller quand même. Ce n’est pas non plus un problème.

En revanche je serai très heureux que nous appelions à participer à la Pride de nuit, qui me parait un peu plus politique et moins politicien.


#10

Bonjour Thomas.

Est-ce que tu peux nous créer le sujet dans l’espace libre ?

(j’ai un peu cherché, je n’ai pas trouvé beaucoup d’information sauf une page Facebook …)

Merci.


#11

Donc je relance ce sujet.

Qui en est ?
Qui a des drapeaux ? Un char ?
On se fait des goodies ?

On essaie de mettre nos différends de côté pour l’occasion ?

:purple_heart::orange_heart::yellow_heart::green_heart::blue_heart::heart:


#12

Les fois où on a eu un char vraiment cool, c’était Steph et Olivier qui s’y étaient beaucoup collés. La dernière fois, avec un budget de 2000 euros facilement rassemblé pour l’occasion (c’est à dire 0 subvention du parti), le résultat avait été impressionnant. Par contre, ça avait demandé énormément de taf.


#13

Pour infos, il doit y avoir un générateur du Parti Pirate chez olivier. Je ne sais pas ou est le reste du matos qui est réutilisable (c’est pas évident de tout réutiliser).

Et je me permet une remarque ferme : si quelques choses ce fait et doit être réglé par le parti pirate, cela ne peux se faire que contre facture (je sais que ce n’est pas forcément la culture pour ce genre d’événement)


#14

Bien noté ! Sans facture pas de remboursement :wink:


#15

Voilà, nous avons eu trois année de suite des chars importants à la Gaypride, avec essentiellement @Stef à l’orga; et @OSB pour la déco et la logistique du char. La dernière (il y a deux ans), ça n’avait pas été simple avec l’asso interlgbt qui s’était entendu de façon un peu trop peu combative avec le gouvernement sur les aspect archi sécuritaire notamment.
Je crois me rappeler, sans en être plus tout à fait sûr, qu’ils nous avait imposé de payer la redevance SACEM alors que nous l’avions négocié -en ne diffusant que de la musique libre de droit (et en live qui plus est) .
Paradoxalement, comme l’orga avait été bousculé, on a pu profiter plus longtemps qu’à l’ordinaire du camion car on est parti près de trois heures en retard. C’était très cool.
Cela n’empêche pas de participer. Comme le soulignait @Relf , Je partage juste la mémoire de notre mouvement ici.
En revanche ce qui risque d’empêcher de participer c’est la paperasse je pense. Il eût fallu s’inscrire bien plus tôt je crois (en avril?) auprès de l’interlgbt.

Quoi qu’il en soit, à titre personnel maintenant, je ne suis guère intéressé de participer à la gaypride. J’entends les arguments de @Relf , une manifestation de ce genre est utile en ce qu’elle a un haut niveau de visibilité auprès du grand public. Cependant mon engagement, ma sensibilité politique est beaucoup mieux exprimé dans des mouvements plus revendicatif, plus politisé, plus radicaux comme la pride de nuit. car “danser ne suffit pas”
Je participerai donc à cette pride de nuit, et pas à la gaypride.

Les soutiens à la pride de nuits sont encore ouverts et j’aimerais que le PP puisse leur apporter. Alors je sais que c’est en dehors du calendrier de l’AG permanente donc que ce ne sera probablement pas possible. Mais si on trouve le moyen de le faire, ce sera très bien.


#16

Pour rappel, @ThomasWatanabeVermorel :wink:

Si on ne participe pas cette année à la marche des fiertés faute de temps, on pourra y aller l’année prochaine en s’y prenant bien à l’avance et en envoyant quelqu’un nous représenter à l’inter-lgbt :blush:
(Du coup, surtout pas Thomas. :grin::joy:)


#17

Je pense qu’on peut organiser quelque chose de plus simple avec des drapeaux et une banderole (à voir avec l’inter LGBT pour ce qu’on peut faire sans risquer de froisser les orga).

Le plus important c’est d’être présent et de partager un moment de convivialité militante entre Pirates et avec nos soutiens qui serons présents.


#18

J’en suis :slight_smile: Et j’ai ni drapeaux ni char chez moi :blush:


#19

J’ai trois drapeaux dans un état assez moyen, et la banderole… Je vais regarder s’il est possible d’en refaire quelques-uns. C’est trop short pour faire un char cette année, mais on peut l’envisager pour l’année prochaine, et peut-être d’autres événements d’ici là.

J’ajoute à ce qu’a dit @ThomasWatanabeVermorel car il est trop modeste pour le dire, et pour que tous ceux qui ne le connaissent pas bien ( je pense un peu à vous @Florie et @Relf ) le sachent, qu’il a donné un paquet d’énergie sur les prides et sur toutes les manifs qu’on a pu réaliser, et que sans lui, on aurait tout simplement rien pu faire du tout… je referme la parenthèse faite pour info et non pour relancer des débats :smile:

Nous avons tissé ces dernières années des liens avec des orgas libertaires fortement engagées. Le Strass et le mouvement des travailleurs du sexe, Act Up-Paris, et divers mouvements d’usagers de drogues, notamment. Cette orientation politique qui s’est construite sur des points de programme précis n’a pu se faire qu’avec le concours actif des pirates de toute la France. L’Occitanie, la Bretagne, l’Alsace et le Nord ont joué un rôle déterminant - les premiers débats ont d’ailleurs eu lieu à Strasbourg - , mais d’autres aussi, en Rhône-Alpes ou dans les outremers… seconde parenthèse que je referme également :smile:

Cette évolution n’a pas été facile il faut le savoir, il y a eu des débats parfois tendus au sein du parti sur ces questions…

Comme Thomas qui les connait bien l’a expliqué, ces personnes militantes qui sont nos amies sont assez critiques vis-à-vis du gouvernement actuel comme des précédents, notamment parce que la politique de réduction des risques en matière de prévention VIH est passée parfois derrière d’autres considérations comme la lutte contre les situations de prostitution ou d’addiction toxicologique perçues d’un point de vue surplombant et paternaliste.
La Pride de Nuit s’est constituée autour de ces mouvements auxquels nous avons pris part. Elle est également marquée d’anti-racisme et d’anti-colonialisme.

L’inter-lgbt de son côté était plus proche du pouvoir et du parti socialiste toujours présent à la marche avec un char monumental… Toutefois, la marche officielle a pris une telle importance symbolique, que même en désaccord, les militants plus radicaux y sont généralement présents derrière leurs propres mots d’ordre.

J’ajoute un mot sur le fond, de mon point de vue, mais c’est mon sentiment personnel, j’ai tendance à penser que le coming out des sportifs et le changement de mentalité dans un milieu où les stéréotypes de genre sont généralement assez fortement ancrés, peut avoir des effets positifs pour lutter contre l’homophobie notamment sur les jeunes, et que c’est peut-être un motif de lutte plus important que tout ce qu’on a pu revendiquer ces dernières années et qui ne remet finalement pas vraiment en question la structure familiale classique basée sur le couple.


#20

Pas de pride de nuit, cette année. https://twitter.com/frictionmagfr/status/1005550331739111425