L'humusation, pour des funérailles écologiques


#21

Si on résume les points abordés dans ce débat :

  1. impact sanitaire / pollution des sols
  2. le respect des morts
  3. la présentation des défunts aux proches en l’absence de soins funéraires
  4. l’habilitation à la pratique
  5. les changements à réaliser dans les cimetières
  6. la résistance des organismes qui vont “manger le corps” aux prothèses et aux médicaments (potentiellement plus présents en fin de vie)
  7. stockage et usage du produit de l’humusation

Pour répondre aux points 2, 3 et 7, on pourrait convenir que ce mode de funérailles ne pourrait être réalisé que pour un.e défunt.e qui l’aurait explicitement demandé dans un testament. Cela signifierait que c’est le souhait éclairé de la personne, qu’elle en accepte et assume les conséquences que cela peut avoir sur ses proches, qui doivent respecter ses dernières volontés. Le stockage et usage du produit pourra être défini dans le testament, éventuellement de manière obligatoire pour que l’humusation soit réalisée (à peine irrecevabilité), afin d’éviter les problèmes familiaux ensuite.

En ce qui concerne les points 1 et 6, si nous envisageons un point programme, nous pourrions conditionner la rédaction d’un projet de loi à la réalisation d’études sur le sujet. Précision pour les personnes qui suivent ce débat et qui ne sont pas adhérentes : la conception d’un point de programme ne signifie pas qu’il va tout de suite intégrer notre programme. Il devrait ensuite être soumis à un vote de l’intégralité des adhérents, précédé d’un débat plus resserré (oui / non / ajustements à la marge) de 2 semaines.

Merci Aurifex pour les précisions juridiques.


#22

Dans l’idée tu souhaites parler que de l’humusation ?

Car concrètement l’urne biodégradable et l’Aquamation restent tout aussi légitime à défendre pour celles et ceux qui souhaitent finir autrement .


#23

Je pense qu’il faut aller dans le sens de plus de liberté dans le choix de ce qu’on devient après la mort. Pourquoi se limiter à l’inhumation et la crémation ? Si on veut se faire humuser ou momifier, pourquoi n’y aurait-on pas droit ? Historiquement avant qu’on invente le cercueil on se faisait bien enterrer directement dans la terre. Dans la nature les animaux meurent et leurs corps retournent à la terre et la renouvellent. Aujourd’hui on découvre que nos terres sont mortes faute de matière organique, et qu’ainsi elles n’absorbent plus l’eau, ce qui favorise les inondations. L’humusation me semble être une très bonne idée à promouvoir pour lutter à la fois contre la surpopulation des cimetières (concessions moins longues et plus chères) et contre la dévitalisation des terres. Je suis sûr que par les temps qui courent beaucoup de monde aimerait qu’après la mort son corps serve à revitaliser la terre. Tout est une question de choix, et à mon avis les problèmes juridiques viendront plutôt du choix. Comme pour le don d’organes autrefois, le défunt a-t-il émis son voeu, et si non que faire ?
Il ne faut pas s’interdire de parler de la mort, ça fait partie de la vie et c’est un sujet important.