La question de la légitimité de la violence

Dans le contexte des évènements actuels, il y a une question centrale, une question qui divise. Même au sein de la gauche.

Ce sujet a déjà été traité par le passé sur Discourse à travers différents topic d’après ce que j’ai vu, mais je le remets sur la table car il est vraiment brulant d’actualité.

D’abord, il y a la question de la légitimité de la violence employée par l’état et sa police. Ensuite, la légitimité des citoyens à utiliser la violence comme une arme politique : certains saluent la violence légitime d’un peuple opprimé. La violence révolutionnaire comme réponse à celle des institutions. Une violence qui peut être instrumentalisée à l’encontre de ces derniers. On peut parler en particulier du traitement médiatique de ces derniers jours qui est vivement mis en cause. D’autres affirment que rien ne peut légitimer la violence.

Alors j’aimerais pouvoir y voir plus clair, apporter des éléments de réponse à ces questions qui divisent, et qui fragilisent le mouvement :

  1. La violence peut elle être légitime ?

  2. Dans quelle mesure les avancées sociales sont elles dépendantes de la violence ?

Pour la première question, il s’agirait plutôt d’une analyse philosophique, pour la deuxième, historique. Mais les deux questions ne sont pas vraiment indépendantes.

Je n’ai pas une grande culture dans ces domaines, c’est pourquoi je m’en remets à vous. Je serais intéressé d’entrendre vos avis, vos références, vos exemples…

1 « J'aime »

Pour la première question, il faudrait déjà s’entendre sur la définition de « violence » : physique sur les personnes, sur le matériel (lié à la notion de propriété), psycologique, verbale, sociale (administrative, judiciaire, policière, économique), etc.

Aujourd’hui, un peu n’importe quoi est qualifié d’acte de violence, et en réponse l’état use de violence contre des personnes - la prison est un bon exemple théorique et pratique à cette question. Aucune société n’échappe à ce dilemme, d’où l’importance des conditions de l’utilisation, de l’encadrement, de transparence, de contrôle, et de contre-pouvoirs aussi. Finalement, en l’absence de dialogue sincère et de volonté de trouver des compromis, c’est un rapport de force qui s’établit.

Pour la deuxième question, même si la « violence » (avec toutes les mêmes précautions) est souvent contre-productive, elle fait aussi partie de l’équation.

1 « J'aime »

J’aime bien cette image sur le sujet.