Hadopi le retour de la vengeance


#41

Tu sais @gna, toutes les idées sont bonnes à prendre :wink: (on a pensé à Scooby-dou mais la Panthère Rose c’est sympa aussi)


#42

Alors qu’est-ce qu’on fait ?

On a loupé la session de mai !!!


#43

Alors pour le coup la publication de texte comme ça construit en interne ça passe plus par les porte-parole que par une motion.

Mais surtout, vu que le site vitrine et blog est tombé, et que certains ont voulu faire en sorte qu’il n’y ait plus d’équipe technique, il ne nous est plus possible de publier ce genre de texte.


#44

Postage sur Facebook ?


#45

Ça serait bien et ça permettrait à un travail de ne pas passer à l’as.


#46

Je relance car le rebranding de la HADOPI semble se préciser :

On a un texte et des visuels, à ma connaissance on a pas encore communiqué dessus, travail à faire du côté de l’équipage communication ?


#47

Surtout l’installation d’un WordPress.


#48

Et en attendant, publication sur un autre média ?
Blog d’huffpost ? Medium ? Sous forme d’une pétition sur change.org ?


#49

ça serait dommage de ne pas utiliser le travail fait pour répondre à ce tweet de la HADOPI :


#50

ça se précise gentiment avec Aurore Bergé, députée et rapporteure de la mission d’information sur la nouvelle régulation de l’audiovisuel.


#51

Des “sanctions pénales”, rien que ça ! Et pourquoi pas de la prison ferme pendant qu’on y est ? Transformer Hadopi en cour de justice est certainement une idée audacieuse, mais dans la course à l’échalote de ces derniers temps certains n’ont plus peur des mots apparemment


#52

Pour que cela soit plus lisible, manquerai juste un petit paragraphe supplémentaire suite à la présentation JEUDI 4 OCTOBRE du rapport d’Aurore Bergé suivant ce qui sera préconisé dedans.


Capture_hadopi

Notre ministre de la culture a asséné le constat suivant : « le piratage se fait dans 80 % des cas en streaming ou en téléchargement direct désormais » [1]. Ce qui revient à constater que la HADOPI n’est d’aucune efficacité pour lutter contre ce qu’elle est censé faire disparaitre : le piratage des œuvres culturelles de divertissement. Et comme il est plus simple de jouer au chat et à la souris, d’un côté les “pirates” utilisent d’autres méthodes, le Ministère de la Culture poursuit d’autres objectifs. Toujours le même jeu de dupe dont seuls les intermédiaires sortent gagnants.

Le marathonien, le Pony Express, le télégraphe, le téléphone, Internet, que d’évolutions façonnées par l’être humain pour communiquer des informations, de la science, de la culture. Cassette sous le manteau, CD+R, Warez, FTP, Napster, Bittorrent, DDL, des protocoles d’échanges d’information servent toujours à pallier les attaques des “ayant droits” mais surtout à s’échanger ladite culture parce que la soif de connaissance et d’amusement est difficilement extinguible. Ainsi dans les années 1980, Jack Lang voulait combattre le fléau de la cassette [2], la taxe pour la copie privée était née, elle s’est étendue ensuite pour combattre le CD, puis les supports à MP3 pour récupérer l’argent “perdu” par le “vol” et le “pillage” des œuvres culturelles. La HADOPI n’est qu’une des facettes de cette lutte, qui, pour le Parti Pirate, n’a pas de sens.

Le prix d’un bien dans une économie de marché est associée à deux choses : son coût de production et sa rareté. Et cette rareté dans un monde de plus en plus libéré du travail tant à disparaître, les gens peuvent avoir du temps pour le consacrer à la création et quand ladite création s’émancipe du support physique, le coût de fabrication et de distribution devient marginale. Et pourtant qui n’a jamais trouvé des eBook en rupture de stock ? Les coûts de production baissent et l’offre explose, maintenir des digues artificielles freinant l’accès à la culture par le biais de plateformes payantes sans grande valeur ajoutée ou par la vente aux publicitaires de temps de cerveau disponible, est soit élitiste, soit le fait d’intermédiaires qui veulent maximiser leurs profits. D’ailleurs, des auteurs eux-mêmes, une fois acquis l’ensemble des compétences nécessaires pour finaliser une œuvre, mettent à disposition leur travail, gratuitement [3], préférant courir les routes, communiquer directement avec le public, faire du marchandising, … La HADOPI n’existe, en fin de compte, que pour les “ayant droits”, les intermédiaires qui estiment qu’une œuvre piratée est une œuvre qui sinon aurait été achetée, alors même que les études montrent qu’il y a plutôt une corrélation entre le fait d’être un pirate et le fait de “consommer” plus de culture. Mais, comme a pu le montrer Julia Reda, eurodéputée pirate, ces études sont cachées [4] parce qu’elles ne vont pas dans la bon sens pour « placer la France aux avant-postes » de la protection des artistes.

Mais cette lutte est vaine

L’échange d’information n’est qu’une histoire de protocole, et ce même avant l’avènement de l’Internet. Sur Internet, la seule question est “comment faire passer l’information ?”. Et la réponse apportée est protéiforme s’appuyant notamment, aujourd’hui, sur la résilience du réseau des réseaux. - Le problème est la confidentialité ? Des protocoles existent pour palier à cela : sites en https, tunnel VPN, réseau TOR. Le lieu de résidence du serveur peut poser problème ? Il déménage dans un autre data-centre, c’était une machine virtuelle. Il n’y pas de problème, il n’y a que des solutions pour tous les blocages que peut mettre en place un gouvernement. C’est rejouer sans fin le glaive contre le bouclier, une fuite en avant dont le dommage collatéral est l’accès à la culture et une restriction supplémentaire à nos libertés.

La raréfaction de la création culturelle s’évanouit, les coûts de production et de distribution deviennent marginaux, enfin la liberté de création n’a plus à s’appuyer sur des éditeurs s’imposant comme intermédiaires entre artistes et publics ! La conséquence directe qui en découle est la disparition de la situation de rente actuelle pour les intermédiaires. Le lobby de la peur est fort auprès des artistes : sans les intermédiaires point de salut, sans la protection d’une Hadopi plus de rémunération, sans un nouvel arsenal de la lutte contre le piratage la mort de la création culturelle est signée … Il y a un an, un journal titrait : « Cinéma : affluence record dans les salles obscures européennes » [5], lutte efficace ou simplement inutile ?

Si la vraie question est la rémunération des artistes alors ils existent d’autres solutions. Les offres des plateformes de streaming légal s’approchent toutes d’une licence de type globale, solution qui aurait pu être mise en place par nos gouvernements successifs depuis des années ! Le revenu de base, qui, s’il est émancipateur, permet de consacrer du temps à la création, quelle qu’elle soit, sans s’inquiéter des lendemains difficiles. Les productions culturelles pourraient alors être envisagées comme ce qu’elles devraient être : un bien commun. Il serait temps que les armes répressives voulues par les collecteurs et intermédiaires actuels soient abandonnées pour trouver des solutions viables et sécurisées pour que chacun puisse bénéficier de la même façon de la culture.

[1] https://www.numerama.com/politique/346996-hadopi-gouvernement-va-recycler-de-vieilles-idees-lutter-contre-piratage.html
[2] http://www.irma.asso.fr/A-propos-de-la-loi-de-1985
[3] http://www.01net.com/actualites/nine-inch-nails-gratuit-et-en-creative-commons-380243.html
[4] https://juliareda.eu/2017/09/la-commission-oublie-le-droit-dauteur/
[5] https://www.lesechos.fr/10/02/2017/lesechos.fr/0211791381628_cinema---affluence-record-dans-les-salles-obscures-europeennes.htm


#53

Merci d’avoir repris le flambeau


#54

On publie ?


#55

@Florie, a priori, non, pas en l’état si je comprends @ThibautLeCorre


#56

Des protocoles existent pour palier à cela

Des protocoles existent pour palier cela


#57

Il faut le faire après le rendu du rapport d’Aurore Bergé qui va aller sans doute vers un durcissement des peines (HADOPI c’est aucune grosse condamnation en 10 ans) avec l’objectif de faire sanctionner directement par la HADOPI (autorité administrative) par amende par exemple plutôt que d’attendre un jugement (autorité judiciaire).

Donc on attend d’avoir un retour sur le rapport et feu :fire:

Est-ce qu’on imagine pas de lancer direct derrière une action réseaux sociaux (vidéo style Brut --> ça me paraît trop court) ou une pétition en ligne pour pouvoir communiquer dessus sur tous les canaux ?


#58

On peut essayer


#59

Voilà le résumé concernant Hadopi :

La lutte contre le piratage est aussi mise en avant par le rapport. « Il y a urgence à agir, car c’est 1,3 milliard d’euros de pertes », soit l’équivalent du chiffre d’affaires des exploitants de cinéma, affirme Mme Bergé. Soixante-cinq millions de vidéos illégales sont consultées chaque mois en France, en particulier par les 15-24 ans, mais, en 2017, rappelle le rapport, seules 88 amendes ont été infligées, dont une d’au moins 2 000 euros, alors que 17 millions de plaintes d’ayants droit ont été adressées à l’autorité indépendante.

L’enjeu est d’importance pour des opérateurs comme SFR, qui débourse 350 millions d’euros par an pour la diffusion de la Ligue des champions de football, et des chaînes comme Canal+, qui estime que la baisse du piratage lui permettrait de conquérir 500 000 abonnés en plus. Les parlementaires recommandent par conséquent de renforcer les pouvoirs de la Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) et de la doter d’un pouvoir de transaction pénale, c’est-à-dire la possibilité d’infliger une sanction pécuniaire sans passer par le juge pour ceux qui utilisent les sites de streaming et de téléchargement. Ils plaident aussi pour que l’autorité indépendante puisse bloquer temporairement les liens de live streaming (« diffusion en direct »).

source : https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2018/10/04/audiovisuel-les-propositions-chocs-des-deputes_5364400_3236.html


#60

Nouvelle version du texte :

Proposition de Tweets pour relayer l’article (attention je n’ai pas compté les caractères) :

#HADOPILeRetour

  • La HADOPI n’existe que pour les “ayant droits”, les intermédiaires qui estiment qu’une œuvre piratée est une œuvre qui aurait été achetée.
  • Le fantasme des 1,3 milliards d’euros de manque à gagner pour l’industrie culturelle a été détruit par @senficon avec le rapport caché par la Commission européenne.
  • Bientôt la HADOPI autorisée à infliger directement une amende sans passer par un jugement ?
  • La HADOPI s’oriente vers une criminalisation des internautes dans leur ensemble ?