Du rôle des porte-paroles du Parti Pirate


#1

Bonjour,

La question du rôle et des compétences des porte-paroles du Parti Pirate a fait l’objet de plusieurs discussions, et s’est confrontée à l’épreuve des faits. Voici un cas pratique que nous avons connu et qui illustre concrètement cette question.

En mars 2020, le Parti Pirate tenait un stand durant 3 jours au salon Primevère, à Lyon. L’équipage Rhône-Alpes étant compétent pour la participation à cet évènement, l’organisation pour savoir qui venait quand s’est faite en interne. 5 personnes ont été identifiées comme participant à l’évènement. Le sujet du porte-parolat est arrivé sur la table, sachant que j’étais le seul porte-parole dans l’équipage. Faut-il en permanence un porte-parole sur place ? Que peut dire un porte-parole, que ne pourrait pas dire un autre pirate, et pourquoi ? Comment le public peut différencier un porte-parole d’un autre pirate et qu’en a-t-il à faire qu’untel ait un rôle particulier (pour caricaturer, “Nous proposons le bulletin unique” sonne pareil pour le public dans ma bouche ou dans celle d’un autre) ? Quand je suis en train de discuter avec un visiteur, et qu’un autre pirate à côté de moi parle avec un autre visiteur, on peut bien leur dire la même chose ? J’avais eu une discussion constructive et pertinente avec @farlistener à ce sujet sur Discord (si on la retrouve, ce serait bien de la copier ici). Il me semble qu’elle s’appuyait sur une interprétation sensée.

Regardons ce qu’en disent les statuts. Ils nous disent peu de choses : que le CRP a pour mission de coordonner les actions des porte-paroles (article 12), que les membres du CRP ont la qualité de porte-parole (article 12-4), que les pirates rémunérés par le PP sont suspendus de leur fonction de porte-parole (article 18-2), et que les porte-paroles sont nommés par l’Assemblée Permanente selon les modalités prévues au Règlement intérieur (article 18). Penchons-nous de plus près sur cet article et son contexte. Le chapitre 4 des statuts est composé uniquement de cet article et se présente ainsi :

Chapitre 4 : Des pirates aux compétences extraordinaires

Section unique : Des porte-parole

Article 18 : Les porte-parole sont nommés par l’Assemblée Permanente selon les modalités prévues au Règlement intérieur.

Le titre de ce chapitre nous parle de pirates “aux compétences extraordinaires”. Or, ces compétences ne sont pas définies dans les statuts. Allons donc voir dans le règlement intérieur. Les articles 135-1 à 135-7 parlent des porte-paroles. Ils nous parlent des conditions de nomination et des conditions d’exercice. L’article 135-7 dispose que “Le Conseil des relations publiques s’assure que les porte-parole disposent des outils et des droits nécessaires pour exercer efficacement leurs missions.”, sans que les missions en question ne soient définies ou explicitées.

Étant porte-parole depuis fin 2019 (local dans un premier temps, national depuis peu), je me considère légitime pour promouvoir et présenter le Parti Pirate auprès d’un public, notamment dans des salons ou dans le cadre de campagne électorale. Mais même sans cette qualité, mon discours serait le même. L’étiquette de porte-parole me sert juste d’étiquette (pour caricaturer, quand je discute avec des gens d’autres mouvements politiques, je me donne une certaine importance en disant que je suis porte-parole). Contrairement à ce qu’indiquent les statuts, je n’ai pas de compétence extraordinaire avec cette étiquette.

J’en arrive à mon premier point : pouvons-nous expliciter les compétences et les missions des porte-paroles du Parti Pirate ? L’idéal serait de les inclure dans nos statuts, ce qui ne sera possible que lors de l’Assemblée Statutaire en septembre.

Mon deuxième point concerne l’article 135-6 du règlement intérieur, qui se présente ainsi :

Les porte-parole doivent rendre compte de leur mission tous les trois mois au minimum sur l’outil de discussion asynchrone. A défaut de rendre compte, le porte parole est déchu automatiquement de son mandat après un rappel adressé par le Conseil des relations publiques.

Dans la pratique, cette règle n’est pas appliquée. Il me semble difficile et compliqué pour le CRP de vérifier tout le temps que chaque porte-parole a bien accompli son devoir depuis moins de trois mois. Peut-être aussi qu’il est inutile pour chaque porte-parole de dresser un bilan au bout d’une si courte période durant laquelle ils n’ont pas forcément eu l’occasion d’œuvrer. Je vous proposerais plutôt de rendre obligatoire le compte-rendu avant la fin de son mandat, sans quoi le pirate concerné ne peut plus déposer de candidature au porte-parolat (ce qui implique que son mandat ne peut pas être renouvelé). On pourrait envisager un article 135-6 ainsi rédigé :

Les porte-paroles doivent rendre compte de leur mission avant la fin de leur mandat sur l’outil de discussion asynchrone. En l’absence de compte-rendu, le porte-parole ne peut prétendre à un nouveau mandat.

J’ajoute pour finir que l’article 135-1 impose normalement qu’une candidature au porte-parolat doit comporter les 4 informations suivantes :

A l'échelle nationale ou locale

Pour un sujet particulier ou non

Pour un événement particulier ou non

Auprès d'une structure tierce ou non

Dans la pratique, ces informations ne sont pas toujours toutes indiquées dans les candidatures.

Merci d’avance pour cette discussion formelle et veuillez m’excuser si les choses sont présentées de manière quelque peu décousue.

Sources : Statuts / Règlement intérieur


#2

En plus du rapport, j’aurais tendance a dire que le porte parole se doit d’être présent sur des outils du PP. On ne peut porter la parole d’un mouvement sans y prendre part. Je n’ai pas d’idée précise sur la régularité ou le type d’outils mais il me parais important que cela fasse partie de notre réflexion sur la / le porte parole.