Soutien syndical STJV


#1

En regardant ce reportage , j’ai découvert que la filière industrielle du jeux vidéo ne possède pas de convention collective, et que jusqu’à il y a peu, n’avait pas de syndicats pour les représenter.

Le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo est cité dans le reportage.

En tant que Parti au fait des questions numériques, n’y-a-t-il pas une forme de soutient à apporter ? @Thufir , toi qui, il me semble, est plutôt orienté syndicat, ça te donne pas envie d’écrire un texte de soutien ?


#2

Pas des masses.

On a pas franchement de bases au Parti Pirate pour répondre à cette question. Notre corpus sur le social et le travail est assez mince. Quand on est interrogés là dessus, on peut botter en touche en invoquant le revenu de bases qui, théoriquement, peut résoudre un paquet de problèmes… Mais pas dans le jeu vidéo.

Le secteur professionnel du jeu vidéo fait tellement fantasmer les gens, notamment les jeunes, qu’ils sont capables d’accepter n’importe quelle condition de travail, même les plus dégueulasses. Comme le cinéma et la mode (ou même la politique :wink: ). A cela s’ajoutent les spécificités du secteur : le goût de la compétition, du scoring… Tout ceci aboutit à une culture professionnelle extrêmement dure et amplement documentée ces dernières années avec, notamment, le phénomène du “Crunch” (on carbonise tout le monde lors des dernières semaines de prod). Le dernier gros scandale en date a éclaboussé le prestigieux studio britannique Rockstar qui a traité ses employés n’importe comment dans les derniers mois de production de RDR2.

En France - puisque c’est de la réalité sociale de notre pays dont on cause - la situation est complexifiée par une structure capitaliste totalement déséquilibrée : un mastodonte, Ubisoft (qui est devenu un terrain de bataille entre les frères Guillemot et Bolloré : les échos que j’ai en interne font état d’une atmosphère méga lourde), une dizaine de PME moyennes (les Ankama, Cyanide, Quantic Dream) et une kyrielles de TPE et surtout de freelances. Bon courage au STJV pour mettre en place une représentativité syndicale là dedans.

A ce niveau, la mise en place d’une convention collective est presque un faux problème : si les employeurs du jeu vidéo respectaient déjà le droit du travail de base, on ferait un grand pas !

Une réponse politique pourrait être d’une part de renforcer l’inspection du travail, d’autre part de subordonner les importantes aides financières dont bénéficie le secteur à un respect sérieux du droit du travail et à une limitation de la sous traitance. Et inciter les acteurs à se structurer en ensembles économiques un peu cohérents, car c’est la base quand on veut une représentativité socio-professionnelle correcte. Mais tout ceci je ne suis pas certain que ça soit spécifiquement dans le programme du PP.


#3

Pour ceux qui préfère utiliser peertube pour regarder les vidéos : https://tube.tr4sk.me/videos/watch/3da8f298-d7d7-4855-8093-ddaeba73cd3d