Semaine thématique février 2019


#1

Bonjour à tous !

Du 25 février au 03 mars, nous vous invitons à échanger autour d’une thématique qui fait sens pour le parti. Cette semaine, nous vous proposons de nous attarder sur la question suivante : L’exercice de la démocratie demande-t-il des compétences spécifiques ?

Sur Discord nous vous proposons d’échanger plus librement, à bâtons rompus, en vocal, sur la question. Ce débat commencera Mercredi à 20h, Salle Ada Lovelace. N’hésitez pas à venir participer, même pour un instant.

Ce fil de discussion est consacré à ce débat, mais ce thème étant très vaste et pouvant couvrir de nombreuses problématiques, d’autres fils pourront éventuellement être créés si des débats particuliers émergeaient. Dans tous les cas, essayez de développer, d’argumenter, bref de contribuer à un beau débat qui nous permette de réfléchir et d’avancer ensemble !

A vos claviers !
Pour le CVI,
Bibo, Macavity et Arnoid


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La question des “compétences” est essentielle. En effet la démocratie directe est perçue souvent comme impraticable en raison d’un manque de compétence des participants. Ce peut être un manque de temps, un manque d’intérêt, d’autres priorités et quantité d’autres raisons, y compris des raisons plus égoïstes et de la pure bêtise. Une grande partie de nos contemporains s’estiment entourés de personnes incompétentes, on a tendance à ce juger soi-même comme plus responsable que les autres autours, etc. Or qui voudrait de la démocratie s’il n’a même pas confiance dans ses voisins ?

Ce sont des objections valables, rarement formulée cependant, tant il est inconvenant de critiquer la démocratie à visage découvert. Cependant les diverses expériences de démocratie directe montrent clairement que rapidement la participation s’érode et que ce sont finalement principalement les mêmes qui participent : les “activiistes”. Ils veulent généralement que les autres agissent comme eux et s’impliquent davantage, ils voudraient en fait que les gens soient autres qu’ils ne sont.

Ces deux facteurs conjugués, défiance envers le bon sens populaire et illégitimité d’une participation insuffisante peuvent fort heureusement être combattu par la solution que nous connaissons bien ici : la démocratie liquide.

Car avec cette forme d’attribution du pouvoir, il n’est plus indispensable d’être un “expert” (ou croire l’être) pour participer, il est possible de désigner des personnes qu’on juge plus compétentes que soi même. Et même le faire sujet par sujet si on veut.

Un peu comme on préfère aller chez le boulanger au lieu de faire son pain soi même, la démocratie liquide permet “la division du travail”. Cette organisation par spécialisation produit des gains de productivité qu’on mesure partout. Sauf en politique. Mais on pourrait.

Voilà pourquoi l’aspect délégatif de la démocratie liquide, qui permet de choisir librement avec qui on coopère, mérite d’être je crois mieux expliqué, afin que des personnes puissent se réunir en partageant les mêmes avis, sur la base de relations de confiance, se réunir au lieu d’aller voter seules, isolées et donc de fait divisée, au grand bénéfice de qui on sait.


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Bjour,

NON pas besoin de compétence particulière si chacune et chacun dispose du minimum d’instruction sérieuse et surtout du minimum vital qui lui permette de penser à autre chose qu’a ce qu’on va mettre sur la table au repas, et à comment on va payer le loyer à la fin du mois etc.
Par contre, si effectivement on ne fait rien à ce sujet on continuera à avoir des compétents,des spécialistes, qui décideront pour tous, mais ou sera la différence avec ce que l’on vie actuellement avec nos gouvernants technocrates et pyramidal ?


#7

Personne ne peut dire qu’il connaît tout, personne ne peut donc dire qu’il a un avis éclairé sur tout (et les politiques ne sont pas des sur-humains).
Lorsqu’on n’a pas les compétences ou les connaissances pour prendre une décision, on va voir une personne en qui nous avons confiance : une personne de notre entourage, un professionnel. Si on veut avoir un avis médical, on va voir un médecin. Si on veut avoir un avis sur une réparation de sa voiture, on va voir le garagiste. Dans ces deux exemples, même si nous n’avons pas les compétences ou les connaissances, la décision finale reste la notre et on peut toujours demander l’avis à quelqu’un d’autre si on n’est pas convaincus. Lorsque la décision finale ne nous appartient plus, ça veut dire une mise sous tutelle par un juge (ou qu’on est dans le coma).

Bref, je ne vois pas pourquoi nous ne pouvons pas avoir le même raisonnement pour la démocratie.

Dans le cas d’une démocratie directe, on peut imaginer que les personnes ne maîtrisant pas le sujet, voteront en écoutant Macron pour les macronistes, Mélenchons pour les mélenchonistes, etc… Ça revient à une démocratie représentative sauf qu’on ne délègue pas la décision finale, on garde le pouvoir de décision.

Par contre, je ne suis pas sûr que cette question va faire débat ici, on va probablement être tous d’accord et dire la même chose avec des mots différents pour finir par dire : vivement la démocratie liquide.


#8

Bsoir,

(a prendre au second degré)
Combien de mort grâce au médecin qui n’ont pas su diagnostiquer ?
Et combien de retour garage parce qu’une pièce a été changé sans que le garagiste en ait chercher la cause (genre je répare la chambre à air , mais je ne vérifie pas si le clou est toujours dans le pneu…)
Dans ces cas on peu changer de toubib ou prendre un aspirine idem pour le garagiste (l’ aspirine c’est aprés la note !:sweat_smile:)
Mais pour la vie publique on n’a pas besoin de spécialiste, un peu de réflexion et de bon sens, macron a pris dans son gouvernement que des spécialistes qu’il a été cherché dans le privé ou qui ont retourné leurs vestes pour quel résultat ?
Recevoir les plus riches de la planète à Versailles, pendant qu’il y a de plus en plus de sdf, que les salariés licenciés peuvent courir après leurs indemnités de licenciement, qu’on contrôle les chômeurs à outrance,par contre la fraude fiscale continue allégrement, etc.


#9

Bjour,

je reviens sur le sujet parce que je ne suis pas sur d’être très clair et d’avoir été compris sur le fond, je reprend donc le sujet initial qui était
: L’exercice de la démocratie demande-t-il des compétences spécifiques ?
J’ai déjà répondu non, et @Relaxx pense qu’il faut passer par des spécialistes, je dit encore non !
Parce que c’est quoi un spécialiste de la démocratie ?
Un philosophe, un professeur de science politique, un ancien cumulard …?
La démocratie c’est nous, c’est vivant les besoins les demandes d’aujourd’hui ne seront pas les mêmes que celles de demain, mais un élus c’est minimum 5ans, c’est court et c’est très long, si celle ou celui-ci ne résiste pas aux pressions aux lobbys etc.


#10

Bonjour,
comme le dit @Relaxx, ont doit pouvoir vite s’accorder sur le fait qu’aucune compétences spécifiques ne doit être exigée d’un individu dans sa participation à la démocratie, mais qu’il puisse avoir accès aux compétences qu’il n’a pas pour prendre une décision éclairée.
La démocratie demande, oui, des compétences spécifiques. Elle demande des journalistes, elle demande des gestionnaires, elle demande des enseignants, des juristes, etc. La démocratie est un exercice collectif et qui exige du collectif des compétences. Même @gna l’indique à sa manière: il faut avoir de quoi manger avant de se préoccuper du collectif. Les agriculteurs ont ainsi des compétences essentielles à l’exercice réel de la démocratie.
Une autre façon de lire la question concerne l’individu. De nos jours une forme de compétence est exigée par l’âge minimum des votants. On suppose alors un minimum de bagage et de maturité. Ce n’est pas un examens, il ne s’agirait surtout pas de conditionner la citoyenneté à quelque chose de fondamentalement très arbitraire. Mais c’est tout de même une garantie d’une alphabétisation moyenne minimale. (Pour l’anecdote, au Brésil, le vote est obligatoire mais est facultatif entre seize et dix-huit ans, et pour les analphabètes).
Du coup, on pourrait tourner la question en imaginant quelles compétences individuelles seraient-elles bonnes à travailler pour améliorer la qualité des exercices démocratiques d’un collectif donné.
Pour ma part j’imagine, outre la culture générale pour comprendre de quoi l’on parle, des éléments liés à l’empathie, à l’esprit critique ainsi qu’au débat.


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