Reflexion ecolo : décentralisation


#1

J’ai récupéré sur facebook les réflexions d’un ami qui bosse chez EDF. Il aborde 5 points lié à l’écologie. Je pense que ce sont de bonnes pistes de réflexions qu’il nous faudrait creuser pour éventuellement intégrer à notre programme.

Quand on parle énergie, il y a toujours plusieurs visions, certaines technocratiques, financières pures. D’autres écologiques et pleines de sens. Certaines qui veulent un retour en arrière qu’il n’est, m’est avis, pas possible à penser pour un monde si dépendant de technologies.
4) Délocalisons aussi les gros énergivores - y compris les services, les grands centres de data, les banques, etc. Pourquoi ? Pour les rapprocher des sources d’énergie les plus efficaces. Ce n’est pas de la démagogie : ça désengorgerait les grandes cités, en commençant par Paris, et redonnerait vie aux coins moins peuplés. Ça réglerait un certain nombre de problèmes de transport (ex. parisien des RER et métro surchargés) et justifierait aussi plus les créations des lignes de train rapide.

La délocalisation : oui ? non ? Pourquoi ? Comment ? Comment argumenter auprès des entreprises, des États et des salariés pour les convaincre de se délocaliser dans des territoires moins peuplés, moins fournis en services.


#2

Déjà l’un des points en faveur de la “décentralisation”, c’est le déplacement.

Il peut être fait sur deux axes soft ou hard.

En mode soft, déjà expérimenté et assez concluant, dilué dans le temps les horaires d’arrivés et de départ des gens. Les résultats sont plutôt positif.
En mode hard, mettre en place le télétravail comme alternative viable au présentiel. Là clairement il y a des économies (pour ma pomme ça se situe entre 200€ et 600€ … par MOIS, suivant l’utilisation possible des transports en commun ou non).

MAIS cela veut dire qu’un certain nombre de managers renoncent à leur prérogatives, faire chier les gens. Ça veut dire aussi passer par une responsabilisation collective, voire en fait une reconnaissance collective des capacités de chacun à faire les choses.

Ça améliore aussi la qualité de vie : économie d’argent, de moyen, de temps.

Comment, ah, comment ? En résistant, en expliquant, quand on le peut, que notre boulot permet le télétravail, une gestion à distance ou tout simplement la fin de l’élevage en batterie des employés. C’est long et pas facile, mais il faut le faire.


#3

Pour moi il est très important de placer au plus proche le producteur du consommateur dans le domaine de l’électricité. Tout simplement à cause des différents effets présents lors du transport et les conséquences de ceux çi.
Ce site décrit un peu plus les différents effets https://sites.google.com/site/aliaelectricite/professional-experiences mais le plus connu est l’effet Joule, qui a cause de la résistance entraîne une transformation de l’électricité en chaleur. C’est pour ça que l’on transporte le courant à très haute tension et non à une tension directement exploitable.

En France on est aux alentours de 6% de pertes sur le réseau, sans compter le rendement des cenrtales. Rapprocher le plus les centres de productions des centres de création d’énergie est donc un levier permettant de réduire la quantité d’énergie à produire.

Cette action est par contre déja présente (même si elle reste critiquable), et pour montrer cela, je vais prendre un exemple local de ch’nord avec la centrale Nucléaire de Gravelines .
Si on regarde une carte on peut y voir que l’usine d’aluminium est implantée juste à coté. Normal quand on sait qu’il faut la quantité d’électricité d’un demi réacteur nucléaire pour faire fonctionner cette usine!

Maintenant, nous sommes d’accord, il faut fermer les centrales nucléaires. Seulement, cela veux aussi dire à l’usine à côté de déménager, et de même pour les employés et c’est là que ça coince!

De plus, la difficulté dans ce genre de cas est d’être capable de récolter suffisamment d’énergie. Le problème est qu’une centrale nucléaire as une capacité à produire beaucoup plus d’énergie dans un espace occupé plus faible que les autres énergies renouvelables. Il faudrait donc beaucoup plus de place pour une capacité énergétique équivalente. Bref, ça reste un cas particulier, mais je voit mal comment le résoudre.

Ainsi pour moi, la décentralisation de l’énergie doit être aussi présente. Pour moi, cela passe par l’autonomie des logements du point de vue énergétique, le surplus de production de ceux ci et les grand ouvrages de production énergétiques (barrages + éoliennes) devant servir aux cas comme celui ci où une quantité d’énergie supérieure à ce qui est possible de produire sur place est nécessaire.

Seulement pour décentraliser les entreprises il faut leur apporter des réseaux. TOUS les réseaux: Eau, Internet, et de transport. Car sans ça, jamais les entreprises ne peuvent s’implanter dans ces territoires, et on est très loin du compte! Ce n’est pas étonnant du coup que certaines entreprises fuient certaines régions de France. (Il suffit de chercher les régions avec le chômage le plus élevé comme dans l’Avesnois avec des taux de chommages comme à Avesnes-sur-helpes à 36,1% en 2014

La bas, il y a par exemple un gros problème de transport. Alors qu’en même temps la région essaye de faire du tourisme avec des infrastructures. Le problème est que pour accéder aux communes du fond de l’Avesnois, sans voiture c’est impossible, et avec, les voies rapides s’arrêtent rapidement ou sont des projets à l’arrêt en attente d’arg€nt.

Bref, tout ça pour dire que si on veux décentraliser l’énergie, il faut aussi décentraliser tout les autres réseaux, et se contenter du réseau électrique serai une erreur puisqu’elle ne conduira à rien à part de l’investissement gâché.

Après, maintenant que l’on a privatisé les entreprises s’occupant des réseaux, leur dire de créer de l’infrastructure (et donc des coûts) et qu’a la fin elles gagnerons probablement moins me semble (très) difficile. C’est ce qu’on observe un peu avec les réseaux fibrés…


#4

Je partage l’analyse, et la seule conclusion que j’en tire - à un grand dam de l’ingénieur productiviste que je suis - c’est que cela ne peut passer que par la sobriété… Moins on a besoin d’avoir de l’énergie moins a besoin d’être relié d’un réseau à l’autre…

Bref repenser comment on peut vivre avec le moins d’energie et quelle concession on fait tous pour que cela passe… mais surtout comment on maintient une solidarité entre un territoire venté qui produit bien, et un territoire qui ne produit pas parce que pas de soleil et pas de vent (Paris quoi :slight_smile: )


#5

Oui mais Paris à d’autres ressources! Le vent, certes, oui en surface mais je ne croit pas qu’on ait testé à Paris les éoliennes pour immeubles http://www.planete-eolienne.fr/documents/arene_eoliennes_dans_urbain.pdf

Après, le gros soucis que j’ai avec les éoliennes mais aussi les panneaux solaires c’est les matériaux de fabrications et leur recyclage une fois le temps de vie de la génératrice écoulée. De ce point de vue la, c’est pas très vert même si c’est mieux que les trucs actuels…

Après, il y a pleins de matériaux qui sont en cours de R&D …


#6

Pour faire coup de peur sur les métaux !
Gloup gloup


#7

Oui, c’est vrai qu’il y a cette raréfaction à prendre en compte!

(C’est pas bien de jouer sur les peur ^^)

La dedans, il faudrait vraiment penser à financer le recyclage des composants électroniques, au lieu des les enterrer et d’attendre que dans 100 ans on les déterre avec une solution miracle…

Mais bon, on dérive du sujet initial (même si il est très intéressant)


#8

Donc oui et non. Oui au niveau de l’humanité il faut faire quelque chose, mais il n’y a rien à inventer, c’est juste possible. Ce qui peut faire peur, c’est l’immobilisme dans lequel NOUS sommes alors qu’il y a tant à faire.


#9

Oui et non encore…

sur le recyclage, c’est plus complexe… Une voiture que l’on recycle on la recycle en fer à béton… On ne peut pas la recycler en nouvelle voiture avec des alliages ayant les mêmes propriétés… En fait, il y a une ‘fuite’ des matériaux… donc pour faire une voiture moderne (légère et solide…) il faut de nouveau matériaux que l’on va chercher dans les mines… Le circulaire ne l’estqu’en partie… Du moins dans l’état actuel des technos de recyclage, on ne sait pas ‘tout’ recycler…

Donc, il faut être sobres mais c’est dur !