Programme Municipales 2020 : Urbanisme


#1

Je reprends les indications du site Vie Publique pour nous permettre de travailler sur chaque point sur lesquels on peut faire des propositions. Voici ce que ce site dit :

En matière d’urbanisme, les lois de décentralisation ont transféré aux communes des compétences exercées antérieurement par l’État.

Ainsi, les communes ont acquis une autonomie de décision et une liberté de conception dans l’élaboration des documents réglementaires d’urbanisme (plans locaux d’urbanisme – PLU, sous réserve de la compétence des établissements publics de coopération intercommunale et des métropoles ; zones d’aménagement concerté – ZAC), toutefois avec l’obligation de concertation et dans le respect des prescriptions nationales d’urbanisme. Les maires ont reçu, quant à eux, compétence pour délivrer les autorisations individuelles d’urbanisme, dont les permis de construire.

Donc, ma question pour l’élaboration du programme Pirate est la suivante :

Nous, Pirates, que ferions-nous de mieux que les autres sur l’aménagement du territoire dans notre commune ?

Quelles recommandations proposerions-nous sur le Plan Local d’Urbanisme ?

Je rappelle que les Conseillers d’agglomération ou de communauté de commune ou de métropole sont également élus pendant les élections municipales, donc oui, nous devons travailler sur ce sujet :wink:

A vos claviers !


Déjà sur le pad, à sourcer et développer :

Logement

Aménagement du territoire

  • Végétaliser les murs et toits des écoles et mettre en place des panneaux photovoltaïques sur les toits

  • Récrire les PLU pour y intégrer un pourcentage fixe de surface végétalisé ( toits, bordure de chemin, etc ). Voir de zone de friche obligatoire pour conserve des aires de biodiversité.

  • Agriculture Urbaine : Pour la création d’un Plan Local de développement d’une agriculture urbaine et péri-urbaine : Pour une alimentation saine et locale, de la Fourche à la Fourchette


#2

Hello,

je suis architecte (même si j’ai changé de carrière) donc c’est un sujet qui me tiens à coeur. Je propose en vrac :

Pour diminuer l’empreinte écologique de la ville et pour une meilleure intégration de l’environnement à la ville et de la ville à l’environnement :

  • éviter au maximum l’imperméabilisation des sols :
    • perméabilisation de la trame urbaine / du réseau viaire à la faune et la flore
    • perméabilité maximale des parkings (les pavés avec de l’herbe dedans plutôt que de l’asphalte)
    • chaque parcelle doit récupérer et absorber ses eaux de pluies pour éviter d’exporter ses eaux de ruissellement
  • réduire la dépendance de la ville aux énergies fossiles :
    • possibilité d’avoir un réseau de chaleur local
    • autonomie électrique, panneau solaires communaux, réseau décentralisé
    • densifier la ville en favorisant le petit collectif et le logement mitoyen (moins de surface à isoler et limitation des coûts de viabilisation i.e. réseau électrique et eau)

Pour les transports, favoriser les transports plus écologiques : marche, vélo, micro mobilités (longboard, skate, rollers…), tramway, métro, bus, train… en :

  • séparerant les flux : les piétons sur les trottoires, les vélos et micro mobilités sur les pistes cyclables, et les voitures sur la route
  • meilleur “enchainement” des transports, i.e. planifier les horaires des transports de telle manière à minimiser l’attente entre les correspondances
  • favoriser l’intermodalité des transports en commun et décourager l’utilisation de la voiture en général :
    • interdire l’utilisation de la voiture en centre-ville (releguée à la périphérie et sur des parkings d’échange)
    • interdire le plus possible l’utilisation de la voiture sans passager
    • favoriser l’intégration des abonnements / forfaits de transports en commun (un abonnement peut servir à différentes compagnies)
  • autant que possible, déplacer les marchandises par voies d’eau, de réseau de chemin de fer voire par tramway ou métro (la nuit ?)

PLU / Architecture :

  • favoriser la réhabilitation à la construction neuve
  • favoriser les matériaux écologiques
  • renforcement des normes de règlementation thermique
  • ventilation naturelle de toutes les pièces (donc passive)
  • pour favoriser l’ensoleillement et l’éclairage naturel et donc le chauffage passif, limiter la profondeur des bâtiments, avec comme ordre de grandeur la largeur de la rue (et maximum 10-12 mètres)

Et si on peut inclure l’apiculture amateure, les composteurs dans les logements et l’agriculture urbaine c’est top !

Bon c’est déjà pas mal :sweat_smile:


#3

Pour la création de logement neuf il y a la RT 2020 qui va rentrer en vigueur normalement.

Moi ce que je trouve un peu dommage c’est qu’actuellement tu n’as aucune aide financière pour un logement neuf si tu veux faire une maison basse consommation ou à énergie positive.

Je ne sais pas si on peut y faire quelque chose, voire si ça peut être une bonne idée. Mais je sais qu’en encourageant pas vers le mieux possible avec des aides financières, la majeure partie des nouvelles construction feront le minimum syndical.

Faut voir comment s’appliquera aussi la nouvelle réglementation.


#4

Titre de la proposition: Le Parti Pirate souhaite l’utilisation des logiciels libres pour l’obtention du certificat sur la prise en compte de la réglementation thermique RT 2012

Exposé des motifs:
Parmi les pièces à fournir, dans la demande d’un permis de construire figure le PCMI 14-1, un formulaire attestant de la prise en compte de la réglementation thermique RT2012 du futur bâtiment (art. R431-16 du code l’urbanisme).
A travers l’utilisation d’un logiciel certifié, on rentre des données sur la construction envisagée (surface vitrée, épaisseur des isolant, nature des matériaux…) qui permettent de calculer si la construction entrera dans les normes RT 2012
Cela représente un coût, certes modeste, mais évitable par l’utilisation des logiciels libres.


#5

Je ne vois pas l’interêt ? Et puis libre ça veut pas dire gratuit.

Si le fait est de faire réduire le coût d’achat des logiciels métier qui permettent ce calcul au pros pourquoi pas. Mais je vois pas plus l’intérêt, car le particulier qui fera son calcul Rt devra à un moment le faire certifié …


#6

Idées en vrac en plus :

  • construction de station de livraison de colis proches des arrêts de transports en commun pour éviter de tout livrer á domicile
  • étendre le réseau de pistes cyclable, en commencant par des bandes cyclables (bandes blanches sur la chaussée) et évoluer vers des pistes (séparation des flux)
  • favoriser le covoiturage et l’autopartage (zones d’echanges sur les parkings en périphérie, stationnement à coûts réduits ou gratuit, …)

D’autre part, il y a une grosse compétence du maire qui peut faire changer la ville, c’est la capacité à délivrer ou refuser les permis de construire. J’ai été architecte dans 3 pays. En France j’ai travaillé plus d’un an à Strasbourg et très franchement c’est la merde. La plupart des constructions neuves/réhabilitations pourraient être bien et apporter à la ville, mais sont souvent tuées dans l’oeuf par des intérêts privés.

Je m’explique. Le système en ce moment est tel qu’il est impossible ou très difficile de faire des choses bien. En l’état des choses :

  • soit la commande est un marché privé, et dans ce cas il est soumis d’abord aux intérêts privés et a juste à passer le contrôle du PLU, sans que ses conséquences qualitatives et quantitatives pour l’espace public soient prises en compte
  • soit la commande est un marché public, et dans ce cas le niveau est tiré vers le bas car la proposition est jugée par les services publics (de l’État à la municipalité) quasi uniquement au coût indépendamment de sa qualité (d’après un de mes ancien boss, “cheapest proposal always wins”). Les architectes rognent donc sur leurs honoraires et on a donc un service de qualité moindre et souvent des coûts supplémentaires.

Je vois deux solutions à ce problème.

D’abord, au niveau municipal, il faut redonner aux maires et/ou à ses services la capacité de juger de la qualité des propositions, en fonction du coût (par le biais des CAUE par exemple). Par juger j’entends quantifier, mesurer et prévoir les conséquences sans avoir besoin de faire appel à d’autres parties intéressées. Les critères les plus importants selon moi devraient être :

  • la qualité de l’espace publique engendré
  • l’impact environemental et social
  • la facilité du changement d’usage
  • la durée de vie d’un bâtiment (construction perenne)
  • la facilité du démantèlement des édifices

Ensuite, au niveau national (un autre programme donc mais je le met ici pour avoir la réponse complète), il faut que la rémunération des architectes soit soumise à un barème, soit un pourcentage du coût total en fonction de la typologie du bâtiment (hôpital, école, logement, …) et de sa surface construite. Il y a un tel système en Allemagne qui fonctionne très bien. Les avantages :

  • transparence des prix au regard des services de conception
  • concurrence basée uniquement sur la qualité et non le prix
  • garantie de de qualité et de résultats positifs
  • minimisation des risques de litige
  • plus facile pour de petites structures d’architecture d’accéder aux marchés publics

A vous :slight_smile:


#7

Pour ma part, je trouve la gestion des espaces verts, dans les villes mais pas que, est mauvaise. Je m’explique, quand je travaillais dans le réseau des Scop en Rhône Alpes, il y avait une coopérative, Pistyles, qui était chargé de l’entretien des espaces verts privatifs (jardins des copropriétés par exemple). Les dirigeants m’avaient expliqué qu’ils arrivaient à ne faire la tonte des pelouses et la taille des arbres que 2 fois/an. L’idée est qu’il faut refuser d’avoir des pelouses rasées à 1cm tout comme les arbres mais laisser la nature faire, et si tu entretiens à la bonne période, tu es moins dépendant de la repousse et en plus les animaux bénéficient d’un écosystème riche.

Il faudrait donc que l’entretien des espaces verts soient confiées à des gens qui auront été formé à cette sensibilité, et basculer de “entretien” à une véritable “gestion” de la nature.


#8

Mon jardin, chez moi. L’herbe reste plus longtemps verte, même en cas de sécheresse (bon après j’ai des pissenlits qui dépassent les 1m50 ^^") et surtout j’ai plein d’oiseaux “rares” qui viennent nicher ou s’ébattre : huppe fasciées, piverts, chardonnerets, mésanges bleues, mésanges cendrées, …


#9

J’avais oublié une chose, il faudrait plus “d’intelligence” dans l’urbanisme, je pense au choix des arbres qui y sont plantés. A Besançon où je réside, nous sommes actuellement envahi par les guêpes. Mais ça n’est pas vraiment une surprise, en termes d’espèces fruitières il n’y a quasiment rien sur la ville donc les guêpes attaquent les clients des terrasses et leurs boissons sucrées. Mais la ville préfère faire intervenir des équipes qui vont détruire les nids.


#10

Vu sur congressus, ce point me pose problème dans sa formulation, en particulier les deux “et”, parce que ce n’est pas la même chose !

D’abord, ce ne sont pas les mêmes objectifs :

  • les panneaux photovoltaïques (ou thermiques d’ailleurs) sont utilisés pour générer de l’énergie
  • les toitures et toits végétalisés pour l’isolation thermique et phonique, une régulation des débits hydriques et une amélioration de la biodiversité en regénérant le maillage écologique

Ensuite, ils ne sont pas compatibles : on ne peut pas mettre et une toiture végétalisée et des panneaux photovoltaiques (sinon rien ne pousse).

Enfin, les solutions de végétalisations ne sont pas toujours adaptées, donc il ne faut pas en faire une obligation. Parfois mettre à jour de l’existant, ce n’est soit pas possible soit pas souhaitable. Dans les deux cas il vaut mieux que ce soit intégré à la conception au départ.

Ça peut :

  • ne pas être possible tout simplement. Pour végétaliser un toit il faut que la structure existante puisse supporter le poids supplémentaire et qu’il aie une pente inférieure à 10%.
  • “enlever” au bâtiment, i.e. avoir un impact esthétique trop important. Si c’est en plus un bâtiment de caractère ou faisant partie du patrimoine, il vaut mieux s’en passer.
  • avoir un coût trop important :
    • une toiture végétalisée c’est cinq fois plus cher qu’une toiture classique. Mettre à jour de l’existant c’est environ 100€/m2. Entretien de 10€/m2/an.
    • un mur végétalisé c’est 500€/m2 et un entretien de 50€/m2/an.

Juste un passage sur les murs végétalisés, qui me paraissent être une bonne idée dans une extrême minorité des cas et donc pas un bon point de programme :

  • pour être mis en oeuvre, il y a des conditions précises d’existant à respecter (composition des murs, structure, empiètement sur l’espace public, …)
  • c’est modifier la manière dont l’enveloppe extérieure réagit à la chaleur, au rayonnement solaire, etc… donc parfois il est possible que le bâtiment soit trop isolé/hermétique
  • c’est quasi pas possible d’avoir des ouvertures (donc pas de fenètres)
  • ça demande un gros entretien, qui si il est mal fait ou pas fait peut sérieusement endommager le bâtiment

Conclusion je propose de diviser ce point en deux motions (à mieux rédiger sans doute) :

  • "Générer une partie de l’électricité des bâtiments publics par l’installation de panneaux photovoltaïques"

La plupart des batiments publics étant utilisés en journée, le partie pirate propose de générer une partie de l’électricité qu’ils consomment en installant des panneaux photovoltaiques, après un bilan énergétique et sous réserve que l’installation ne nuise pas à la qualité architecturale du bâtiment.

  • Intégrer les toits et murs végétalisés dans un point “Combattre l’imperméabilisation des sols” avec les deux autres points “Réécrire le PLU pour intégrer un pourcentage fixe de surface végétalisée” (pourquoi fixe d’ailleurs ?) et “Eviter au maximum l’imperméabilisation des sols”

Le partie pirate combat l’imperméabilisation des sol. Une perméabilisation de la trame urbaine est nécessaire à la bonne gestion des débits hydriques et à la biodiversité. En effet, l’augmentation à outrance de l’imperméabilisation :

  • augmente les risques d’innondation et en agrave les effets
  • réduit le maillage écologique et nuit à la biodiversité
  • sature les réseaux d’eau de la ville

Modifications du PLU proposées :

Toitures terrasses :

  • pour les nouvelles toitures terrasses, la végétalisation est obligatoire sur toute la surface
  • pour les toitures terrasses faisant l’objet d’une réhabilitation, la végétalisation est obligatoire si la structure existante le permet

Absorbtion des eaux de pluies :

  • pour les parcelles typologie centre-ville, denses, avec pas ou peu d’espace verts : chaque parcelle doit récupérer l’intégralité de ses eaux de pluies et les déverser dans les réseaux que la ville leur met à disposition (c’est quasi toujours le cas déjà actuellement)
  • pour les parcelles typologie banlieus ou paviollnaires ou en bordure de ville, chaque parcelle doit récupérer et absorber ses eaux de pluies pour éviter d’exporter ses eaux de ruissellement. (ici on peut aussi ajouter un pourcentage minimal de surface au sol d’espace verts, à déterminer par la commune)
  • pour les parkings en surface, utilisation des pavés avec de l’herbe dedans plutôt que de l’asphalte

Edit : il faut faire très attention en proposant des modifications au PLU, étant donné que c’est un document très spécifique à la situtation de la commune, au climat, aux risques sismiques ou d’inondations…

Par exemple, ce point sur combattre l’imperméabilisation des sols est quasi uniquement valable que dans les communes dans la moitié nord de la France (très grosso modo). Plus au sud par exemple on a parfois besoin d’une imperméabilisation parce que les pluies sont courtes et intenses. Les eaux de pluies sont rejetées sur l’espace public et se déversent dans des rues en général pentues sans passer par les réseaux. Dans ce cas laisser une partie non imperméabilisée sur le trajet de l’eau peut provoquer des écoulements de terrain ou autres…

Désolé pour le pavé