Programme Municipales 2020 : Sécurité


#1

Voici un gros mot pour le Parti Pirate : la sécurité.

Quelle est la vision Pirate d’une ville sure ?
Comment organiser la commune pour que chacun puisse y vivre librement ?
Voulons-nous plus de caméras comme Eric Ciotti, ou éteindre la lumière la nuit pour dissuader les gens d’occuper les espaces ?

Et comment voulons-nous gérer la police municipale ? Les Agents de Sécurité de la Voie Publique sont-ils une solution à creuser ?

Quel budget souhaitons-nous y allouer et comment le justifions-nous ?

Le Parti Pirate est-il pour une ville surarmée ou désarmée ?


Le point de programme sur le pad, il va falloir aller peut-être un peu plus loin… :

  • Réinterrogeons l’utilité de chaque dispositif de vidéosurveillance présent sur la commune --> création d’un comité local de contrôle citoyen indépendant pour les communes ayant de la vidéosurveillance actuellement, qui devra être interrogé pour tout projet de modification du plan de vidéosurveillance (mise en place d’une charte communale).

#2

Cela fait écho chez moi au fait qu’il faut faire de la “prévention” plutôt que la “répression”. Multiplier les caméras c’est comme armer de plus en plus la police, ça envenime le problème. C’est comme construire un mur pour empêcher une inondation plutôt que de chercher à comprendre d’où vient la source du problème. D’ailleurs cela fait des années que les caméras se sont développées en France, pour que résultat ? Ah bon il y a une baisse de la délinquance ? A Besançon, on doit être à pas loin de 200 caméras et pourtant les faits de délinquance se multiplient. Donc en gros, un individu commettant un acte de vandalisme (perso je me pose la question : pourquoi fait-il cela ? Quelle faille dans son système d’éducation, son insertion dans la société) il est filmé, les policiers interviennent (parfois ça ne sert à rien il est déjà parti) >> garde à vue >> on le relâche plus tard. Ok et ainsi il recommencera. Inutile comme dispositif


#3

Après en terme de solution, peut être organisé des rondes par une “police de proximité” mais je ne sais pas s’il faut l’armer, et mettre le paquet sur l’éducation, le développement d’activités culturelles dans certains quartiers, etc.


#4

Déposé hier sur la plateforme :

Exposé des motifs :

Loin de protéger le citoyen, ces dispositifs aux coûts exorbitants privent les services de police de ressources financières et ne montrent qu’un visage désincarné de la sécurité.

En 2011, un rapport de la Cour des Comptes dresse un bilan critique de la vidéosurveillance. Le système n’a pas prouvé son efficacité sur le terrain et les coûts sont démesurés. Pourtant, aujourd’hui, les caméras fleurissent même dans les villes les plus paisibles… Et semblent être l’unique réponse que nos élus ont sous leurs yeux !

Les lieux à risque ont besoin de protection et de prévention. Mais les caméras de vidéosurveillance ne sont qu’un leurre. Souvent en panne et rarement surveillées en temps réel, elles n’ont aucune efficacité pour intervenir en cas de flagrant délit. De fait, elles servent le plus souvent après coup, lors de l’enquête. Autrement dit, si elles n’empêchent pas la survenue des infractions, elles peuvent effectivement capter tout évènement se déroulant sur l’espace public, qu’il soit délictueux ou pas (surveillance généralisée).

Leur rôle dissuasif est à mettre en doute. Les caméras ont des angles morts et sont faciles à contourner à l’aide d’un vêtement. Leur présence peut même avoir un effet contreproductif : elles provoquent un état de suspicion et de focalisation sur des zones à risque entraînant des réactions parfois violentes (vandalisme, provocations …).

Contenu de la proposition :

Le Parti Pirate demande un moratoire sur la mise en place de la vidéosurveillance dans les communes. Le Parti Pirate demande que des études d’impact commune par commune, mais aussi à l’échelon des communautés de communes soient réalisées.


#5

Bjour,

+1 !
Et on a un exemple terrible;
1256 caméras de surveillance réparties dans la ville de Nice, 84 personnes assassinées et plus de 300 blessés.
Quand à l’argumentation du maire
« Si on nous avait autorisés à utiliser notre logiciel de reconnaissance faciale, il en aurait peut-être été autrement. On se serait rendu compte que le conducteur du camion avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour violence et qu’il figurait sur le fichier des infractions constatées »
Hors les services municipaux ne sont pas intervenus lorsqu’ils ont vu un camion descendre la promenade des Anglais quartier bouclé pour les festivités ?
Et surtout, n’ont pas vu le 19 tonnes qui avait fait douze allers-retours sur les lieux du drame les jours précédents et jusqu’au matin de l’attentat alors même que les véhicules de plus de 7,5 tonnes y sont interdits ?
Si on ne vois pas un poids lourds de 19T, on va voir le visage du chauffeur…