Légalisation de toutes les drogues : Alexandre Kauffmann


#32

Hello :sunny:
Pour ma part, je vois deux aspects à prendre en compte sur ce sujet comme sur tous les autres :

A) Qu’est-ce que nous pensons du sujet

B) Comment nous pouvons communiquer sur le sujet

Parce que ça ne sert pas à grand chose, je crois, de défendre ses idées en utilisant des mots qui nous rendent inaudibles dans la société.
En l’occurrence, le débat en France se situe sur la question de la légalisation du cannabis récréatif et thérapeutique, et sur la mise en place d’une politique de réducion des risques avec des salles de consommation, et des unités de contrôle des produits accessibles aux consommateurs de façon anonyme, comme mis en place dans certaines manifestations festives.

Ces points, on peut les défendre de façon raisonnable. Je crois me souvenir que nous avions fait une proposition dans ce sens avec Stéphanie dont il me semble me rappeler qu’elle a été adoptée et qu’elle doit faire partie du programme officiel au moins dans ses grandes lignes (à vérifier) . D’ailleurs dès avant 2012 le PP avait déjà pris position a minima pour le droit de cultiver son propre cannabis ce qui était et reste il me semble encore passible de prison en France car considéré comme du narcotrafic.

Ensuite on peut toujours débattre de l’intérêt d’une légalisation générale de toutes les substances et d’une autorisation de commercialiser toutes les sortes de produits les plus dangereux, mais cela ne me parait pas très raisonnable sur le plan politique. Quand bien même ce serait fondé, il me parait difficile de communiquer à ce niveau, la société n’étant pas du tout prête, à mon avis, à des mesures aussi radicales.

Sur le fond :
( Mon point de vue est celui d’un ex-consomateur. Je n’ai fait que quelques bêtises dans ma jeunesse, qui par chance se sont trouvées limitées, mais j’ai des amis plus jeunes qui sont morts d’overdose ou qui sont restés perchés, sans compter ceux qui ont chopé le VIH par échange de seringues, je ne prends donc pas les choses à la légère du tout. )

Je ne crois pas une seule seconde à la “consommation douce” de substances qui produisent à la fois une forte dépendance et une forte tolérance. Et je ne suis pas favorable à ce qu’on reprenne cette notion à notre compte.

La prise des différentes sortes de produits psychoactifs me semble toujours sociale à un certain niveau, que ce soit le verre d’alcool partagé, celui pris par l’alcoolique dans son coin avant de venir travailler pour être bien et nous sourire, la cigarette support de drague entre ados (moins qu’autrefois heureusement) ou les champignons hallucinogènes pris par les chamanes. Je ne situerais donc pas non plus la question politiquement à ce niveau même si ça fait sens.

Amitiés à toutes et à tous
OSB


#33

Merci pour ces arguments complémentaires, @Olivier


#34

Peut-on formuler un texte et communiquer la dessus ? Qui serait motivé pour y participer ?


#35

Je pense qu’il serait bon avant de communiquer de nous mettre d’accord entre nous. Ce qui me semble loin d’être le cas.


#36

je ne pense pas qu’à un moment nous serons tous d’accord. Mais l’écriture d’un texte peut nous permettre de trouver une position commune sur le sujet je pense ?


#37

Alors comme je l’ai déjà dit précédemment ici, je suis plus que favorable à la légalisation de toutes les drogues, vu les résultats de l’expérience de dépénalisation globale menée au Portugal et les récentes décisions prises dans plusieurs pays au sujet notamment du Cannabis, je crois qu’on a largement matière à argumenter en ce sens, preuves à l’appui, j’ai d’ailleurs déjà commencé à bosser sur plusieurs argumentaires sur différents tons (humoristique ou très sérieux) que je suis prête à partager avec les intéressés ou à faire relire pour une publication sur mon blog personnel (que j’envisage très prochaine… même si je reporte depuis plusieurs mois…), sauf si vous souhaitez écrire une tribune sur ce sujet et dans ce sens, tribune à laquelle je participerai très volontiers.


#38

Légalisation et dépénalisation sont deux choses un peu différentes …

  • Légaliser = Rendre le commerce légal
  • Dépénaliser = Ne pas punir ( c’est plus interdit par le code pénal )
  • Contraventionaliser = Ne plus qualifier les faits comme un délit, mais comme une simple contravention

Le cadre qu’on avait défini faisait la différence entre différentes substances.
Légalisation des substances “douces” comme le cannabis
Dépénalisation de la consommation de toutes les substances psychoactives y compris “dures” + tolérance pour les usagers-trafiquants.
Et on avait, il me semble, repris l’idée de lieux associatifs de type cannabis social club pour mieux gérer l’info et la conso des produits intermédiaires

En ce qui concerne l’idée de ne pas vendre de cannabis aux mineurs voire de restaurer un seuil à 21 ans, je pense que ce serait ruiner nos efforts, parce que ce sont justement les ados qui sont les premiers concernés, et que ça ferait perdurer du trafic et des produits frelatés en direction des jeunes :slight_smile:


#39

#40

Bonjour à toutes et à tous.

Débart très intéressant. J’aime les sujets polémique.
La base est “aucune substance induisant potentiellement un état de bien ou une amélioration de la condition physique” ne pourra être totalement interdite. C’est l’effet “Streisand” version IRL.

De part mon métier, je prend quelques personnes en état de dépendance à une substance. Ces prises en charges concernent des substances ayant un fort impact sur le développement neuro-bio d’un foetus.
Le café n’a pas d’impact sur le developpement neuro du foetus. Par contre, le sucre et certaines graisses oui.

Une des questions, qui a été abordé est “Dans quels contextes, la substance est-elle consomée ?” Il y a presques toujours un facteur social dans l’initialisation d’une consomation d’une substance. Ce facteur social est très divers (performance, confiance en soi, intégration à un groupe) et je considère qu’il nous faut agir sur les facteurs sociaux d’une susbstance physio-psychoactive.

Voici ma position:

  • oui à la recherche sur tout type de substance (le lsd peut avoir un impact positif sur la dépression, alors ok pour des recherches dessus ; le cannabis présente un interêt dans la gestion de la douleur, alors ok pour des recherchese dessus.
  • oui à une vente par l’état : dans des sanctuaires médicales (un endroit où la personne est seul à tester la substance (on casse l’effet de groupe) ; avec un prodruit controle (transparence de la fabrication) ; dans un environement sécure (hygiène et sécurité médicale).
  • oui à un suivi statistique, médicale, de l’ensemble des ses ventes, ceci permettra surement de tordre des idées sur ces substances (moi le premier sur le lsd avec la dépression et le cannabis sur l’epilepsi)

Quelques soient la substance, nous serons toujours à la recherche de soma. Que nous voulons-nous ? Une société si dure que le soma doit se trouver hors de notre corps ou une société qui autorise les gens à se créer un esprit créant un soma sur-mesure (bien-être à travers le vivre-ensemble, le sport, une consomation raisonner, des gestes manuels, un sens à la vie,…).

Concernant @Florent, je suis d’accord que nous émettions un document (interne ou externe) sur notre position, cela peut-être tout simplement de dire que chaque membres à son opinion et que le PP n’a pas de consensus dessus (ce n’est pas une tare d’avoir des avis divergents sur une question sensible).

Bien à vous.


#41

J’apprends des choses et je découvre des points de vue auxquels je n’avais pas pensé (développement du fœtus, par exemple).
Donc merci pour ton texte, @simon


#42

D’ailleurs nous pouvons avoir plusieurs positions dans ce document, présenté comme des réflexions ou des pistes de réflexion.

Et je confirme ce qu’à dit @Relf merci pour ton message qui est éclairant dans ce débat.


#43

C’est un sujet très vaste. J’ai du mal à m’insérer dans la discussion. J’ai plutôt une approche versus conséquences médico-sociales.


#44

Alors pour aller encore plus dans ce sens et pour avoir déjà vu des désaccords qui semblaient irréconciliables alors qu’ils pouvaient être complémentaire dans le temps mais pas dans l’espace, il me semble intéressant de faire les choses suivantes :

  • Contacter les associations qui bossent sur le sujet. Elles ont fatalement de la propagande beaucoup plus à jour que nos discussions. Ça peut mener sur des interviews, des articles et des discussions notamment dur Discord.
  • Noter l’ensemble des positions qui pourraient être soutenues par le Parti Pirate
  • Voir les “concurrences” qu’il peut y avoir ainsi que les synergies possibles

Bref, il faut structurer ce débat


#45

Déjà se mettre d’accord sur le, de quoi on parle. Si on reste concentré sur les produits qui font l’objet d’une prohibition depuis les années 1970 et la politique pénale qui à cours jusqu’à présent avec le résultats que l’on peut constater aujourd’hui. De temps en temps, dans les posts, j’ai l’impression que l’on dérive plutôt sur le sujet des addictions en général (café, chocolat, sucreries et tout produits consommé en excès). Peut être commencer par définir ça. Et puis ça peut rester un sujet ouvert dans le temps. On n’a pas de copie à rendre en fin de semaine. On n’est pas forcément en désaccord, mais on a des approches différentes


#46

Hello :slight_smile:
Je me permets d’insister, parce que nos jeunes camarades, qui ont rejoint le PP depuis moins de deux ans ne sont pas forcément au courant, mais il existe bien une position du Parti Pirate sur le sujet.
Le point de programme adopté lors de l’AG de 2016 est consultable ici : https://wiki.partipirate.org/Légalisation_du_cannabis_et_des_drogues_douces
On peut bien sûr débattre et faire évoluer cette position, mais il faut maintenant partir de cette base là, et non pas de zéro.

Amitiés à tous


#47

Merci pour le rappel @Olivier

Pour démarrer un document, je ne sais que faire, sachant que les pads sont constamment attaqué. Une idée ?


#48

Tout à fait, et merci de pointer le point de programme. Et c’est pour ça que je dis qu’il faut structurer le débat.


#49

Ben faut faire un pad et distribuer l’adresse aux Pirates qui en font la demande en privé.
Si l’adresse n’est pas diffusée en public, pas d’attaque.


#50

Précision utile, je n’ai pas encore pu faire le tour de tous les sujets et celui là je ne le connaissais
pas


#51

HS

Le deuxième choix est d’utiliser mypads, qui permet de contrôler qui peut se connecter ou pas aux PADs (usage pour le bulletin unique), mais cela oblige les gens a avoir un compte et a les ajouter

HS