Débats semaine thématique - 25/11/2018 - Le transport


#1

Bonjour à tous !

Du 26 novembre au 01 décembre nous vous invitons à échanger autour d’une thématique qui fait sens pour le parti. Cette semaine, nous vous proposons de nous attarder sur le thème du transport.

Sur Discord nous vous proposons d’échanger plus librement, à bâtons rompus, en vocal, sur la question. Ce débat commencera Mercredi à 20h, Salle Ada Lovelace. N’hésitez pas à venir participer, même pour un instant; le débat du mois dernier avait été apprécié et bien fourni, nous espérons qu’il en sera de même.

Ce fil de discussion est consacré à ce débat, mais “le transport” étant un thème très vaste pouvant couvrir de nombreuses problématiques, d’autres fils pourront éventuellement être créés si des débats particuliers émergeaient. Dans tous les cas, essayez de développer, d’argumenter, bref de contribuer à un beau débat qui nous permette de réfléchir et d’avancer ensemble !

A vos claviers !
Pour le CVI,
Bibo et Macavity


#2

Bon je vais ouvrir le bal.

Concernant le transport j’ai plusieurs problématiques à vous soumettre :

  • Emploi et nécessité de déplacement :
    Il semble aujourd’hui quasi obligatoire de devoir se déplacer aujourd’hui pour aller à son poste de travail. Ayant pour une grande majorité à peu prêt les mêmes horaires, nous provoquons bouchons et surconsommation de carburant. Comment éviter cela ? Transports en commun ? Étalement des arrivées et des départs ? Télétravail ?

  • Ruralité et déplacement :
    En milieu rural les distances sont grandes, et ce ne sont pas forcément les autoroutes qui sont présentes, ni les transports en commun. C’est en ruralité que le 80km/h a fait des dégâts, les métropoles n’atteignant que rarement cette vitesse au sein de leurs périphériques. Il a aussi effectivement un coût non négligeable pour le carburant (diesel ou essence, n’est pas la question ici). De plus ce ne sont pas forcement les zones les plus riches en France. Comment arriver à concilier écologie, autonomie, renouvellement du parc automobile en ruralité ?

  • Propriété et construction sociale :
    Aujourd’hui nous sommes assaillis par la publicité, notamment celle pour la possession de notre véhicule personnel, voire pour la possession d’un gros SUV totalement inutile la plupart du temps. Comment arriver à concilier autonomie et frugalité ? Taxation des grosses cylindrées ? Pousser à l’autopartage ? Comment donner une image positive de la personne sans que ça passe par la possession d’une grosse voiture ?

  • Automobile et le renouvellement des énergies :
    On peut entendre qu’il faut arrêter le diesel et passer sur des énergies renouvelables, et typiquement, à l’électrique. Or pour recharger un parc entier de voitures électriques, il faudrait dans les QUINZE centrales nucléaires (les seules aujourd’hui avec les centrales à charbon keuf keuf à produire de l’énergie de manière stable, contrairement aux ENR). Comment avancer intelligemment entre écologie et écologie ? Quid du recyclage des batteries ? Où chercher le matériel pour celles-ci ? Qui va payer ?

  • Trains et avions :
    Certains lancent dans leur programme qu’il faut que le train devienne une vraie alternative à l’avion. Mais comment lutter contre un avion qui n’a pas à traverser des montagnes, découper des champs, pour faire sa voie dans le monde ? Faut-il prévoir un permis de déplacement ? Faut-il pousser à ce que les temps de trajet soit pris en compte dans le temps de travail ? Comment taxer le kérosène aéroportuaire ? Comment faire un train moins destructeur dans son installation ?

(C’est tout pour l’instant … si les discussions divergent trop, je demanderai aux modérateurs de découper :cat:)


#3

Bjour,

heu…transport ça fait un peu fourre tout, un peu comme “transition écologique”.:sunglasses:
On a en France 3 réseaux

  • Route (1er d’Europe)
  • Rail (2erme d’Europe)
  • Fluvial (1er d’Europe)

Mais le privilégié c’est la route!
Le rail les gouvernements successifs n’ont pas assumé l’entretien du réseau d’où la perte de compétitivité et l’ abandon des petites desserves.
Le fluvial est laissé à vau-l’eau.

Cela nous fait revenir à la bagnole (:wink: @Farlistener) et comme l’objet sous jasent est la pollution il faut rappeler que:

Selon le rapport d’avril 2013 du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), les principaux secteurs émetteurs de PM10 (particules d’un diamètre inférieur à 10 micromètres)
sont:

  1. la transformation d’énergie par l’industrie (31 %)
  2. la combustion de bois pour chauffer les habitations (30 %)
  3. l’agriculture (20 %)
  4. le trafic routier (15 %).

Ce rapport oubli 2 autres gros pollueurs les aéronefs et bâtiments maritime qui utilise des carburants hautement polluant (mais non -taxé)
Quand on a lue ça on se dit que l’on s’intéresse au transport routier pour réduire la pollution en prenant le problème à l’envers !
Néanmoins il faut bien commencer quelque part, comme déjà dit ailleurs un certain macron ministre des finances déifié le diesel en 2016 et moins de 2 ans plus tard il surtaxe parce que ça pollue !

Je passe sur ou disparaisse ces taxes, et en viens à comment réduire l’utilisation de la voiture ou la rendre moins polluante (en 2 parties)

  1. le transport
  • Développé et rendre tous les transports urbains propre et gratuit.
  • Arrêter de fermer les petites desserve ferroviaire encourager leurs reprises et leurs aménagement horaires pour répondre à la demande (même par le privé, c’était le cas avant la création de la sncf)
  • Reprendre l’initiative sur le transport rail/route pour les poids lourds, et taxé (enfin) les transports internationaux (Ces taxes n’empêche pas la pollution mais apporte du financement a ça résolution)
  • réaménagé les voies fluviales pour en relancer le trafic
  • Commencé à normalisé au niveau européen des taxes sur tout les autres types de transport (aéronefs/maritime)
  • Et enfin permettre le recyclage des véhicules de plus de 8/10 ans en véhicule électrique de transition, les batteries au plomb son recyclable à 97 %,un ensemble thermique (moteur boite) pèse (selon la cylindré de 100 à 180kg , le réservoir moyen de 45L c’est environ 35kg (1L de gas-oil ~ 830g)
    Le moteur électrique pèse de 30 à 80kg et avec un pack de 80kg de batterie on à environs 100km d’autonomie, cette opération est tout à fait réalisable sans grand travaux surtout si on utilise des moteur électrique de roues, ceux qui demande le moins de transformation donc de coût.
  1. l’énergie de remplacement
    Le solaire, la qualité des panneaux et leurs productivités sont en plein développement, alors c’est moins recyclable que l’éolien, mais ça ne prend pas de place puisque qu’on utilise le bâti et la production est plus stable.
  • On “réquisitionne” toutes les toitures disponible (et en état de soutenir l’installation) pas d’atteinte à la propriété, juste si il y a refus d’installation taxe sur la surface disponible non utilisé, et pour les volontaires installation gratuite avec une part sur la production (% par rapport à la surface et à sa conso)
  • le financement on tape dans les milliards de subventions aux future EPR et dans les marges laissé aux gestionnaires d’autoroutes.

Voila c’était ma proposition utopique participative au transport.:yum:


#4

À propos du camion électrique :

Je partage cette analyse en guise de conclusion :

Ça existe déjà ça s’appelle le chemin de fer et en particulier le transport combiné ou l’autoroute ferroviaire, mais réinventer l’eau chaude c’est tellement tendance…

Un exemple de par chez moi :

Dans les années 70 il fallait moins de 4 heures pour faire Nice-Grenoble en passant par Digne-les-Bains. Et qui assurait aussi du fret (voitures pour les concessionnaires, matières premières pour le bâtiment, etc.)

Fermeture de la ligne à la fin des années 90 donc trafic déporté sur la route nationale, temps de parcours augmenté de presque deux heures pour faire Nice-Grenoble en passant par Marseille …

Même avec la ligne grande vitesse Nice-Marseille le temps de transport n’arrive pas à être au niveau des années 70 ! Quel progrès !

Les petites lignes ferroviaires font un maillage important du territoire, utilisons-les, reactivons-les, developpons-les. L’expérience (en Corse où en Suisse par exemple) montre que c’est en offrant un cadencement élevé de rotation (niveau de service élevé) que les gens reprennent l’habitude d’utiliser le train, mais cela demande une volonté politique forte de la part de l’autorité organisatrice des transports (la plus part du temps les régions).


#5

Concernant l’exemple corse :

Les chemins de fer corses distingués via la société d’économie mixte des Chemins de fer de la Corse (CFC), créée en 2012, a pris en mains l’exploitation du réseau ferré de l’île. “L’offre a augmenté de 40% et la fréquentation de 70%, la contribution publique par voyageur au km a diminué de 40% malgré la croissance de l’offre, a salué la Fnaut. Bien que les lignes corses soient des lignes de montagne, l’autocar n’assure que 1,4% du trafic. Ces succès constituent un contre-exemple instructif des assertions du rapport Spinetta concernant les ‘petites lignes’ et des méthodes d’exploitation de la SNCF.”

https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250281787771

Transport : Près de 800 passagers dans le double train du matin sur la ligne Casamozza - Bastia
Depuis une semaine, un train double (UM2) a été mis en service sur la ligne Bastia-Casamozza à l’heure de pointe entre 7h30 et 8h30 du matin pour répondre à la demande. Près de 800 personnes dont 600 lycéens l’empruntent chaque jour pour rejoindre en 20 minutes le centre-ville bastiais. (…) Cela évite à environ 12 cars scolaires de rentrer en ville. Le reste se compose de gens qui vont au travail ou dans des administrations. Nous nous félicitons de ce succès. C’est très important. C’est le début de l’intermodalité.

L’objectif est d’empêcher les voitures d’entrer en ville, de les arrêter dans les parkings multimodaux gratuits que nous avons construits à Casamozza et à Furiani, et d’inciter les gens à prendre le train pour aller à Bastia. Avec un double effet : d’un côté, réduire les nuisances urbaines, de l’autre, augmenter nos recettes et développer le train.


#6

Bonjour,

des pistes ont été proposées sur le mieux se déplacer . Peut-être pouvons nous rajouter :

  • le développement des transports maritimes mixtes voile-moteur ?

  • la réduction des voyages longue-distance en avion par généralisation des téléconférences ?

L’appropriation marchande des transports fait aussi que les déplacements sont une source de profit ce qui les rend plus chers (cf autoroutes) ou plus dangereux (cf entretien des voies ferrées)

Il s’agirait donc d’affirmer que se déplacer en sécurité est un droit.(transports = communs ?)

Pour ma part (et désolé pour ces relans de marxisme) j’estime que nous avons des déplacements-transports à l’image de notre société. Je ne trouve plus les stats mais nous nous déplaçons essentiellement pour aller travailler (mouvements pendulaires quotidiens) et pour faire des courses.

Ce qui montre encore une fois que nous sommes des producteurs et des consommateurs.

Les voies de communication rapides relient les grandes villes dynamiques économiquement…

Sans compter les transports de marchandises venant de partout dans le monde nous permettant de consommer à peu près tout, peu importe d’où cela vient.

Il y a donc nécessité de moins se déplacer par un démondialisation et la relocalisation de petites unités de productions ouvertes et de moins produire-travailler. C’est aussi à cette condition que l’on permettra aux individus de disposer de temps pour être des acteurs de la vie politique…


#7

Ainsi s’achève cette semaine sur le thème du transport ! Merci à tous les participants, à défaut d’être nombreuses les interventions ont été très intéressantes. A dans trois semaines pour la prochaine semaine thématique :slight_smile:

Pour le CVI,
~Macavity


#8