Débats 2021-12 : "Des Pirates aux municipales : Bilan de la première année..." : proposition d'article

Exposé des motifs

Proposition d’article sur le bilan de la première année des élus pirates aux municipales, écrit par Enomis avec l’aide des élus et de Bifflu, relu et corrigé par de nombreux pirates. Les photos se trouvent dans le lien en bas du texte et viendront alléger l’article, relativement long car nous avons souhaité le rendre le plus complet possible.

Contenu de la proposition

Des Pirates aux municipales :

Bilan de la première année…

Cela fait un peu plus d’un an que des pirates ont commencé leurs mandats, nous avons souhaité vous parler d’eux, enfin de certains d’entre eux, car pour des raisons politiques certains ont préféré garder l’anonymat. De Marseille à Besançon, quatre pirates nous racontent leur première année aux municipales, et comment ils portent, à travers leurs réalisations et leurs projets d’action, les valeurs du Parti auxquelles ils ont choisi d’adhérer.

Une Brève présentation

De Marseille… Émilia Sinsoilliez est première adjointe à la Mairie des 2ème/3ème Arrondissements, en charge de la Démocratie Permanente, du Budget participatif et des Solidarités ; elle est professeure des écoles en REP et mère de 2 enfants. Christophe Hugon est élu à la mairie des 6ème/8ème Arrondissements et à la mairie centrale : délégué à la transparence, à lʼopen data municipal, au système dʼinformation et au numérique de la ville. Père de deux enfants, il exerce la profession de chercheur indépendant. Il a été élu vice-président d’Open data France sur les sujets de citoyenneté et médiation. Loïc Bonnier est élu sans délégation dans le 1er et le 7ème arrondissements; il représente la mairie au conseil d’école « Candolle » ; ingénieur informatique de profession, il participe à la commission de consultation des appels d’offres ; à la commission des affaires générales ainsi qu’à la commission de vérification des listes électorales.

Émilia, Christophe et Loïc ont été élus au sein de la majorité du Printemps Marseillais.

À Besançon… François Bousso est conseiller municipal de la Ville de Besançon en charge de la Citadelle, de l’écotourisme urbain et du tourisme culturel, rattaché à l’adjointe à la Culture. Il est également conseiller communautaire de Grand Besançon Métropole en charge de l’écotourisme, de l’offre « Grandes Heures Nature » et des congrès, rattaché au Vice-Président en charge du Tourisme, de l’Attractivité, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Le fonctionnement du Conseil municipal

La vie démocratique classique au sein d’une majorité de collectivités locales se déroule en quatre étapes :

  • Tout d’abord, les élues et élus délégués établissent leur politique, en accord avec le maire qui en garde l’entière responsabilité légale. Ils construisent leur feuille de route et préparent les rapports aux conseils municipaux.

  • Les rapports sont ensuite discutés au sein du groupe, durant des réunions, des débats et des préparations des commissions. C’est à ce moment là que les membres de la majorité peuvent exprimer leurs avis, leurs accords ou leurs désaccords, et que le groupe entérine, se donne du temps pour améliorer une proposition ou renonce à un rapport.

  • Le troisième temps consiste en la présentation des rapports à l’opposition au sein de commissions. Ces commissions sont à huis clos afin d’avoir un dialogue apaisé et d’éviter la « théâtralité » qu’on peut avoir dans les conseils municipaux. Les délégués présentent, expliquent leurs rapports et répondent aux questions. Ces questions permettent à l’opposition de comprendre l’intention politique de la majorité et de se positionner idéologiquement.

  • La dernière étape est la présentation publique en conseil municipal et son vote. Les élus délégués présentent leurs rapports, l’opposition émet des questions ou débats, généralement sur la base des informations qu’elle a obtenues durant la commission. Les positionnements ayant été déterminés durant les réunions de groupe et les commissions, le vote est, en règle générale, sans surprise.

Au-delà de la formulation de la feuille de route, l’un des rôles importants de l’élu est de réaliser l’arbitrage budgétaire de la mairie. Il faut savoir qu’en comptant les emprunts et leurs coûts, une collectivité locale ne peut jamais présenter un budget déficitaire.

Chaque service doit en premier lieu, créer et proposer un budget, avec des lignes budgétaires précises et correspondantes à la feuille de route de la personne élue en charge de la thématique.

La somme de tous les budgets est ensuite visée par le cabinet et l’adjoint aux finances qui doit faire un premier réajustement global. Une discussion avec tous les élus est ensuite organisée afin de déterminer précisément les évolutions de budget de chaque service, ligne budgétaire par ligne budgétaire.

Les conditions de travail

« Je suis depuis plusieurs années chercheur indépendant, et je réalise des prestations pour les laboratoires, universités et entreprises. Depuis que je suis élu j’ai dû réduire mes activités à environ 1/3 professionnel (1 seul client), 2/3 mairie. Je partage mon bureau avec l’élu au patrimoine municipal et lieux cultuels. Nous avons une assistante qui nous aide à organiser nos emplois du temps et nos rendez-vous. J’ai plusieurs réunions et commissions par jour sur de nombreuses thématiques, notamment avec les autres élus pour définir la politique numérique. » C. Hugon

« Nous partageons un grand bureau de 4 postes de travail et d’une table de réunion. Les élus ont été équipés suivant leur convenance de tablettes pour interagir sur les outils mis à leur disposition, entre autres les mails et un espace de cloud numérique. Les salles de réunions de la mairie sont à disposition pour organiser nos rencontres de travail. Suivant les délégations, les élus peuvent être sollicités quotidiennement, soit par les services, soit par les usagers. » L. Bonnier

« Chaque élu possède une tablette. L’ensemble des documents, rapports, etc. sont dématérialisés sur une plateforme spécifique et j’avoue que c’est assez pratique. Je partage un bureau avec les 3 autres élus de la Culture de la Ville, une optimisation des locaux voulue par la Maire et qui est largement suffisante pour répondre à nos besoins. Niveau charge de travail, je reçois à peu près 30 mails par jour, il faut donc quotidiennement faire un suivi et j’ai des réunions tous les jours (notamment le soir). C’est donc assez chronophage et j’ai dû diminuer de 70 Pourcents mon temps de travail dans un bar-restaurant.»

F. Bousso

Les actions menées et les réalisations pirates

Émilia Sinsoilliez est militante depuis de nombreuses années dans différentes associations et collectifs, et co-fondatrice d’un festival des cultures tsiganes pendant près de 12 ans qui réunissait plus de 6000 personnes chaque année autour d’évènements pluridisciplinaires (cinéma, concert, expos, théâtre, conférences…) à Marseille : le Latcho Divano.

Elle s’est présentée sur les listes du Printemps Marseille avec beaucoup de motivation et d’enthousiasme dans l’espoir que les choses évoluent dans sa ville.

« Dans les 2ème/3ème Arrondissements, ma délégation se nomme Démocratie Permanente car je souhaitais avoir une approche multiple et diverse de cette participation citoyenne : des instances plus classiques comme les Conseils de quartier, les concertations publiques, mais aussi des dispositifs qui s’adaptent à notre territoire comme des réunions en pied d’immeubles, des cafés citoyens des moments festifs à co-construire… Je souhaite que cette participation soit diffuse et continue, formelle ou parfois informelle… »

Après avoir choisi le nom de sa délégation et face à la crise humanitaire que traversent les 2ème et 3ème arrondissements (plusieurs quartiers parmi les plus pauvres de France y sont réunis, par exemple à Félix Piat dans le 3ème, le taux de pauvreté dépasse les 70 Pourcents*), Émilia a participé à la mise en place de la commission « Solidarités » en Mairie de Secteur qui réunit plus d’une quarantaine d’associations et coordonne et met en réseau de nombreuses actions afin de venir en aide aux plus démunis.

Consciente que les conseils d’arrondissement sont des rendez-vous démocratiques importants, elle milite dès ses premiers jours de mandats pour qu’ils soient accessibles à tous, et en a donc rapidement proposé la délocalisation afin qu’ils se tiennent dans un lieu différent, en conséquence, l’ordre du jour et les délibérations sont rendus transparents.

Intéressons nous à sa délégation « Solidarité », particulièrement sollicitée au quotidien dans ces quartiers difficiles, le « Bus du Cœur » par exemple, a été mis en place dans le cadre de la commission « Santé », ce dispositif a à ce jour permis à de nombreuses femmes de faire un bilan cardiaque.

Les réalisations qui ont été mises en place et orchestrées cette année l’ont toutes été avec l’objectif de rendre la vie plus facile aux habitants de ces quartiers :

La délégation d’Émilia a su valoriser l’outil élaboré par le « Collectif du 3ème » : le Guide Local d’Accès au Droit (GLAD) et travailler conjointement avec Solinum pour que les informations collectées soient recensées sur la plateforme numérique SOLIGUIDE. Cet dispositif a donné naissance à un outil numérique qui permet l’orientation vers des services de première nécessité, le recensement des lieux et services utiles et accessibles aux personnes en difficulté, la fluidification des nombreuses structures saturées et enfin de favoriser l’autonomie des personnes les plus démunies :

https://www.solinum.org/activites/soliguide/

À l’automne 2020, la mairie du 2ème secteur a interpellé la Préfète à l’égalité des chances au sujet de la difficulté et de la saturation des lieux d’accès aux droits dans le troisième arrondissement. C’est ainsi que cet outil mobile gratuit, anonyme et confidentiel est venu en renfort pour accompagner les habitants et leur faciliter les démarches administratives et juridiques : le bus du droit de l’ASMAJ, c’est une juriste et deux médiateurs qui sont chargés d’accueillir et d’orienter le public.

Enfin pour terminer ce tour des actions sociales soutenues par notre élue pirate, en partenariat entre la mairie du 2ème secteur et l’association Vendredi 13, une centaine de repas ont été distribués au CAL de Saint-Mauront grâce au Food Truck solidaire de l’Armée du Salut. Au menu, des plats plaisirs et du lien social ! Le Food Truck est également présent sur les événements organisés par la mairie de secteur (ciné plein air de l’été, fiesta des Assos en septembre et Festival des Solidarités en novembre), pour proposer des collations à petits prix.

Continuons notre tour d’horizon des élus pirates avec Christophe Hugon, rentré en 2016 à Marseille, il constate que l’état de la ville n’a pas vraiment évolué depuis son départ quelques années auparavant et décide de s’engager en politique, au sein du Parti Pirate avec lequel il partage le plus de valeurs.

Candidat aux élections européennes de 2019 il rencontre rapidement Loïc Bonnier, Pirate marseillais déjà impliqué dans MadMars, une initiative politique citoyenne marseillaise.

Ensemble, ils ont mené la campagne municipale avec MadMars, au sein de la liste « Le Printemps Marseillais » en défendant leurs valeurs de démocratie et de transparence, lui au comité de pilotage du Printemps Marseillais, avec les autres responsables politiques, Christophe sur le terrain avec les militants.

Christophe a commencé sa première année de délégation à la Commission économie finance et affaires générales, il y a présenté les rapports qu’il a préparés et défendus en conseil municipal. Il a mis en place un outil unique en France, la CCODD Marseille est l’interface entre le citoyen, les agents, les élus et les services juridiques, informatiques et de communication afin de fluidifier la mise en place de la politique d’ouverture de la ville. Présentée et votée en Conseil municipal, cette CCODD est régulièrement présentée aux autres municipalités comme outil dynamisant la création et la maintenance de l’open data, comme par exemple durant le Congrès des Inspecteurs et Auditeurs Territoriaux (CIAT). Il contribue aussi à la mise en place des projets de médiation, d’acculturation et de formation des citoyens et des agents de la ville.

https://deliberations.e-mrs.fr/alfresco/s/api/node/content/workspace/SpacesStore/3193c18e-5215-4fa0-8887-e42f7e32e3c6/2021-0011.pdf

La CCODD coordonne la mise en place de l’open data, dont la liste de données (plus de 40) actuellement déployée est disponible sur datasud.fr, pour n’en citer que quelques-uns : cartographie de la pollution, carte scolaire, trafic urbain, services publics… La CCODD se réunit mensuellement et réunit les services concernés ancrant la culture open data dans le paysage marseillais.

« L’Open Data en est un outil important.

Mais l’impact le plus fort est dans la qualité des données disponibles au sein de l’administration. Le besoin d’ouverture a poussé les services à travailler sur une donnée beaucoup plus homogène, mise à jour et qualifiée. Ce travail a un impact structurant sur l’action de la mairie.

Quasiment absente à notre arrivée, tout une mécanique a été mise en place afin de rattraper ce retard, avec comme objectif d’être à la pointe de l’Open Data et de ses usages. Enfin, et pour la première fois à Marseille, une délégation politique pour les sujets de numérique municipal, c’est-à-dire impliquant directement l’action numérique interne et externe de la Ville de Marseille (outils numériques, lutte contre la fracture numérique, cybersécurité, formation des agents, etc.) »

Christophe est également élu vice-président de Open-Data France, en charge de la Citoyenneté et de la Médiation. Dans ce cadre il anime régulièrement des ateliers et des travaux qui permettent d’établir une feuille de route commune à toutes les collectivités et les organismes qui y adhérent, cette feuille de route rejoint essentiellement celle de la ville de Marseille sur l’open data.

L’un des rôles importants du maire, et assez méconnu, est la gestion du personnel. En règle générale il délègue ce travail aux élus de la majorité, Christophe est également titulaire en commission de réforme, c’est-à-dire qu’il travaille sur les dossiers litigieux d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Les dossiers refusés passent devant une commission composée de médecins, d’un élu accompagné par un chef de service et le médecin du travail de la mairie, ainsi que des représentants syndicaux.

« Cette commission fait partie de ce que je considère comme le plus concret dans mon travail pour la mairie. Les décisions, discussions, peuvent changer la vie des agents. Par contre il faut parfois bien s’accrocher, car il peut y avoir des cas de suicides, de traumatismes graves, de décès difficiles accompagnés par des témoignages poignants. »

Dans les autres rôles que remplit l’élu pirate à la mairie centrale nous pouvons retenir qu’il est également suppléant au Conseil de discipline, il implique les services juridiques et permet de réviser les mesures disciplinaires à prendre envers les agents ayant commis une faute grave. Enfin, il veille avec les autres élus de la mairie centrale à la permanence psychiatrique, il a réalisé deux permanences psychiatriques depuis le début de son mandat. Il faut savoir que tout internement non consenti doit être contrôlé et validé par le maire afin d’éviter les abus, tâche qu’il délègue au fil des semaines et à laquelle un jeune politique n’est pas toujours bien préparé.

Petite histoire de cybersécurité à Marseille, le 14 mars, veille du 1er tour des élections municipales, la Ville a été victime d’une cyberattaque de grande ampleur : un rançongiciel (ransomware) sur le système d’information. 90 Pourcents des systèmes étaient susceptibles d’avoir été impactés. Le réseau de vidéo-protection, indépendant, n’a pas été touché. Le jour même, une intervention urgente sur les sauvegardes a été réalisée : tout a été coupé à temps, les donnée ont été sauvées. Les mesures prises depuis le déclenchement de l’attaque ont été immédiates. Deux jours après cet incident, l’installation d’une messagerie (libre, qui se pérennisera) a permis de retrouver une facilité de communication. Puis au bout d’une semaine, les systèmes vitaux tels que l’état civil ont été relancés. Dix jours plus tard, la réinstallation de tous les postes a pu commencer, en mai l’essentiel des systèmes a pu être remis en place. Sur le long terme, la cyberattaque a permis d’instaurer un profond changement de culture et de méthode pour les équipes, ainsi que le durcissement de la protection du SI en suivant les recommandations du Swat Sogeti et de l’ANSSI. Ces chantiers font l’objet dans chaque direction d’un suivi permanent et d’un pilotage mensuel tels que le changement de tous les mots de passe, le renforcement et la mise à jour des outils, etc. Afin d’améliorer encore la réaction de la mairie, un Centre Opérationnel de Sécurité informatique est en cours d’installation

https://deliberations.e-mrs.fr/alfresco/s/api/node/content/workspace/SpacesStore/786c3a06-417d-4ba0-851c-8b5e1d39b4f5/2021-0563.pdf?a=true&guest=true.

Cette expérience sera partagée lors du forum 100 Pourcents cyber https://accessecurity.fr/evenements-2/accessecurity-100-cybersecurite/.

Loïc Bonnier s’est engagé en politique à la suite du drame qui a eu lieu il y a trois ans, le 5 novembre 2018, (les immeubles du 63 et du 65 rue d’Aubagne s’effondrent à Marseille et provoquent la mort de 8 personnes) ; comme beaucoup de marseillais résidant en centre ville, il a senti, au moment de l’effondrement, le sol vibrer sous ses pieds et ça a été pour lui, et pour beaucoup de marseillais, le déclic nécessaire pour s’engager en politique, pour militer et tenter de changer la donne, il était candidat sur la liste du Parti Pirate aux élections européennes de 2019.

La gestion des écoles est une compétence de la mairie, pour parfaire le lien entre le personnel éducatif, le personnel de mairie et les parents/enfants, un représentant de la Maire se doit d’être présent en Conseil d’école. Cette mission locale d’écoute vise à établir un lien de proximité avec les élus. Il y en a 3 par an, le délégué de la mairie a comme tâche principale de faire remonter les remarques du conseil d’école et d’y apporter la voix du maire. C’est dans ce contexte qu’il exerce sa délégation au conseil d’école « Candolle ».

https://marseille1-7.fr/

Loïc participe également à la commission de consultation des appels d’offres, qui entérinent la validité légale de ces dernières. Il s’agit de consulter et de corriger le dossier technique pour suivre la commande politique, par exemple exiger des denrées bios quand il s’agit de produits alimentaires. Dans ce cadre, la commission a fait basculer le rapport des points pour l’attribution des appels d’offres entre le prix et le cahier technique passant du 40/60 au 50/50.

Il est également président de la Commission des affaires générales des 1er et 7ème arrondissements de Marseille ; il examine et évalue les rapports présentés aux conseils d’arrondissements et siège également à la Commission de vérification des listes électorales : les mouvements sur les listes électorales doivent passer par une validation d’une commission composée d’élus, le rôle de ce groupe est de signer le cahier d’émargement du scrutin à venir.

De surcroît, il complète les données à sa disposition sur la gestion des parcs et jardins de moins de 1 hectare qui sont de la responsabilité de la mairie de secteur dans laquelle il a été élu sur OpenStreetMap. Sur demande, il représente la maire de secteur, Sophie Camard sur certaines actions, il était présent par exemple à un débat organisé par Citizen Campus portant sur l’implication citoyenne au sens large.

Partons en Bourgogne-Franche-Comté rencontrer François BOUSSO qui a rejoint le Parti Pirate en 2019 au moment des élections européennes et la même année, s’intègre en fin de campagne des municipales à l’équipe de Mme Anne Vignot pour se frotter à la politique et réveiller la ville dans laquelle il réside depuis 4 ans.

La Citadelle de Besançon est l’une des œuvres majeures de Vauban, une forteresse militaire classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco et qui est devenu aujourd’hui le 2ème site touristique de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle renferme 3 Musées de France (Le Muséum, le Musée de la Résistance et de la Déportation et le Musée Comtois).

Parmi les missions importantes sur lesquelles François travaille avec la direction du site, il y a celle du Muséum. Un questionnement autour du bien-être animal est en effet mené au sein du parc zoologique, une démarche presque unique en France est alors entamée afin d’interroger et de rassembler autour d’une même table, des scientifiques, les salariés du parc, des associations animalistes, des experts etc. et ainsi donner de nouvelles orientations au zoo.

Dans ses principaux axes de travail figurent l’accessibilité et le développement du site. Sébastien Vauban a fait de la Citadelle une forteresse imprenable qui domine toute la Ville et pour y accéder, il faut s’armer de courage car « ça grimpe sec ! ». Pendant 20 ans, la collectivité a tenté, en vain, de trouver des alternatives (type télécabine) afin de parvenir au site sans pour autant en améliorer l’offre existante. Il s’agit donc d’être inventif, créatif, afin de rendre une accession à pied la moins pénible possible (expositions photos le long du parcours), avoir une offre de bus conséquente depuis un parking relais, permettre la location de vélos-électriques. Cela invite à balayer tous les champs de la mobilité, actuelle et future.

Du côté du développement, sont travaillées avec le directeur une diversification de l’offre comme la création d’un bar sur une des terrasses du site, une programmation culturelle plus étoffée et des projets afin d’accueillir, notamment, des entreprises.

Grâce à ses premières actions, la Citadelle a plutôt bien résisté à la crise qui touche le secteur du tourisme et il s’agit désormais de la développer dans les années à venir.

François est également délégué à Grandes Heures Nature, nom donné à l’offre d’activités outdoor en plein développement sur le territoire du Grand Besançon (trail, randonnée, escalade, navigation, parapente, etc.). C’est aussi le nom d’un festival mettant en avant ces disciplines, une très belle délégation qui oblige à travailler en transversale avec les délégations Sport, Tourisme, Communication voire Santé. Une délégation qui concerne des pratiques en plein essor notamment suite au confinement, et qui interroge aussi sur la manière de pratiquer sa discipline tout en préservant l’environnement, dans un cadre naturel menacé par le réchauffement climatique (disparition des forêts, baisse des niveaux d’eau, etc

Le festival 2021 a été une réussite populaire et permet déjà un focus, une fréquentation et des retombées médiatiques plus importantes en matière d’écotourisme.

Les projets

Regardons maintenant l’avenir, Émilia participe à la création de deux nouvelles commissions, et met en place les commissions thématiques Culture et Écoles. Le Conseil de l’Enfant réunit les enfants de CM1 et de CM2 des écoles du 2ème secteur (expérience pilote inédite sur un an). Il n’y a jamais eu de conseil de l’enfant à Marseille, et en tant qu’institutrice ce projet lui tient vraiment à cœur d’autant plus que cette année, les jeunes conseillers vont travailler autour de la convention internationale de l’Enfant. Ces jeunes conseillers sont désignés au sein même de l’école parmis leurs camarades par tirage au sort. C’est un lieu de réflexion, de discussions, de propositions et d’actions pour ces jeunes, ce conseil a également pour but d’être un outil d’éducation à la citoyenneté.

Sur la même dynamique, un Conseil des Seniors va être créé pour proposer une autre alternative aux animations classiques proposées aux anciens (loto, sortie…).

Comme le définit la loi Vaillant de 2002 relative à la démocratie de proximité, et en accord avec le programme du Printemps Marseillais, Émilia souhaite créer des conseils de quartier qui favoriseront l’expression de la parole des habitants ainsi que la prise en compte de l’expertise des acteurs citoyens engagés dans des associations et collectifs.

Émilia souhaite faire du PAPOMO un symbole de la démocratie : vous savez, ce mobilier urbain qui se monte, se transporte, s’installe où on le souhaite. C’est un outil de participation citoyenne, une occupation à des fins démocratiques de l’espace public, un outil pour sortir des cercles confidentiels de réflexion, dans une démarche pacifiste, inclusive, généreuse et optimiste. C’est vraiment le regroupement des valeurs que nous défendons au Parti Pirate, qu’Émilia retrouve dans cet objet : Démocratie, Libertés et Partage.

L’élue pirate du 2ème et 3ème arrondissements à Marseille participe au lancement du festival des solidarités, événement annuel qui a pour mission d’informer sur les enjeux de solidarité, de la coopération locale et ainsi valoriser ces actions dans leur dimension sociale et culturelle et permet de donner une plus grande visibilité à la solidarité auprès de tous les habitants de notre ville, de valoriser la diversité des acteurs impliqués, des thèmes abordés, des formes d’expression des solidarités et des animations proposées et d’encourager et favoriser le partenariat et les dynamiques collectives entre tous les acteurs pour construire une société plus juste et solidaire

https://www.festivaldessolidarites.org/evenements

Pour Christophe, la machine est lancée, la politique de l’Open data qu’il a mise en place sera opérationnelle tout au long de son mandat et doit permettre de changer le rapport entre la ville et le citoyen, de créer du lien entre le travail des élus, des agents, et les Marseillais de manière à permettre la transparence et la démocratie participative dont l’accès à l’information est la clé de voûte.

Pour Loïc, également, les réunions, les conseils et les rencontres vont se succéder sur le même rythme mais ses fonctions majoritairement administratives ne laissent malheureusement pas de place aux initiatives. Par ailleurs, nous pouvons compter sur ces deux pirates pour aider au quotidien, pour partager leurs connaissances et les diffuser dans leurs mandats autant que dans leurs vies.

François continue son mandat avec autant de questionnements que d’enthousiasme. La crise notamment économique est passée par là et sur un site comme la Citadelle se pose la question d’un développement maîtrisé du mécénat. En terme de fréquentation et d’image, la Citadelle semble cependant sur le bon chemin grâce aux nouvelles activités lancées.

Dans sa délégation « écotourisme », la municipalité est engagée dans une tendance populaire avec une appétence des touristes pour un tourisme plus vert et responsable mais qui souffre encore parfois de dogmatisme. Un peu de frustration donc, quand on connaît le développement de cette branche et que l’on sait que Besançon possède parmi ses atouts un patrimoine naturel d’une très grande richesse. Il faut donc faire preuve de pédagogie, et fédérer, en appuyant sur des thèmes fédérateurs comme les pistes cyclables, la navigation sur le Doubs, les chemins de grande itinérance, etc.

Enfin sa délégation « Congrès » a beaucoup souffert de la pandémie avec une première année quasiment blanche en terme d’activité. Besançon comme d’autres villes en France s’interroge sur sa stratégie future en matière de Congrès. Le double enjeu est à la fois de parvenir à attirer des congrès importants tout en prenant conscience que le paysage des congrès a évolué vers de plus petits événements, souhaitant des lieux plus atypiques.

En attendant la suite…

« Cette première année, année et demi, a été extrêmement riche en enseignements. Bien que la ville de Marseille soit une vieille machine très lourde, difficile à moderniser, et longue à faire changer de cap, je suis très fier de contribuer autant que possible à cette évolution. Ne plus être dans la plainte que les choses ne vont pas, et être parmi ceux qui ont la chance de les faire changer. » C. Hugon

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« Au terme de cette première année écoulée, j’ai deux ressentis : le plaisir de travailler les dossiers, souvent dans l’ombre, de faire avancer les choses. Et en même temps la frustration quand l’opposition de tous bords parvient à manipuler un sujet et à le retourner contre vous. Les raccourcis sont très faciles mais c’est un bon exercice de passer du « y-a qu’à faut qu’on » à la réalité et la complexité des sujets, et c’était ce qui m’intéresse. Je ne suis pas un pirate pour rien, j’aime dans mon quotidien exprimer et travailler les choses de manière factuelle, sans devoir respecter les injonctions d’un parti qui me demanderait de respecter tel ou tel symbole. » F. Bousso

« Être élue à la mairie de secteur, c’est d’abord un travail de terrain, qu’il faut prendre avec beaucoup d’humilité. Surtout dans un arrondissement où le taux de pauvreté dépasse les 50 Pourcents… Les attentes sont énormes et le processus administratif pour faire avancer des projets indispensables est très long ! C’est parfois frustrant.

Mais je réalise après cette première année que chaque action, petite ou grande compte : aider une famille à se reloger dignement, résoudre un problème administratif pour un habitant, écouter des militants d’une association, répondre aux invitations pour différents projets, les accompagner jusqu’à leur réalisation, c’est très gratifiant aussi !… Les personnes apprécient énormément cette proximité avec un représentant de la République ! Et ils nous le disent chaque jour même si parfois, on ne peut pas répondre à leur demande, c’est aussi important de l’expliquer.

Le colibri symboliserait bien mon travail d’adjointe de secteur ! » E. Sinsoilliez

  • Les comités d’intérêt de Quartier, instances qui existent depuis des dizaines d’années, mises en place par Gaston Deferre.

Articles, liens presse

Intervention radio : https://youtu.be/R0zb1FDRxhU

Article la Provence : Politique | Open data à Marseille : de la difficulté de l'administration à s'ouvrir | La Provence

Article la Marseillaise fabulerie usage des données : https://www.lamarseillaise.fr/culture/a-la-fabulerie-un-escape-game-ravive-les-archives-JJ6975902

Article sur le vote feuille de route : Marseille fait un pas vers la transparence de ses données

Article sur la cyberattaque : Un an après, Marseille a appris de ses failles informatiques

Article Gomet sur les délégations (ouvert) : [Marseille] Michèle Rubirola attribue 18 nouvelles délégations - Gomet'

Article Gomet sur, entre autres, le projet transparence dans les crèches (ouvert) : Conseil municipal de Marseille : cité de la transition, gratuité des musées, crèches... (1/2) - Gomet'

Le tour sur l’open data de Gomet (tout ouvert):

Article Made in Marseille sur l’ouverture de la plateforme (ouvert) : https://madeinmarseille.net/54352-la-ville-de-marseille-active-sa-plateforme-de-lopen-data-avec-un-premier-jeu-de-donnees-disponibles/

Photos ; Piratecloud Pourcents2F


Lien vers Congressus : Congressus : Session Janvier 2022 - Assemblée Permanente - "Des Pirates aux municipales : Bilan de la première année..." : proposition d'article

    Rapporteur : @Enomis

Bonjour @Enomis,

J’ai l’impression qu’il y a un petit soucis d’orientation avec cette « motion ». Tel que tu procèdes, tu sembles demander la validation de cet article par l’Assemblée permanente. Cela ne me semble pas nécessaire de passer par ce biais pour publier l’article. En effet, tout ce qui concerne la communication relève de la compétence du CRP, dont je me permets de remettre ici les compétences :

Article 12 : Le Conseil des relations publiques à pour mission :

  1. De mettre en œuvre les politiques de relations extérieures décidées par l’Assemblée Permanente
  2. De négocier avec des organismes tiers, si aucun négociateur n’a été désigné expressément par l’Assemblée Permanente
  3. D’élaborer la stratégie nationale de communication du parti
  4. De valider les éléments de communications élaborés par les équipages
  5. De coordonner les actions des porte-parole
  6. D’assurer la diffusion de la propagande pirate auprès des médias locaux, nationaux et étrangers
  7. De gérer les publications sur les réseaux sociaux au niveau national

L’Assemblée permanente n’est compétente uniquement que pour valider la stratégie de communication, c’est à dire un projet plus globale, un plan pour faire simple.

C’est donc au CRP de valider cet article (amendé ou non) et, en cas de contestation de la décision prise par le CRP, au CRS de statuer sur le respect des règles.

L’Assemblée permanente n’a pas à être l’arbitre des désaccords des conseils !

Bonjour @Aurifex,

Les discussions au sein du CRP se sont conclues par une proposition de le mettre au vote de l’AP, il s’agit de la résolution d’un statu quo. Cette solution a été suggérée pendant les discussions. Dans les éléments que tu évoques, rien ne s’oppose au fait de passer par l’Assemblée Permanente.
L’Article 12.1 va même dans ce sens en rappelant le rôle exécutif du CRP.

Le CRS et le secrétariat pourront, s’ils en jugent la nécessité, analyser la situation et revenir vers moi à ce sujet.

Bonjour @Enomis,

Avant même d’émettre des commentaires sur le fond ou la forme de cet article, je me permets d’intervenir sur la manière de procéder à sa publication.

Sauf erreur ou omission, le Conseil des Relations Publiques n’a pris aucune décision sur ce texte, il n’en est fait mention nulle part dans les compte-rendus des réunions officielles, ni dans les compte-rendus des réunions non officielles qui ont eu lieu en décembre.

En effet, lors des derniers échanges que nous avons eu sur le sujet, des échanges à la volée sur Discord, donc qui n’ont pas valeur de décision, et des échanges qui ont été sans le moindre doute très mal interprétée, et j’en suis surement l’une des responsables, nous avions convenu que nous en parlerions en réunion de travail le mercredi soir qui suivait le jour où tu as envoyé ce texte au CRP, mais tu as pris la décision unilatérale de le retirer des mains du CRP la veille de cette réunion, et tu as choisi seule de le faire passer au vote de l’Assemblée permanente, ce que je regrette vraiment beaucoup parce qu’on aurait pu le publier plus tôt et, j’insiste à nouveau, j’aimerais vraiment qu’on publie ce texte rapidement…

Il n’y a pas eu de « résolution d’un statu quo » puisque nous n’avons même pas atteint le statu quo, nous n’avons même pas eu le temps de parler de ce texte, ou d’émettre un avis, ou même de réfléchir aux corrections ou changement qui ont été proposées par moi et d’autres porte-paroles. Je pense au contraire que ce choix de faire passer ce texte en Assemblée permanente est un choix purement politique que je ne comprends pas vraiment et qui me pose sérieusement question.

Je pensais que nous prendrions le temps de travailler dessus ensemble, que nous prendrions le temps de le relire ensemble, je t’avais proposé de prendre rendez-vous pour cela, comme nous le faisons habituellement au CRP, mais tu n’as pas donné suite à ma proposition de rendez-vous et tu ne m’as plus adressé la parole depuis la fin du mois de novembre.
J’ai fait une proposition de correction dont j’ai proposé de discuter ensemble à la fin du mois de novembre, tu as rejeté ma proposition de correction et tu as rejeté ma proposition de discussion.

Je trouve vraiment dommage de procéder comme cela, forcer la publication d’un texte en le passant au vote de l’Assemblée permanente sans demander l’avis du CRP, sans même discuter avec le CRP, en étant soi-même membre du CRP, et je m’exprime ici sans aborder la question du contenu de ce texte (j’y reviendrai si la motion est maintenue), cela va créer un précédent très déplaisant pour notre conseil, et à travers lui pour toute notre organisation, cela génère des tensions dont nous n’avons définitivement pas besoin en cette période de pré campagne et cela donne une drôle d’impression sur la confiance que nous devrions nous porter les uns aux autres.

Je suis contrainte de reporter au @Secretariat l’absence de décision du CRP sur cet article, et je maintiens ma proposition de travailler ensemble sur l’article pour l’intégrer à la ligne éditoriale actuelle du Parti Pirate, dans la lignée des dernières publications et dans l’objectif de poursuivre ce que nous avons engagé en vue des campagnes à venir. Je trouverai très dommage, et plutôt dommageable à notre cohésion interne, que la publication d’un article soit forcée par une décision de l’Assemblée permanente avant même que le CRP ait donné un avis, cela n’est pas de bon augure pour l’avenir de notre organisation.

En tant que membre du @Conseil-Relations-Publiques, je me sens contrainte de t’inviter à retirer cette motion pour que nous en discutions avec toi au sein du CRP, dans le cadre d’une réunion de travail vocale, et pas simplement à l’écrit, et je suis vraiment navrée de la situation dans laquelle nous nous trouvons, une situation qui te pousse à croire que tu doives passer par l’Assemblée permanente pour obtenir la publication d’un texte que nous aimerions pourtant tous pouvoir publier très vite et dans les meilleures conditions.

Je renouvelle donc ici mon invitation au dialogue sur ce texte avant que l’AP ne soit invitée à débattre et à s’exprimer dessus, il n’est pas trop tard pour faire machine arrière :wink:

Bonsoir,

Le texte n’est plus exactement celui vu par le CRP, des corrections ont été faites.
Malgré que je ne soit pas au CRP, j’avais aussi cru comprendre dans les échanges discord que si « la méthodologie du CRP ne convenait pas il suffisait de passer par l’AP » sachant qu’a ce moment là, la méthodologie consistait a :" c’est ta proposition contre la mienne soumis au vote du CRP" ( les guillemets représente ma perception du sens pas les mots exactes ). Voilà pour mon explication de l’arrivé de ce texte à l’AP.
Pour conclure, je serais ravis que le CRP puisse enfin s’entendre pour la publication de ce texte quelque soit la méthode choisi.

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Je ne vois pas en quoi cela empêche de procéder à un vote au sein du CRP. C’est grâce au vote qu’on départage, chercher le consensus à tout prix est à mon avis illusoire, surtout quand on commence à être un certain nombre.

Le problème de faire voter ce texte comme ça ici, c’est que s’il faut faire des modifs de dernières minutes pour la publication, ou ajouter une image, je trouverais bizarre que le CRP gère ça si le texte est passé avant en AP. On ne peut pas passer par l’AP pour contourner des désaccords puis refaire la tambouille au CRP une fois que c’est fait. Si le CRP a été créé c’est justement pour que l’AP n’est pas à voter sur tout un tas de petits décisions, avec un temps à chaque fois (trop) long.

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Tenant compte de vos commentaires et de vos craintes,
J’ai déposé la nouvelle proposition d’article en réunion « Débats et Construction » à l’édition de texte des Relations Publiques et cette version vient remplacer la version précédente : Congressus : Edition de texte par Conseil des Relations Publiques - Des Pirates aux municipales : Bilan de la première année...
J’ai déposé cette réunion à l’ordre du jour en demande interne pour la réunion du mercredi 5 janvier à 19h afin que nous puissions en parler.

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@Enomis :

Est-ce que cette motion est toujours d’actualité ?

Pour le secrétariat

Bonsoir @Farlistener

Après concertation avec les auteurs, je retire cette motion.

Réponse destinée au secrétariat.

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