Débats 2019-10 : Le parti pirate se positionne pour une transition énergétique décarbonée


#1

Lien vers Congressus : https://congressus.partipirate.org/construction_motion.php?motionId=1796

Rapporteur : @Bibo


#2

Bjour,

** Oui à la transition énergétique mais NON à la poursuite du nucléaire**

Comme souvent mes écrits semblent incompréhensibles au vu des réponses qui me sont faites, je précise que je ne m’oppose pas aux personnes mais à la technique, parce que sous le couvert de lutte contre le réchauffement qui doit être immédiate, on oppose une technique très lente, très chère (voir plus bas le rapport World Nuclear Industry) et surtout qui pose des problèmes insolubles pour les siècles à venir comme les déchets.

C est très long mais ceux qui pensent qu’il faut continuez-en sont convaincus, alors il faut bien leurs démontrer qu’ils se trompent !

Qu’on pense que le nucléaire soit l’avenir… là je n’ose pas citer la jeune Greta Thunberg, qui reprend ce qui est dit depuis des années sur le réchauffement et le besoin de réaction immédiate, mais totalement ignorés de ces penseurs d’avenir : Trump,Bolsonaro Poutine, Xi-jiping, Macron…

Alors, oui le nucléaire est une énergie dé-carbonée à 95%, mais non ce n’est pas l’avenir !
C’est une bombe à retardement qui nous coûte des milliards et va continuer à nous coûter des milliards si on persiste !
Il faut stopper l’hémorragie en arrêtant tout développement et préparer leurs arrêts et démantèlement.
Depuis les années 80 on sait qu’on court à la catastrophe, si depuis toutes ces années et avec tous ces milliards on avait partagé les moyens avec la recherche d’alternatives on y serait peut-être aujourd’hui et je ne limite pas au photo-voltaïque ou à l’éolien il y a d’autres alternatives, la géothermie, voire le solaire spatial…

J’ai fais une proposition dans ce sens ici :

Elle n’est pas déposée, elle peut être revue, corrigé, amélioré etc.

Je ne rejette pas le nucléaire je dis simplement arrêtons la folle course en avant c’est aujourd’hui que la planète se réchauffe ça commence à nous brûler les pieds et dans 20 ou 30 ans ça sera tout le reste qui brûlera, ne rajoutons pas ce risque là.

On m’avait opposé que des centrales EPR avaient été vendu à l’étranger et bien voilà ce qui si passe :

  • Finlande

L’accord conclu dimanche, qui sera définitivement signé d’ici la fin du mois, porte au total à 8 milliards d’euros environ le coût pour Areva de son cauchemar finlandais. Tout a commencé en 2003, quand le champion français de l’atome a vendu à TVO le premier exemplaire de son nouveau réacteur, l’EPR, et s’est pour l’occasion improvisé maître d’œuvre du chantier. Ni la construction, ni le dialogue avec l’autorité de sûreté finlandaise ne se sont passés comme prévu. La facture initiale de 3 milliards d’euros a explosé. Les délais aussi. L’EPR, actuellement en phase d’essais à chaud, devait être mis en service en mai 2019, repoussé à juillet 2020.

  • Angleterre,

la centrale nucléaire nouvelle génération, dont la construction de deux unités dans l’ouest de l’Angleterre a commencé fin 2016, devrait finalement coûter « 21,5 à 22,5 milliards de livres » (24,3 à 25,5 milliards d’euros), soit 1,9 à 2,9 milliards de livres de plus que l’estimation précédente. Cette dernière avait déjà été revue à la hausse de 1,5 milliard de livres en septembre 2016. Soit un surcoût officiel qui pourrait frôler les 5 milliards d’euros depuis le début du chantier, et environ le double du prix évoqué initialement il y a une décennie.
Quant à la date de démarrage des deux unités en cours de construction à Hinkley Point C, elle sera probablement repoussée. La première, prévue pour 2025, fait face à un risque « augmenté » de quinze mois de retard. La seconde, prévue pour 2026, présente un risque de neuf mois supplémentaires.

Pour revenir chez nous, les malfaçons;

Une vingtaine de générateurs "potentiellement concernés"

Des composants de réacteurs nucléaires fournis par Framatome pourraient n’avoir pas été fabriqués correctement, a annoncé ce mardi EDF, qui enquête pour connaître l’ampleur de ce nouveau problème pour l’industrie française.

Ce potentiel défaut de fabrication concerne des matériels en service ainsi que des matériels neufs qui ne sont pas encore en service ou installés sur un site, précise le communiqué. EDF n’a pas précisé à ce stade quels sites étaient affectés. Mais cela ne concerne pas l’ensemble de son parc de 58 réacteurs, car l’électricien ne se fournit pas exclusivement chez Framatome pour ses générateurs de vapeur. Certains proviennent aussi de l’américain Westinghouse ou du japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI).

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui n’a été prévenue du problème que lundi soir tard, a fait état de son côté d’une "vingtaine de générateurs de vapeur fabriqués par Framatome à partir de 2008 qui sont potentiellement concernés.

« Alors que tous les voyants sont au rouge, que le résultat net courant a baissé de près de 50% en 10 ans et que la dette brute a doublé pour atteindre près de 70 milliards d’euros dans le même temps, comment Jean-Bernard Levy compte-t-il redresser la barre s’il s’entête dans sa stratégie nucléaire ? Cette question nous concerne tous car avec la renationalisation annoncée du nucléaire, le passif financier d’EDF devient le problème de tou.t.es les français.e.s ».

Et comme il est dit au dessus par greenpeace EDF a cause de ses dette sépare les activités en 2 (projet Hercule)

1 commerciale et 1 atomique appelé “EDF bleu” qui comme par hasard va être nationalisé à 100% c’est-à-dire que le con-contribuable va assurer 5 milliards de plus pour l’EPR Flamanville, 1 milliard pour les soudures défectueuses, 15 milliards pour les déchets non comptabilisés, et 28 milliards quand il faudra démanteler.

Il y aussi un élément où je n’ai pas encore de réponse c’est la perte d’exploitation que ces retards successifs occasionnent ont rajouté à tous ces milliards

Et cerise sur l’atome ces extraient (commentés) du rapport du

WORLD NUCLEAR INDUSTRY

Organisme d’évaluation indépendante des développements nucléaires dans le monde

qui a organisé le lancement du rapport sur la situation de l’industrie nucléaire mondiale 2019 (WNISR2019) le 24 septembre dernier à l’Université d’Europe centrale (CEU) à Budapest. Et autant dire qu’il est plutôt à charge pour l’atome dans le cadre de la lutte contre le changement climatique…

Le rapport WNISR2019 évalue, en 323 pages, l’état et les tendances de l’industrie nucléaire internationale et analyse le rôle potentiel de l’énergie nucléaire en tant qu’option pour lutter contre le changement climatique. Huit experts interdisciplinaires de six pays, dont quatre professeurs d’université et cofondateur et président émérite du Rocky Mountain Institute, ont contribué à l’établissement de ce rapport.

Une élimination nucléaire «organique» non déclarée

Alors que le nombre de réacteurs en exploitation a augmenté de quatre au cours de l’année dernière, atteignant les 417 à la mi-2019, il reste nettement inférieur au sommet historique de 438 en 2002. La construction nucléaire a diminué au cours des cinq dernières années, avec 46 unités en construction à la mi-2019, contre 68 réacteurs en 2013 et 234 en 1979. Le nombre de mises en chantier de constructions annuelles est passé de 15, l’année d’avant Fukushima (2010), à cinq en 2018 et une à ce jour en 2019. Le sommet historique a été atteint en 1976 avec 44 mises en chantier, soit plus que le total des sept dernières années.

Le coordinateur du projet WNISR et éditeur, Mycle Schneider, a déclaré: «Cela ne fait aucun doute: le taux de renouvellement des centrales nucléaires est trop lent pour garantir la survie de la technologie. Le monde connaît une élimination nucléaire «organique» non déclarée ». En conséquence, à partir de la mi-2019, l’âge moyen du parc mondial de réacteurs nucléaires dépasse pour la première fois les 30 ans.

165 GW d’ENR contre 9 GW de nucléaire

En opposition, les énergies renouvelables continuent de dépasser l’énergie nucléaire dans pratiquement toutes les catégories. Un record de 165 gigawatts (GW) d’énergies renouvelables a été ajouté aux réseaux électriques mondiaux en 2018. La capacité d’exploitation nucléaire a quant à elle augmenté de 9 GW. À l’échelle mondiale, la production d’énergie éolienne a augmenté de 29% en 2018, de 13% pour l’énergie solaire et de 2,4% pour le nucléaire. Par rapport à il y a dix ans, les énergies renouvelables non hydrauliques ont généré plus de 1 900 TWh d’énergie, dépassant le charbon et le gaz naturel, tandis que le nucléaire en produisait moins.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour le rôle potentiel de l’énergie nucléaire dans la lutte contre le changement climatique ? WNISR2019 fournit un nouveau chapitre sur la question. Diana Ürge-Vorsatz, professeure à l’Université d’Europe centrale et vice-présidente du groupe de travail III du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), note dans son avant-propos WNISR2019 que plusieurs scénarios du GIEC atteignant l’objectif de température de 1,5 ° C dépendent fortement de l’énergie nucléaire et que «ces scénarios posent la question de savoir si l’industrie nucléaire sera en mesure de fournir l’importance de la nouvelle puissance requise dans ces scénarios de manière rentable et rapide. Ce rapport est peut-être la publication la plus pertinente pour répondre à cette question pertinente. ”

L’énergie nucléaire est une option trop coûteuse et trop lente face à l’urgence climatique

L’énergie nucléaire est également beaucoup plus chère. Le coût de la production d’énergie solaire varie de 36 à 44 dollars par mégawattheure (MWh) et celui de l’énergie éolienne, de 29 à 56 dollars par MWh. Pour le nucléaire, la fourchette est de 112 à 189 dollars. Au cours de la dernière décennie, les estimations de coûts actualisés pour l’énergie solaire à grande échelle ont chuté de 88%, l’énergie éolienne de 69%, tandis que le nucléaire a augmenté de 23%. Les nouvelles centrales solaires peuvent concurrencer les centrales au charbon existantes en Inde, les éoliennes seules produisant plus d’électricité que les réacteurs nucléaires en Inde et en Chine. Mais les nouvelles centrales nucléaires sont également beaucoup plus lentes à construire que toutes les autres options. Par exemple, les neuf réacteurs mis en service en 2018 ont mis en moyenne 10,9 ans pour être achevés. En d’autres termes, l’énergie nucléaire est une option plus coûteuse et plus lente à mettre en œuvre que les alternatives et n’est donc pas efficace dans la lutte contre l’urgence climatique, elle est plutôt contre-productive car les fonds ne sont pas disponibles pour des options plus efficaces.

Le résultat plutôt surprenant des analyses est que même le fonctionnement prolongé des réacteurs existants n’est pas efficace sur le plan climatique, car les coûts d’exploitation dépassent les coûts de l’efficacité énergétique en concurrence et des nouvelles options en matière d’énergies renouvelables et bloquent donc durablement leur mise en œuvre. Mycle Schneider conclut: «Vous ne pouvez dépenser un dollar, un euro, un forint ou un rouble une seule fois : l’urgence climatique exige que les décisions d’investissement favorisent les stratégies de réponse les moins chères et les plus rapides. L’option nucléaire a toujours été la plus chère et la plus lente ».

Et si vous êtes arrivé jusque là, Merci !

Au PP on ne penche ni à droite ni à gauche mais en avant, sauf qu’en soutenant le nucléaire on est à droite à gauche et derrière.


#3

Limite là c’est la fin du jeu. Greenpeace est plus que partisan sur la question. Greenpeace passe son temps à mentir et à tromper les gens sur la question du nucléaire.


#4

Bjour,

Que Greenpeace soit un ramassis de menteur…je te laisse cette affirmation !
Néanmoins les chiffres donnés et la ré-nationalisation pour éponger les dettes sont eux vérifiables, j’ai échangé directement avec la journaliste qui a publié un article dans le C.E.du 25/09 avec ces mêmes chiffres, obtenu auprès de la cour des comptes.


#5

Bon… on tourne un peu en rond, non ? Autant mettre en compétition des motions divergentes et voir ce qu’en dit la base.

La question du coût avait déjà été amplement débattue à partir d’ici dans le thread nucléaire :

En gros c’était du Greenpeace vs ADEME avec un + fiabilité pour l’ADEME (qui s’est de fait moins planté par le passé que Greenpeace).


#6

Bjour,

Oui l’aspect financier avait déjà été évoqué mais la dette n’apparaissait pas.
Ensuite tu as soulevé le problème de cette éventualité de 2 motions contradictoires, c’est un peu ça qui m’a retenue et le fait que je n’étais pas sur d’avoir tout bien ficelé.


#7

Pour nourrir la discussion, je me permets de partager ce thread que j’ai vu circuler sur Discord tout à l’heure (merci @gpellen) : https://twitter.com/Kako_line/status/1180838076546985984?s=19


#8

Bjour,

je ne vais pas sur discord ni sur twister, alors moi je renvoi au rapport du
WORLD NUCLEAR INDUSTRY
Organisme d’évaluation indépendante des développements nucléaires dans le monde (cité plus haut)


#9

Au sujet de ce débat, le Parti Pirate organise un débat IRL sur la question de la transition énergétique le samedi 12 octobre à 14h à la Gare Expérimentale située au 18 Boulevard Sérurier à Paris, qui nous accueille gracieusement et avec beaucoup d’enthousiasme.

Les intervenants seront :

  • Mathilde Tessier
    Après des études d’ingénieur à l’ENSTA Paris, et un Master d’Economie de l’Energie à l’Université Paris-Saclay, elle réalise aujourd’hui une thèse au Centre de Mathématiques Appliquées des Mines de Paris, sur la questions de la prospective énergétique et de l’acceptabilité sociale des énergies. En parallèle, elle est depuis août dernier co-responsable de la commission énergie d’EELV. Elle a donc une vision technico-économique et politique des sujets énergétiques.
    Son Twitter

  • François-Marie Bréon
    Chercheur en climatologie au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, il a participé à la rédaction du 5ème rapport du GIEC.
    Dans un cadre extra professionnel, il milite pour mettre un peu de rationalité dans les débats publics. Il est donc membre du Conseil d’Administration de l’Association Française pour l’Information Scientifique.
    Le nucléaire est à l’interface entre les deux, son intérêt pour la désinformation sur le sujet du nucléaire alors qu’il peut contribuer à la lutte contre le changement climatique le pousse donc à être assez actif sur Twitter sur ce sujet.
    Son Twitter

Nous ferons tout notre possible pour retransmettre ce débat au moins sur Discord, au mieux sur Twitch, Youtube, Facebook, en tous cas on y travaille.

Vous pouvez d’ores-et-déjà préparer vos questions, et les poser ici si vous en avez, ça nous aidera à préparer les échanges.

En gros cela se déroulera comme suit :

  • 14h : Accueil des gens
  • 14h30 : Présentation du Parti Pirate, de son organisation et des débats en cours
  • 14h45 : Présentation des participants (Chacun se présente)
  • 15h : Présentation des points de vue des intervenants, échanges avec le public
  • 16h : Fin du débat (on a la salle jusqu’à 18h donc on peut même trainer un peu, ou organiser un deuxième débat si vous voulez !)

Une buvette payante sera tenue sur place par la Gare XP.
L’argent récolté par la buvette ira à l’association qui gère la Gare XP.

Si vous voulez participer à l’organisation du débat (même à distance, on a besoin de toute l’aide possible), vous pouvez prendre contact avec @Dadourlou et moi par message privé.

Poke @EquipageIleDeFrance

Edit : L’événement facebook : https://www.facebook.com/events/2514935132122419/

Si vous êtes motivés, on a besoin d’un visuel, à discuter en privé ou sur Discord :wink:


#10

Bjour,

pas vraiment une question, mais connaissent-ils l’existence du rapport du WNISR publiés le 24/09 que j’ai cité plus haut ?
Ou les promoteurs mondiaux du nucléaire reconnaissent que compte tenu de sa cherté et sa lenteur il n’agit pas contre l’urgence climatique.


#11

Bonjour,
Comme tu t’en doutes, nous n’en savons rien si ils le connaissent ou non.
Mais l’un deux ayant participer au 5ème rapport du GIEC et il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Française pour l’Information Scientifique, donc on peut supposer que oui.

Mais comme tu n’arrête pas d’insister sur ce rapport, je te promet que je le prendrais et que je leur poserais la question, est ce que ça te va ??


#12

Bjour,

Oui Merci !
le rapport que je cite est postérieur à celui du GIEC (24/09/2019) d’où mon insistance :wink:


#13

Après discussion et des indications de travail, nous avons étendu avec @Florie la motion proposée.


Titre de la motion : Le parti pirate se positionne pour une transition énergétique : économie, sources non-carbonée, changement des usages.

Exposé des motifs :

Le positionnement politique énergétique du Parti Pirate a fait l’objet de nombreuses demandes et questionnements lors des européennes 2019.

Il est temps pour le parti de trancher la question en explicitant l’utilisation du nucléaire dans le mix énergétique, qui ne tombe pas dans l’adoration ni dans le dénigrement. Le nucléaire semble nécessaire aujourd’hui mais n’est pas forcément la seule solution face au défi énergétique.

Le texte ci-dessous offre une première direction à un futur programme énergétique plus complet en cohérence avec le programme européen.

Contenu de la motion :

Le Parti Pirate conçoit plusieurs volets à cette transition énergétique qui s’appuie sur deux facteurs essentiels que l’on retrouve dans les principes mêmes du Parti Pirate : la technologie et l’acceptation démocratique.

Le Parti Pirate est conscient que la recherche est primordiale pour répondre au mieux aux enjeux d’aujourd’hui mais ne peut se contenter des solutions qui n’arriveront que demain comme :

  • des centrales à fusions (issues de recherche comme ITER mais pas seulement) ;

  • des centrales à fission de 4ème génération ;

  • des batteries performantes (pour fonctionner de paire avec les EnR) ;

  • des centrales solaires (issues d’un investissement dans le spatial).

Le Parti Pirate rappelle qu’aujourd’hui la consommation électrique, à 77% d’origine nucléaire, ne correspond qu’au quart de la consommation énergétique totale qui elle est fortement carbonée, de l’ordre de 60%.

De même, faciliter une transition énergétique n’a d’intérêt que si l’énergie consommée devait être nécessairement produite : la meilleure énergie est celle qu’on ne produit pas.

Le Parti Pirate estime, avant toute chose, qu’il est indispensable de diminuer la consommation d’énergie de la France.

Cela peut être effectué via des solutions techniques comme, par exemple :

  • l’isolation efficace de toutes les structures, afin de diminuer leurs dépenses énergétiques ;

  • l’utilisation de sources alternatives au tout électrique et, bien entendu, aux énergies fossiles pour tout ce qui est régulation de température, chaleur et fraîcheur, comme par exemple la cogénération (dans les centrales électriques de biomasse…).

Cela peut également se produire grâce à des changements sociétaux comme, par exemple :

  • la marginalisation de l’autosolisme et le développement de moyens de transport alternatifs répondant à différentes problématiques des zones urbaines et rurales ;

  • l’accélération de la recherche dans le domaine de l’énergétique (spatial, fusion nucléaire, traitement et recyclage des déchets, économie des ressources…)

  • une éducation renforcée sur les implications et limitations des solutions face à la science (la physique et la chimie en particulier), à l’économie, avec la dépendance aux ressources d’autres pays, et à l’écologie, avec les impacts environnementaux de la collecte des ressources et des empreintes au sol des différentes implantations.

De l’électricité

Dans ce cadre, la poursuite du développement du nucléaire en France, énergie aujourd’hui la moins carbonée, nous semble pour l’instant inévitable. Il ne semble pas envisageable de prôner une transition complète et unique vers l’éolien et le solaire. Le développement des énergies décarbonées doit continuer conjointement, de manière complémentaire. De plus, la recherche dans le domaine doit perdurer pour remplacer au mieux les centrales en fin de vie mais aussi maintenir un niveau de connaissance permettant une exploitation en toute sécurité du parc nucléaire.

Du nucléaire

Il semble donc nécessaire de renouveler le parc nucléaire actuel mais aussi de remplacer les centrales à charbon et à gaz (autres que celles à bilan carbone nulle comme les système Power2Gas) restantes. À cet effet, le passage à l’EPR, dans un système de contrôle strict des dérapages budgétaires à la charge des constructeurs et non des exploitants, semble la meilleure solution afin d’assurer une stabilité de production pour les prochaines décennies.

Le Parti Pirate préconise, au vu des dispositifs technologiques dont nous disposons, une gestion des déchets qui soit géologique (CIGEO). Il préconise également de mettre en place des mécanismes de cogénération (récupération de la chaleur émise par les centrales pour le chauffage, l’industrie) afin d’optimiser les productions de ces centrales. Enfin il préconise de privilégier le développement de centrales avec systèmes aéroréfrigérants limitant ainsi les prélèvements d’eau des cours d’eau sans ré-intégration directe.

Le renouvellement, voire l’augmentation du parc nucléaire ne doit pas se faire pour produire et consommer toujours davantage mais doit être proposée comme une alternative quand la nécessité d’un usage doit passer d’une énergie fossile à l’énergie électrique ou quand une centrale doit être fermée et remplacée.

Des énergies renouvelables (EnR)

Une base de production telle que proposée ci-dessus nous permettra de continuer à innover sans craintes sur les EnR. Le premier défi sera de minimiser la consommation en métaux rares et moins rares et en béton. Le deuxième défi sera de rationaliser l’utilisation et la modification des espaces pour accueillir cette production (barrages, champs éoliens). Le troisième défi va concerner la capacité de stockage. Pour ce dernier défi, le Parti Pirate préconise de d’accentuer les efforts de la recherche de cette branche en favorisant des technologies comme le power2gas qui ont un bilan carbone nulle de ce cadre d’utilisation.

Cette position sera réévaluée à la lumière de l’évolution future (coût, impact environnemental, etc) des technologies de production et de stockage d’énergie.

De la mobilité

Du véhicule personnel

De grandes économies d’énergie peuvent être réalisées en révisant nos politiques en terme de mobilité. Environ 40 millions de véhicules légers circulent aujourd’hui sur le territoire français. Les produire demande beaucoup de ressources, les faire rouler aussi.

Si tout le parc des véhicules légers passait au tout électrique, sans changer l’usage que nous en faisons, mettant ainsi fin à l’une des plus grosses consommations d’énergie fossile en France, c’est l’équivalent d’une cinquantaine de réacteurs nucléaires type EPR qui serait nécessaire pour que tous les véhicules puissent se recharger en même temps sans parler de la problématique du stockage dans autant de véhicules.

Le Parti Pirate propose de changer les paradigmes sociétaux de réussite sociale à travers les achats non nécessaires de véhicules excessivement énergivores et propose, par le biais d’expérimentations dans un premier temps, la mise à disposition par les collectivités, surtout en zone rurale, de véhicules autonomes partagés.

Des transports en communs

Le Parti Pirate souhaite prioriser le renouvellement et le développement des transports en commun dans les grands espaces urbains.

De l’accès aux métropoles et grandes villes

Le Parti Pirate propose que, sauf nécessité à justifier aux autorités compétentes, les grands centres urbains voient leur accès interdit aux véhicules personnels en échange d’un circuit en transport en commun renforcé et gratuit. Le désengorgement ne se fait pas par la création de nouvelles voies mais par l’augmentation du nombre de personnes dans un même véhicule d’une part et par la valorisation de l’usage d’alternatives légères telles que le vélo d’autre part.

La sécurisation des utilisateurs des alternatives légères est une priorité. Le changement ne peut se produire que si les utilisateurs se sentent en sécurité, cela doit se traduire par des équipements routiers adéquats avec une séparation nette et franche des différents usages ainsi qu’une verbalisation systématique des conduites et stationnements dangereux.

Il devient donc évident que non seulement décarboner l’électricité en France n’est pas une priorité mais que l’économie et le changement d’usage doivent être mis en avant, ce qui implique une rationalisation des moyens et donc la mise en avant des communs que sont l’accès à l’énergie et la mobilité.


#14

Notez que cette proposition que vient de déposer @Farlistener est plus complète que la proposition d’origine mais me parait encore incomplète.
Je serai cependant plus encline à voter pour le texte amendé ainsi que pour le texte d’origine.


#15

Bjour,
pour moi on s’approche mais il y a encore ces points à améliorer avec le nucléaire:
on reste sur l’existant on l’adapte dans la mesure des techniques maitrisées pour le faire durer mais pas plus, arrêtons de jeter des milliards par la fenêtre (enfin les poches des multinationales)
Tiens ça viens d’être publié encore 1.2 milliards de plus:
EPR
Et surtout on sort les dès tiroirs les contrats pour savoir qui est fautif, le donneur d’ordre ou l’exécutant des défauts, pour arrêter de faire payer le contribuable.


#16

@gna on a compris que tu voulais retourner à l’age de pierre, c’est pas la peine de le dire tous les deux messages… Je pense qu’on a tous compris que tes sources peu fiables valide ton jugement, mais là ça ne fera rien avancer du tout.


#17

Bjour,

Tu te répète, avec des arguments éculés :smile:
Mais comme sauf miracle je ne serais plus là en 2050, je souhaite qu’il reste des grottes pour ceux qui seront encore en vies, si on continue a dire que seul le nucléaire peu stopper le réchauffement climatique parce que c’est déjà trop tard.

Quand aux sources j’essaye d’être pragmatique dans leurs choix le dernier liens c’etait le figaro !
Il n’y a plus “vert” comme publication…


#18

@gna j’aimerais être d’accord avec toi, j’aimerais que les arguments que tu avances soient sourcés et fiables, malheureusement je ne peux que me résoudre à suivre l’avis général, aujourd’hui nous ne pouvons pas faire autrement. Alors dans la proposition que nous faisons nous mettons l’accent sur les changements de pratiques, notre transition doit passer par la diminution de la consommation mais elle ne se fera pas sans l’aide du nucléaire et crois moi je suis la première à le regretter.

J’ai lu tes arguments, mais aucun ne tient réellement la route si nous n’avons pas le moyen de stocker l’énergie produite, le coût dont tu parles est lié à la main-d’œuvre mais pas au développement de l’EPR à proprement parlé, et même si l’EPR coûte cher, les travaux sont bien trop avancés pour en arrêter la construction.

Ça me coûte beaucoup de l’admettre, parce que moi aussi je suis opposée au nucléaire, mais combien de particules fines sont aujourd’hui rejetées dans l’air à cause des voitures ? Combien de matières fossiles sont-elles consommées aujourd’hui ?

Toi, tu le dis toi même, tu ne vivras plus dans 50 ans, moi peut-être que si, et je n’ai pas envie de vivre dans une grotte parce que l’air sera devenu irrespirable à cause de la combustion dont on aura abusé pour produire l’électricité que le nucléaire ne pourra plus nous fournir sans production de carbone parce que des personnes telles que toi auront tout fait pour en empêcher l’usage.

La centrale de Landivisiau, tu connais ? C’est une centrale gaz qui est ouverte depuis peu, elle va produire des rejets de carbone, elle va vraiment polluer, et pourquoi ? Parce qu’on a fermé Fessenheim ? Parce que vous, les plus âgés, préférez mourir dans un monde sans nucléaire quitte à ce que nous mourrions tous d’un cancer ?

C’est trop tard, il y a du nucléaire en France, c’était il y a 40 ans qu’il fallait se bouger maintenant c’est trop tard. La planète se réchauffe à cause des émissions de carbone. Tu veux qu’on en produise encore plus ? C’est ça ?
Ou tu veux qu’on soit tous privés d’électricité ?

Moi je fais le pari de réduire la consommation, et je fais le pari de miser sur les transports collectifs et doux pour réduire drastiquement les gaz à effet de serre. Je ne veux pas faire le pari du nucléaire, mais j’y suis contrainte parce que les générations avant moi n’ont pas su dire non quand il était encore temps…


#19

Je vais remettre deux petits calculs qui montrent le même résultat.

Hypothèse:

  • on passe au tout électrique pour les véhicules légers des particuliers.

Calcul 1

Données :

  • 40.000.000 de véhicules légers appartenant à des particuliers en France
  • Une recharge type c’est du 2kW pendant 10h
  • Un réacteur EPR c’est 1.5GW

Résultat :

  • S’il faut recharger tous les véhicules en mêmes temps c’est : 2.000W x 40.000.000 : 80.000.000.000W : 80GW équivalent à 53 réacteurs qui tournent à plein régime
  • Si on arrive à étaler la recharge dans le temps on peut avoir deux tranches de 10h, et donc diviser par deux le besoin en puissance, ça fait juste 26 réacteurs

Calcul 2

Données :

  • La consommation pour faire rouler les véhicules légers en 2018 a été de 36.684.000t de pétrole
  • La production d’électricité de ~550TWh soit 550.000.000.000kWh
  • 1t de pétrole est équivalent à 11 630kWh
  • Le nucléaire compte pour 80% dans la production d’électricité

Résultat :

  • L’équivalent en kWh de la consommation en pétrole est de : 426.634.920.000kWh à comparer à 440.000.000kWh de la production d’électricité de source nucléaire

Si on veut passer au tout électrique pour ne plus faire rouler des voiture émettrice de CO2, c’est juste un doublement du parc nucléaire qu’il faut.

C’est un calcul fait de deux façons différentes, et ici on ne parle QUE des véhicules légers. On ne parle pas des utilitaires, du parc de véhicules d’entreprise, de chauffage, de la construction des bâtiments.

L’électricité c’est le QUART de la consommation énergétique.
Et pour ceux qui parle de power2gas, ok, faut pas oublier qu’il faut le power pour faire le gas. Le power ici c’est de l’électricité.

Prochain calcul, les empreintes au sol entre solaire, éolien et nucléaire. Notre ami Gérard :hamster: va faire la tête quand il va voir la différence.


#20

Je me permets de proposer, dans le point “De la mobilité”, que nous parlions également de la décentralisation, si cela vous parait aussi pertinent qu’à moi.

Proposition : dans “De la mobilité”, ajouter le point suivant :

De la décentralisation :

Les exigences de déplacement, en particulier dans les grands centres urbains, sont une source majeure d’émission de GES, aggravée par les bouchons qu’elles provoquent.

À ce titre, le Parti Pirate propose que les entreprises s’installant dans des villes d’une taille inférieure à 20 000 habitants bénéficient d’une exonération de la taxe foncière des entreprises, dans le but d’inciter les entreprises à s’éloigner des centres urbains, par définition d’accès coûteux en termes environnementaux.

En outre, le Parti Pirate propose un allégement des charges patronales [à définir : quelles charges ? Dans quelles proportions ?] sur les fiches de paie des salariés, proportionnel au temps passé par ledit salarié en télétravail.